Hier, a pris fin la mesure de placement sous bracelet électronique de Badara Gadiaga. Cela constitue une nouvelle étape pour le chroniqueur qui tient tout de même à rester fidèle à ses principes. « Encore plus déterminé à défendre sans compromis ni compromission la démocratie et la liberté », a-t-il intitulé le texte à travers lequel il remercie ses sympathisants.
Il aura fait trois jours de garde à vue, cinq mois de détention à la maison d’arrêt de Rebeuss et cinq mois et vingt-quatre jours sous bracelet électronique, avec une interdiction de sortie entre 21 heures et 6 heures du matin. Cette page de sa vie se referme, mais la lutte ne s’arrête pas pour le chroniqueur de l’émission « jakarlo bi ». « Comme je l’ai toujours affirmé, il n’existe aucune alternative à la justice. Celle-ci demeure le fondement de l’Etat de droit et la garantie des libertés de chacun. Mais, il est tout aussi vrai que le système judiciaire sénégalais a besoin de réformes profondes afin d’être plus juste, plus équilibré, plus indépendant et davantage respectueux des droits et libertés fondamentaux », soutient Badara Gadiaga avant de poursuivre : « cette épreuve m’a conforté dans une conviction essentielle exprimée par Nelson Mandela : ‘’Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres’’ ». Loin de terminer, il renchérit : « je rappelle simplement que toutes les autorités politiques impliquées dans mon arrestation n’occupent aujourd’hui plus les fonctions qui étaient les leurs à l’époque ». Pour lui, cela constitue une « leçon d’humilité pour chacun d’entre nous ». « Les positions de pouvoir sont passagères, et la véritable puissance n’appartient qu’à Allah (…) » sermonne-t-il. Tenant néanmoins à maintenir le cap, le chroniqueur de poursuivre : « cette page se tourne, mais les principes qui m’animent restent les mêmes : la vérité, l’engagement au service de notre nation, plus déterminé à défendre sans compromis ni compromission la démocratie et la liberté d’expression ».
Auparavant, le chroniqueur de l’émission « jakarlo bi » a tenu à remercier tous ses proches, ses partisans, ses avocats etc.
Alassane DRAME












