Les choses se corsent pour Moussa Bocar Thiam. La commission d’instruction de la Haute Cour de Justice vient d’émettre un mandat d’arrêt à son encontre. Ce mandat d’arrêt fait suite à un mandat de comparution suivi d’un mandat d’amener qui n’ont pu être exécutés.
La commission d’instruction de la Haute Cour de justice a toujours dans son viseur Moussa Bocar Thiam. Ainsi, las d’attendre, ils ont décerné un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ancien ministre des Télécommunications et du Numérique sous Macky Sall. Une mauvaise nouvelle pour l’ancien ministre qui a désormais la justice à ses trousses. En fait, ce mandat d’arrêt fait suite à un premier mandat de comparution lancé par le juge Abdoulaye Bâ. Ledit mandat ne pouvant être exécuté du fait que Moussa Bocar Thiam était hors du territoire sénégalais. Ainsi, un second mandat a été lancé correspondant au mandat d’amener. Moussa Bocar Thiam, par le biais de ces avocats, avait fait savoir, par une lettre, au président de la commission d’instruction de la Haut Cour qu’il y a une situation de tension au Qatar, qui fait que les vols ont été bloqués et qu’il était dans l’impossibilité de prendre l’avion pour revenir à Dakar. Il avait assuré qu’il viendrait dès que la situation se serait décantée. Seulement, depuis lors, l’ancien ministre n’a pas fait signe de vie. Ainsi, les magistrats instructeurs ont décidé d’agir. D’où le mandat d’arrêt international lancé contre lui.
Pour rappel, Moussa Bocar Thiam est poursuivi dans le cadre de l’affaire du Parc des Technologies Numériques au Sénégal. Les poursuites portent sur 1.476.482.766 francs, précisément. Les faits concernent la concession d’exploitation du Parc des Technologies Numériques du Sénégal (Senegal Connect Park), attribuée, en mars 2024, à la société Ewans Assets pour une durée de 20 ans. L’ancien ministre est poursuivi pour des faits d’association de malfaiteurs, détournement deniers publics et blanchiment de capitaux. Des faits qu’il réfute. Dans le cadre de ses investigations la commission d’instruction a entendu des témoins, notamment, l’ancienne Directrice de l’administration générale de l’Equipement (Dage) du ministère des Télécommunications et du Numériques ainsi que le directeur du Parc des Technologies Numériques.
Alassane DRAME












