Libre de tout mouvement, sans surveillance électronique, Badara Gadiaga l’est depuis hier. Le Doyen des juges d’instruction a mis fin à la mesure de placement sous bracelet électronique ordonnée il y a quelques mois avec interdiction de sortie de son domicile le soir jusqu’au petit matin. Le magistrat instructeur a fait droit à la demande de ses avocats.
Depuis hier, Badara Gadiaga ne porte plus de bracelet électronique et se voit libre de vaquer à ses occupations quand bon lui semble et à toute heure, sans avoir la surveillance des gardes pénitentiaires. En effet, suite à la demande de mainlevée du bracelet électronique formulée par ses avocats et déposée sur la table du Doyen des juges d’instruction, ce dernier a fait droit à leur demande en rendant une ordonnance favorable. Badara Gadiaga est désormais libre comme l’air après avoir porté le bracelet pendant plus de 5 mois. Cette mesure de surveillance électronique était assortie, rappelons-le, d’une interdiction de sortie de son domicile entre 21 heures et 6 heures du matin. Auparavant, il avait été gardé à vue, pendant trois jours avant de passer 5 mois en détention à la Maison d’arrêt de Rebeuss.
Les déboires judiciaires de Badara Gadiaga remontent à environ un an, à la suite propos qu’il aurait tenus à l’endroit de l’ancien Premier ministre. Il sera arrêté et placé sous mandat de dépôt pour offense à une autorité ayant les prérogatives du chef de l’Etat. Après plusieurs mois en prison, la Chambre d’accusation, en dépit de l’opposition du parquet général, va lui accorder la liberté provisoire assortie d’une surveillance électronique. Cette décision sera assortie de certaines mesures notamment l’interdiction de sortie de son domicile avec des horaires bien précises. Ce qui avait suscité l’ire de ses proches qui soupçonnaient une volonté des autorités judiciaires de l’empêcher de participer à l’émission « jakarlo bi ». Le Doyen des juges a, aujourd’hui, lâché du lest.
Alassane DRAME











