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RGPH-5 DE L’ANSD : Tout sur le recensement de la population sénégalaise!




 
 
Il ressort du rapport détaillé du 5e recensement général de la population et de l’Habitat que la population du Sénégal s’élève à 18 126 390 habitants ; une population jeune dont la tranche d’âge 15-64 ans représente 57,1% de la population. Les étrangers sont au nombre de 207 791 dont 40,3% de guinéens. Le rapport livre également des informations détaillés sur l’alphabétisation, l’éducation, la formation professionnelle, les caractéristiques économiques, la fécondité, la mortalité, l’agriculture, etc.
 
 
L'Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a procédé hier à la publication des résultats détaillés du rapport provisoire du cinquième recensement général de la population et de l’Habitat (Rgph-5). Un rapport qui fournit les principaux résultats dans 11 thématiques allant de l’alphabétisation, l’éducation et la formation professionnelle à la situation sociodémographique, économique et sociale des femmes en passant par l’agriculture, la migration, l’habitat et les conditions de vie des ménages, etc. S’agissant de la rubrique état et structure, urbanisation et caractéristiques socioculturelles de la population, le Rgph-5 a dénombré au Sénégal une population résidente de 18.126.390 habitants composée de 16.866.049 résidents présents et 1.260.341 résidents absents. Dans cette population, l'effectif des hommes représente 9.178.895 individus (50,6%) et celui des femmes correspond à 8.947.496 personnes (49,4%). Le rapport de masculinité met en évidence une légère supériorité numérique des hommes par rapport aux femmes, qui se traduit par un effectif relatif de 102,6 hommes pour 100 femmes.
 
La tranche d’âge 15-64 ans représente 57,1% de la population
 
La structure par âge met en exergue la jeunesse de la population du Sénégal. Les moins de 15 ans représentent 39,1% de la population, la tranche d'âge 15-64 ans, 57,1% et les 65 ans et plus font seulement 3,8%. Le ratio de dépendance démographique se situe à 75,2%, il est plus élevé en milieu rural (92,7%) qu'en zone urbaine (63,0%). L'âge moyen s'établit à 23,6 ans pour l'ensemble de la population. Il est de 23,1 ans chez les hommes et 24,1 ans pour les femmes. Par contre, l'âge médian de la population est de 19,0 ans au niveau national, 21,0 ans en milieu urbain et 16,6 ans en milieu rural. Les courbes du rapport de masculinité font ressortir indépendamment du milieu de résidence, un effectif d'hommes plus élevé entre les tranches d'âge 0-19 ans, 40-44 ans et 65-69 ans. En revanche, à partir de 20-24 ans, il est observé, quel que soit le milieu de résidence, moins d'hommes que de femmes.
 
La densité dans la région de Dakar est de 7478 habitants au km2 contre 15 habitants au km2 à Kédougou
 
Le taux d'accroissement annuel moyen intercensitaire est de 2,9% entre 2013 et 2023. Il est resté constant par rapport à la période 2002-2013. Par contre, la population s'inscrit dans une dynamique croissante marquée par une répartition géographique inégale entre les régions. En effet, la densité moyenne nationale est de 92 habitants au km² avec d'importantes variations d'une région à l'autre. A l'échelle régionale, la densité varie de 15 habitants au km² dans la région Kédougou à 7478 habitants au km² pour la région de Dakar. La population résidente en milieu urbain (9.922.399, soit 54,7%) est plus nombreuse que celle du milieu rural (8.203.991, soit 45.3%). Le taux d'urbanisation a connu une croissance régulière passant de 34,0% en 1976, 39,0% en 1988, 40,2% en 2002, 45,2% en 2013 et 54,7% en 2023. Les caractéristiques socioculturelles de la population sont diversifiées, avec des traits dominants, comme l'utilisation des langues nationales par 97,6% de la population âgée de 3 ans et plus. Au niveau national 53,5% utilisent le wolof comme première langue, 26,2% le pulaar, 9,6% le sereer et 2.9% le joola.
 
Les Guinéens représentent 40,3% des étrangers qui vivent au Sénégal
 
La présence des étrangers au Sénégal est une réalité remarquable, avec une population de 207.791 étrangers, soit 1,1% de la population résidente. Les étrangers vivant au Sénégal sont pour l'essentiel des ressortissants d'un pays de l'Afrique de l'Ouest, du Centre, du Nord et d'Afrique australe. Cependant, les citoyens des pays d'Afrique de l'Ouest, notamment les ressortissants des pays voisins du Sénégal comme les Guinéens (40,3%), les Maliens (14,9%), les Bissau-Guinéens (4,4%), les Gambiens (3,0%), et les Mauritaniens (2,1%), sont plus nombreux. Par ailleurs, la présence des ressortissants de pays d'Europe (4,0%), d'Asie, (2,3%) d'Amérique (1,0%) et d'Océanie (0,1%) représentent (7,4%). Les personnes n'ayant pas déclaré leur nationalité font 5,1%.
 
 
 
 
 
ALPHABETISATION, EDUCATION ET FORMATION PROFESSIONNELLE
La région de Kaolack compte le meilleur taux d’alphabétisation avec 70,1
 
 
En 2023, la proportion de la population âgée de 10 ans ou plus, alphabétisée au moins dans une langue y compris le français, est évaluée à 62,9%, avec 66,9% pour les hommes contre 59,0% pour les femmes. Le niveau d'alphabétisation est marqué par des disparités régionales. En effet, la région de Kaolack (70,1%) affiche le meilleur taux d'alphabétisation, suivie des régions de Ziguinchor (69,5%) et Dakar (68,3%). Par ailleurs, il est noté que seules les régions de Sédhiou, Louga, Kaolack, Diourbel et Kaffrine ont un taux d'alphabétisation en langues nationales et arabe supérieur à 30,0%. Au sein des individus âgés de 6 ans ou plus, 59,6% sont alphabétisés avec 62,6% en milieu rural et 55,6 en milieu urbain.
 
4.441.533 d’apprenants au Sénégal
 
S'agissant du niveau de scolarisation, il ressort des résultats du 5e Recensement général de la Population et de l'Habitat (Rgph-5) que le Sénégal compte 4.441.533 apprenants répartis ainsi qu'il suit : 242.463 (5,5%) sont scolarisés en arabe ou sont à l'école coranique, 266.649 (6,0%) au préscolaire, 1.955.671 (44,0%) au primaire, 767.940 (17,0%) au moyen, 377.942 (8,5%) au secondaire et 223.197 (5,0%) au supérieur. Au niveau national le taux brut de scolarisation (Tbs) est de 18,2% pour le préscolaire, 81,0% pour le primaire, 50,6% pour le moyen et 30,3% pour le cycle secondaire. Les filles sont plus scolarisées que les garçons quel que soit le cycle. Le taux brut de scolarisation est plus élevé en milieu urbain qu'en milieu rural, quel que soit le cycle d'études. Le taux net de scolarisation suit les mêmes ordres de grandeur que le Tbs selon le sexe et le milieu de résidence. L'analyse de l'intensité de la scolarisation selon la région montre que la région de Ziguinchor enregistre les taux de scolarisation les plus élevés, quel que soit le cycle.
 
20,9% la population en âge de scolarisation et n’ayant jamais fréquenté l’école
 
Par ailleurs, la proportion de la population sénégalaise en âge de scolarisation obligatoire (6-16 ans), n'ayant jamais fréquenté l'école est de 20,9%. Ce niveau de non scolarisation est plus important en milieu rural (28,7%) qu'en milieu urbain (12,9%) et surtout chez les femmes quel que soit le milieu de résidence. Un peu moins de la moitié (49,1%) de la population résidente âgée de 3 ans et plus n'a aucun niveau d'instruction. Plus d'un (1) Sénégalais sur cinq (5), (26,5%) a un niveau d'instruction primaire et 4,2% ont atteint le supérieur. Les résultats du recensement révèlent que 91,0% des résidents âgés d'au moins 6 ans n'ont suivi aucune formation professionnelle. En revanche, 6,4% ont suivi une formation formelle, contre 2,6% pour la formation informelle. Par ailleurs, la proportion de la population formée est constituée de 58,6% d'hommes et 41,4% de femmes. Quel que soit le type de formation professionnelle, les hommes prédominent les femmes, avec respectivement 54,9% contre 45,1% pour le formel et 67.8% contre 32,2% pour le non formel.
 
 
 
 
 
FECONDITE ET NATALITE
La fécondité en baisse passe de 5,1 enfants en 2013 à 4,2 enfants en 2023
 
 
 
Globalement, les résultats du Rgph-5 révèlent une baisse de la fécondité au Sénégal. En effet, le nombre moyen d'enfants par femme (âgée de 15 à 49 ans révolus) en fin de vie féconde, est passé de 5,1 lors du recensement (Rgphae) de 2013 à actuellement 4,2 enfants par femme avec ce Rgph-5. La même tendance baissière est observée selon le milieu de résidence, avec des niveaux de fécondité toujours beaucoup plus élevés en milieu rural (6.2 enfants en 2013 à 5,4 enfants en 2023) qu'en milieu urbain (4,1 enfants à 3,5 en 2023). Les régions ayant un niveau d'urbanisation élevé telles que Dakar (2,8 enfants par femme), Ziguinchor (4,0 enfants par femme), Thiès (4,1 enfants par femme) et Saint-Louis (4,2 enfants par femme) se distinguent par des niveaux faibles de fécondité. En revanche, la fécondité reste relativement élevée (avec un nombre moyen d'enfants par femme au-dessus de la moyenne nationale) dans les autres régions, notamment dans celle de Sédhiou (6 enfants par femme), Kaffrine (5,8 enfants par femme) et Matam (5,3 enfants par femme). Ces résultats mettent également en évidence la présence de groupes de femmes à risque de fécondité. Le niveau de fécondité des adolescentes (10 à 19 ans) est d'environ vingt-sept naissances pour mille femmes (26,6%). Environ une femme sur quatre (24,6%) parmi celles ayant déclaré avoir eu une naissance au cours des douze (12) derniers mois précédant le recensement accouche pour la première fois. Parmi les multipares (femmes de 30-39 ans) ayant déjà eu au moins six (6) enfants), 8 sur 100 ont accouché au cours des 12 derniers mois.
 
 
 
Plus de 2 femmes en âge de procréer sur 5 (44%) n'ont pas encore connu de naissance vivante
 
L'infécondité initiale, mesurée par la proportion des femmes en âge de procréer (15-49 ans) sans enfants nés vivants, révèle qu'au Sénégal, plus de 2 femmes en âge de procréer sur 5 (44%) n'ont pas encore connu de naissance vivante au moment du recensement. Ce phénomène apparaît plus en milieu urbain (48,6%) qu'en milieu rural (37,4%). Les régions fortement urbanisées, à savoir Dakar (51,7%), Thiès (46,4%), Ziguinchor (44,1%) et Diourbel (43,0%) ont les prévalences d'infécondité initiale les plus élevées. En ce qui concerne l'infécondité totale, qui exprime la proportion des femmes en fin de vie féconde (50 ans et plus) et qui n'ont pas d'enfants nés vivants, les résultats montrent que ce phénomène reste faible (seulement 8,2% des femmes sénégalaises sont concernées), indépendamment du milieu de résidence. Au niveau régional, ce phénomène apparaît plus dans les régions de Dakar (10,0%) et Ziguinchor (8,7%).
 
6,2% de la population n’ont pas d’acte de naissance
 
Par ailleurs, les résultats révèlent également que 6,2% de la population sénégalaise déclare ne possédaient aucun acte de naissance (ni bulletin de naissance, ni jugement supplétif) et que cette population se concentre plus dans les régions de Tambacounda (12,4%), Louga (11,0%), Matam (10,3%), Diourbel (9,6%), Kaffrine (8.2%), Kolda (8,2%) et Sédhiou (8,0%). Cette situation touche principalement les analphabètes (5,9%) et les personnes n'ayant aucun niveau d'instruction (8,5%) et celles qui vivent en milieu rural (9,5%). De plus, les résultats révèlent également que 8.5% des enfants âgés de 0 à 1 an n'ont pas été déclarés à l'état civil, ce qui signifie qu'ils ne possèdent encore aucun acte de naissance.
 
 
 
 
 
MORTALITÉ
La mortalité maternelle reste à un niveau élevé avec 213 décès pour 100.000 naissances vivantes
 
 
 
 
 
L'étude du niveau de mortalité générale indique un taux brut de 5,6% à l'échelle nationale. Ce taux est plus élevé en milieu rural (6,0%) qu'en milieu urbain (5,2%). La mortalité infantile est évaluée à 30,5% avec une légère surmortalité masculine (31,8% contre 29,1%). De façon globale, au Sénégal, sur 1000 enfants nés vivants, 48 n'atteignent pas leur premier anniversaire et 66 décèdent avant leur cinquième anniversaire. Dans l'ensemble, la mortalité maternelle reste toujours à un niveau élevé au Sénégal, malgré la dynamique de baisse observée depuis plusieurs années. Le rapport de mortalité maternelle est de 213 décès pour 100.000 naissances vivantes. Il est de 220 décès en milieu urbain contre 207 décès en milieu rural pour 100.000 naissances vivantes. Au niveau régional, ce ratio est plus élevé dans la région de Kédougou avec 340 décès pour 100.000 naissances vivantes. Par contre, il est plus faible dans la région de Fatick avec 138 décès pour 100.000 naissances vivantes. Les décès maternels touchent plus les femmes âgées de 45-49 ans avec 374 décès pour 100.000 naissances vivantes. Le taux mortalité maternelle est évalué à 26 décès maternels pour 100.000 femmes de 15-49 ans. Il est plus élevé en milieu rural (33) qu'en milieu urbain (21). Au niveau régional, il est plus élevé dans la région de Kédougou avec 59 décès maternels pour 100.000 femmes de 15-49 ans. Toutefois, il est plus faible les régions de Thiès et de Dakar avec respectivement 16 et 17 décès maternels pour 100.000 femmes de 15-49 ans.
 
L’espérance de vie au niveau national est de 68,9 ans
 
Les résultats de l'analyse de la mortalité montrent une espérance de vie à la naissance de 68,9 ans au niveau national. Elle est plus élevée chez les filles que chez les garçons (70,0 ans contre 67,7 ans). Par ailleurs, quel que soit le milieu de résidence, l'espérance de vie à la naissance des filles est supérieure à celle des garçons, notamment en milieu urbain avec 71,4 ans contre 68,8 ans. La même situation est observée dans le milieu rural avec 68,5 ans pour les filles contre 66,6 ans pour les garçons. Au niveau régional, l'espérance de vie à la naissance est plus élevée à Dakar (72,0 ans) et à Thiès (71,3 ans). En revanche, elle est relativement moins élevée dans les régions de Sédhiou (62,9 ans), Kolda (62,7 ans), Ziguinchor (62,8 ans) et Kédougou (63,8 ans), avec des niveaux inférieurs à la valeur nationale (68,9 ans). Il ressort des résultats du Rgph-5 une non déclaration des décès, constituée de 16,2% de cas de décès dont la déclaration est inconnue (ne sait pas) et 38,1% de décès non déclarés à l'état civil. La différence est nette entre les milieux urbain et rural, avec respectivement 18,9% et 57,1% des décès non déclarés à l'état civil. Les décès masculins (47,4%) sont mieux déclarés que ceux féminins (43.7%). A l'échelle régionale, les non déclarations sont plus fréquentes dans les régions de Kolda (64,4%), Sédhiou (62,9%), Kaffrine (59,0%) et Matam (56,1%).
 
 
 
 
 
 
 
ETAT MATRIMONIALES ET NUPTIALITE
Les hommes célibataires représentent 54,1% contre 37,1% pour les femmes célibataires
 
 
 
Les réalités socioculturelles et religieuses qui subsistent au Sénégal, font que le mariage constitue la principale forme d'union. Un peu plus de la moitié (54,8%) des femmes résidentes âgées de 12 ans et plus sont mariées, contre 44,6% pour les hommes. En outre, la proportion de célibataires est plus importante chez les hommes (54,1%) que chez les femmes (37,1%). Le modèle de nuptialité sénégalais est caractérisé par une entrée en union plus précoce chez les femmes que chez les hommes. L'âge moyen au premier mariage est plus élevé chez ces derniers (30 ans) que chez les femmes (23 ans). Par ailleurs, la proportion de mariés augmente avec l'âge et atteint son maximum vers 40 ans, âge auquel environ 80,0% de la population est mariée. Par contre, la tendance s'inverse lorsqu'il s'agit des célibataires chez qui les proportions les plus élevées sont observées dans les tranches d'âge les plus jeunes (moins de 20 ans).
 
Le célibat définitif touche 4,3% des plus de 50 ans, 35,2% des mariés sont polygames
 
Le célibat définitif est légèrement en hausse. En effet, la proportion de célibataires définitifs, parmi les individus âgés de 50 ans et plus, s'établit à 4,3% en 2023 contre 3,3% au recensement de 2013. Ce phénomène semble être plus récurrent en milieu urbain (5,0%) qu'en milieu rural (3,3%). Il touche plus les régions les plus urbanisées (Dakar Ziguinchor, Thiès, Kaolack et Saint Louis). Les polygames représentent 35,2% de la population mariée. La proportion des femmes mariées en union polygamique (47,4%) est le double de celle des hommes ayant le même statut matrimonial (20,2%). La pratique de la polygamie est plus prononcée en milieu rural (39,4%) qu'en milieu urbain (32,2%), soit sept (07) points de pourcentages d'écart. Elle est plus fréquente chez les personnes ayant un âge avancé (à partir de 50 ans). En outre, la plupart des hommes polygames ont en moyenne deux (2) épouses. De plus, les femmes en union polygamique qui occupent le premier rang de mariage, représentent 31,2% contre 13,7% pour celles de rang 2.
 
8,4% de rupture d’union dont 6% de veuvage
 
Au moment du recensement, 8,4% de la population résidente âgée de 12 ans et plus sont touchées par les ruptures d'union. Le veuvage constitue la forme de rupture d'union la plus répandue (6,0%). La proportion de femmes en rupture d'union (12,4%) dépasse largement celle des hommes (2,7%), quelle que soit sa forme. La déclaration des mariages à l'état civil demeure faible au Sénégal. En effet, un peu plus de la moitié des mariages (52,1%) ne sont toujours pas déclarés. Cette non-déclaration touche plus les régions de Kolda (72,1%), Sédhiou (69,0%) et Kaffrine (66,8%). Cependant, elle diminue au fur et à mesure que le niveau d'instruction de la femme mariée augmente (57,5% chez les femmes sans niveau d'instruction, contre 15% chez celles de niveau supérieur).
 
 
 
 
 
HABITAT ET CONDITIONS DE VIE DES MENAGES
Au Sénégal 67,4% sont propriétaires de leur logement, les locataires représentent 20,2% des ménages
 
 
 
 
 
Le type de logement le plus fréquent au Sénégal est la maison basse, avec 62,8% des ménages concernés. Il en est de même aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural, avec respectivement 59,1% et 69,0% des ménages qui en disposent. Concernant l'indice de peuplement du logement, 33,2% des ménages vivent avec deux personnes en moyenne par pièce à usage d'habitation. C'est l'indice de peuplement du logement le plus répandu à l'échelle nationale. Au Sénégal, un peu plus de deux tiers des ménages (67,4%) sont propriétaires de leur logement. Les locataires représentent 20,2% des ménages du pays, tandis que 5,1% des ménages sont copropriétaires et 3,1% sont colocataires. Parmi les ménages propriétaires de leur logement, les propriétaires et les copropriétaires avec titre représentent respectivement 79,0% et 5,7%. Le mode d'acquisition du logement le plus répandu dans le pays est l'auto-construction. En effet, il concerne 61,8% des ménages. Les ménages qui ont hérité de leur logement représentent 27,5%. Près de huit ménages sur dix (77,6%) ont choisi le ciment comme matériau de construction des murs de leur bâtiment principal. La nature du toit du bâtiment principal est dominée par le béton choisi par 44,6% des ménages, alors que le carrelage est privilégié par 48,3% des ménages qui l'ont choisi pour le revêtement du sol du bâtiment principal. Au niveau national, 74,4% des ménages utilisent l'électricité comme mode d'éclairage. Le gaz reste le principal combustible utilisé par la plupart des ménages (45,2%) pour la cuisson, tandis que le robinet dans le logement constitue la principale source d'approvisionnement en eau de boisson pour près de la moitié des ménages (49.5%). Enfin, le principal type d'aisance le plus utilisé par les ménages (44,8%) est la chasse avec fosse. Le partage des toilettes concerne 29,3% des ménages du pays. La rue ou la nature est choisie par 41,6% des ménages comme principal mode d'évacuation des eaux usées, alors que le principal mode d'évacuation des ordures ménagères demeure le camion de ramassage (40,3%).
 CARACTERISTIQUES DES MENAGES 
 
 Un ménage sur quatre (24,5%) dirigé par une femme
 
 
Les résultats du Rgph-5 montrent que sur les 2 059 855 ménages que compte le Sénégal, 2 045 436 sont des ménages ordinaires, soit 99,3%, le reste étant des ménages collectifs. Ils abritent 17 683 038 résidents (97,5%) dont près d'un ménage sur quatre (24,5%) est dirigé par une femme. Cependant, parmi les femmes chefs de ménages, 78,1% résident en milieu urbain. La taille moyenne des ménages ordinaires est de 9 individus. Elle varie selon le milieu de résidence avec 8 individus par ménage en milieu urbain contre 11 individus par ménage en milieu rural. Les ménages ordinaires les plus peuplés se trouvent dans la région de Sédhiou, avec une taille moyenne de 12 individus. Les ménages dirigés par un chef âgé d'au moins 50 ans ont des effectifs plus élevés. En effet, la taille moyenne de ces ménages dépasse la moyenne de 9 individus (moyenne national). Les ménages qui enregistrent les nombres d'individus les plus élevés sont ceux dirigés par un chef de ménage homme en situation de polygamie. La population des ménages collectifs est de 431 473, répartie dans 14 419 ménages. Plus de la moitié des ménages collectifs sont des daaras traditionnels (59,3%), dont 56,4% résident en milieu rural. Les résultats du Rgph-5 montrent des disparités dans la structure des ménages au Sénégal. Les ménages de type élargi sont la forme de ménage la plus répandue, ils concernent (6) ménages sur (10). Ce type de ménage, plus répandu en milieu rural (72,5%), est majoritairement dirigé par un homme (74,7%). La forme de ménage nucléaire vient en deuxième position avec 17,8% des ménages ordinaires.
 
 
 
 
SITUATION SOCIODEMOGRAPHIQUE ECONOMIQUE ET SOCIAL DES FEMMES 
 
 
Diourbel, la seule région où les femmes sont plus nombreuses que les hommes 
 
 
Le pourcentage de femmes dans la population a tourné autour de 50% selon les recensements, atteignant 51,4% en 1988, puis diminuant pour s'établir å 49,4% en 2023. Les hommes sont majoritaires jusqu'à l'âge de 20 ans, tandis que les femmes prédominent dans les groupes d'âge avancés, avec des ratios de masculinité nettement plus faibles chez les personnes âgées de 90 ans et plus. Les régions de Kédougou (117 hommes pour 100 femmes), Ziguinchor (107 hommes pour 100 femmes) et Matam (106 hommes pour 100 femmes) présentent les ratios de masculinité les plus élevés, tandis que Diourbel (98 hommes pour 100 femmes), reste la seule région où les femmes demeurent plus nombreuses que les hommes. L'analyse des données sur la scolarisation révèle une plus forte scolarisation des filles au préscolaire, avec un indice de parité en leur faveur (111 filles pour 100 garçons). Cette tendance se maintient au primaire, avec un indice de parité de 101 en faveur des filles au niveau national, bien que légèrement moins marquée en milieu urbain. Au cycle moyen, les femmes dominent également les hommes, avec un indice de parité de 115,3%, plus prononcé en milieu urbain. Au secondaire, les indices de parité en faveur des filles se maintiennent, avec environ 116 filles pour 100 garçons au niveau national, et des taux de scolarisation plus élevés pour les filles, notamment en milieu urbain. En général, les écarts entre les taux brut et net soulignent la présence d'élèves n'appartenant pas à la tranche d'âge requise, surtout au primaire et au moyen. Au Sénégal, la population est majoritairement non instruite (55,1%), avec une proportion plus élevée en milieu rural (68,9%) qu'en milieu urbain (45,3%). Dans la population féminine, 57,0% sont sans instruction contre 53,0% pour les hommes, soit un indice de parité de 108 femmes. pour 100 hommes au niveau national. De plus, parmi les personnes instruites au niveau national, les indices de parités sont plus favorables aux hommes, quel que soit le niveau d'étude atteint. Cette situation est observée, quel que soit le milieu de résidence. Par ailleurs, le taux d'alphabétisation en langues nationales est légèrement plus élevé chez les femmes (23,3%) que chez les hommes (21.8%).
 
 
 
 
MIGRATIONS
 
 
166 561 individus ont quitté le Sénégal ces 5 dernières années avec la France comme principale destination avec 34 434 entrées 
 
 
Les migrants internes durée de vie sont au nombre de 2 174 615. La migration interne il y'a 5 ans concerne 2 842 402 individus tandis que celle interne récente (1 an) enregistre 900 388 personnes. En effet, les soldes migratoires interrégionaux affichent pour les régions déficitaires (où les sorties sont supérieures aux entrées) les résultats suivants: pour la migration interne durée de vie, la région de Louga affiche le solde négatif le plus élevé (-169 502). Concernant la migration interne il y'a 5 ans et celle interne il y'à 1 an, cette même région a les soldes négatifs les plus importants (respectivement -39 137 et -44 864). Les immigrants internationaux durée de vie représentent 297 386 individus tandis que les immigrants internationaux il y'a 5 ans et les immigrants internationaux récents sont respectivement évalués à 56 401 et 18 866 individus. En outre, les immigrants internationaux durée de vie de nationalité sénégalaise sont au nombre de 134 437 individus contre 134 456 pour ceux de nationalité Ouest Africaine. Par ailleurs, l'émigration au cours de ces 5 dernières années concerne 166 561 individus. Les principaux pays de destination sont la France (34 434), l'Italie (25 442), l'Espagne (24 823), le Maroc (13 375) et la Mauritanie (11 601). Il est à noter que les principaux motifs de déplacement demeurent le travail (71,9%), l'étude/apprentissage (12,9%) et, dans une moindre mesure, les raisons familiales (5,9%). Enfin, les soldes migratoires internationales pour les 5 dernières années et pour les 12 derniers mois sont négatifs et s'établissent respectivement à 110 160 et -42 654; laissant ainsi apparaitre des sorties plus importantes que d'entrées sur le territoire national.
 
Moussa CISS
 
 
 
 
 

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