Après leur défaite inaugurale face à la France, les Lions de la Téranga font face à un défi capital contre la Norvège pour maintenir leurs chances de qualification en 16es de finale de la Coupe du monde. En conférence de presse d'avant-match, le sélectionneur national Pape Thiaw livre une analyse lucide de la situation, aborde la gestion du cas Erling Haaland, détaille la préparation tactique de son staff et rappelle les ambitions du Sénégal en tant que champion d'Afrique en titre.
Des rumeurs évoquent des dysfonctionnements en interne et des tensions autour de votre contrat. Qu'en est-il réellement ?
Oui, c’est vrai, il y a eu des dysfonctionnements. Mais on est là, le staff, les joueurs et la Fédération. On est focus sur le terrain et sur le match de demain. Je pense que c’est le plus important. Mon contrat ? C’est réglé. Ça a pris trop de temps. Mais je dois éclaircir que ça n’a jamais été un problème d’argent, mais plutôt une question de principe et de respect. En tant que Sénégalais, le patriotisme est au-dessus de tout. Une fois je porte ce survêtement (il touche le badge de la Fédération sénégalaise de football), j’oublie tout ce qui est contrat. Mais il y a des choses qui doivent se faire. Ça a été fait tardivement. Après, ce sont des choses qui restent en interne. Le contrat est confidentiel. Si les contours de mon contrat doivent être dévoilés, ce ne sera pas moi qui le ferai. Le plus important, c’est mon peuple. On a un match important et on est focus sur ça.
Comment se passe la préparation de ce match contre la Norvège ?
C’est un match qui s’annonce difficile, mais on s’est bien préparé. On a bien supervisé la Norvège pour voir leurs points forts et leurs points faibles. C’est un match important, une finale pour nous, car on sait qu’un résultat négatif peut nous priver d’une qualification. La Norvège est une très bonne équipe, très forte offensivement et athlétiquement. Mais on s’est préparé à ce défi pour aller chercher cette victoire.
Quel est l'enjeu réel de cette rencontre pour vous ?
On savait qu’on était dans un groupe difficile. Tous les matchs sont des finales. On s’est loupé sur la première, contre la France, mais il nous reste deux jokers. Maintenant on n’a plus droit à l’erreur. Tout le monde est apte et a envie de mouiller le maillot et faire plaisir à notre peuple. Les joueurs sont prêts. L’équipe est prête.
Avez-vous toujours les mêmes ambitions malgré la défaite contre la France ?
On sait qu’on a trébuché lors du premier match. On n’a plus droit à l’erreur. Il faut aller chercher des points pour pouvoir prétendre se qualifier pour les 16es de finale. Ça va passer par ce match contre la Norvège, qui sera très difficile, comme lors du match précédent contre la France. On a bien revu ce match. On a vu nos erreurs et on a envie de les corriger. Maintenant, on est déterminés pour le match de demain, avec l’envie de faire plaisir à notre peuple et continuer la compétition.
Quel est votre plan pour arrêter Erling Haaland ?
On n’a pas besoin de le présenter. C’est un grand attaquant, mais il n’y aura pas de plan anti-Haaland. Il y aura un plan anti-Norvège. On a des défenseurs de très haut niveau, qui ont joué des compétitions de très haut niveau et qui ont dû se confronter à des attaquants de ce calibre. L’objectif est d’aller chercher ces points. Mais quand on est en face d’un joueur comme Erling Haaland, qui est très efficace, c’est sûr qu’il faudra faire attention à lui. Mais le plus important reste la Norvège.
Avez-vous fait déplacer un technicien pour superviser la Norvège contre l’Irak ?
Il n’y en a pas eu mais on a suivi le match en plan large. C’est aussi important. Et je pense que rien n’échappe quand on a des analystes vidéo pertinents pour décortiquer l’équipe de la Norvège. Avoir quelqu’un dans le stade est une autre vision, il n’y en a pas eu sur le match de la Norvège contre l’Irak. Mais on a bien travaillé. On a détecté leurs points faibles et leurs points forts.
Le Sénégal concède beaucoup de buts en Coupe du monde, comment l'expliquez-vous ?
Oui, on a encaissé beaucoup de buts sur nos derniers matchs à la Coupe du monde. C’est le haut niveau. Ce sont des matchs qui se jouent sur des détails. Donc il faut faire attention à ces détails. Quand on fait un match sans encaisser de but, il y a plus de chances de le gagner, surtout si on concrétise les occasions.
Ce match contre la Norvège est-il décisif pour la suite ?
Je ne dirais pas que ce match est décisif. C’est sûr que c’est un match très important. On n’a pas le droit de perdre. Les joueurs le savent mieux que quiconque. On est déterminés. On voulait gagner le premier match mais ça n’a pas été le cas. Il faut maintenant aller chercher des points contre une belle équipe, la Norvège, qui a des arguments. C’est une équipe qui montre des choses vraiment flatteuses, surtout sur le plan offensif. Mais on est préparés pour aller chercher cette équipe et les trois points.
Le fait d’avoir gagné la Can représente-t-il une pression supplémentaire sur vos épaules ?
Notre objectif reste d’aller le plus loin possible. Je l’ai toujours dit et je l’assume encore. Il nous reste deux matchs pour se qualifier, pour continuer l’aventure et espérer atteindre notre objectif. On arrive avec le statut de champion d’Afrique. On se doit de représenter l’Afrique et notre pays dignement. On n’a pas été champions d’Afrique par hasard. On le mérite. On connaît nos qualités et on les a montrées tout au long de la Can. Maintenant, c’est la Coupe du monde. C’est un tournoi très difficile. C’est la crème des crèmes. C’est une compétition qui se joue sur des détails. On l’a vu contre la France. Maintenant il faut gommer ces détails et rendre meilleures les bonnes choses qu’on a faites.













