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LE CRI DE COLÈRE DES ACQUÉREURS DE LA CITÉ CDC BAMBILOR : «Rendez-nous nos maisons !»



LE CRI DE COLÈRE DES ACQUÉREURS DE LA CITÉ CDC BAMBILOR : «Rendez-nous nos maisons !»

 
 
Ils ont payé. Ils ont attendu. Ils ont espéré. Aujourd’hui, ils dénoncent «un mensonge d’État». Les acquéreurs de la Cité Cdc Bambilor interpellent la Caisse des dépôts et consignation et son Directeur général, Fadilou Keïta. Pour ces pères, ces mères, ces membres de la diaspora, c’est un rêve de toute une vie qui se transforme en cauchemar.
 
Ils s’étaient tus pendant des années. Par dignité, par prudence, par espoir aussi. Aujourd’hui, ils décident de parler. De s’insurger. Et de dénoncer une injustice qu’ils jugent insupportable.
Les acquéreurs des villas de la Cité Cdc Bambilor, regroupés en collectif, sortent de leur silence pour exiger, disent-ils, ce qui leur revient de droit, : leurs maisons. Pas des promesses. Pas d’excuses. Pas des discours apaisants. Des livraisons concrètes, après des années d’attente, de sacrifices financiers colossaux et de désillusions à répétition. «Ce projet, c’était notre rêve. Aujourd’hui, c’est devenu notre cauchemar. » Le ton est donné. Et la colère est palpable à travers un communiqué rendu public.
À l’origine, le projet portait de belles ambitions, souligne le texte parcouru. Selon eux, «un partenariat entre la société Physalis (en charge de la commercialisation), SRT (en charge des travaux), et la Caisse des dépôts et consignation (Cdc), censé offrir des logements décents et modernes à des Sénégalais de la classe moyenne». Mais les années ont passé, «les malfaçons se sont multipliées, les retards se sont accumulés… et les villas ne sont toujours pas livrées. Certaines sont à l’abandon, d’autres inachevées ou même inhabitées malgré les paiements déjà finalisés» dénoncent les contestataires. «Certains d’entre nous ont tout payé, jusqu’à 65 millions de francs Cfa et n’ont toujours pas vu la couleur de leur maison», dénonce un membre du collectif. D’autres, faute de livraison ou de garanties, ont suspendu leurs paiements, ce qui leur vaut désormais d’être accusés à tort d’être en défaut de paiement.
Des familles entières vivent un double fardeau, souffle le communiqué. «Elles doivent payer des loyers, tout en remboursant des crédits contractés pour ces maisons fantômes. Nous ne parlons pas ici d’investissement spéculatif. Il s’agit de notre toit. De nos enfants. De notre dignité», martèle une mère de famille membre du collectif.
 
Fadilou Keïta dans le viseur
 
La tension est montée d’un cran à la suite des déclarations du Directeur général de la Cdc, Fadilou Keïta, dans l’émission «Débat de fond» sur la 2sTV, le mercredi 6 août dernier. Celui-ci a affirmé que «le collectif aurait été rassuré après une rencontre avec la direction de Cdc Habitat, filiale de la Caisse». Prenant la balle au rebond, le collectif tient à démentir formellement ces propos. «Nous ne sommes ni rassurés, ni satisfaits. Rien de concret ne nous a été proposé», affirment-ils. Et d’ajouter : «depuis notre rencontre avec Cdc Habitat, aucun acte n’a été posé, aucune date de livraison annoncée, aucun échéancier de remboursement fourni pour ceux qui veulent se retirer». Malheureusement, c’est un silence glacial, institutionnel, qui leur est opposé.
 
 
 
Une diaspora lésée, un projet de retour brisé
 
Parmi les membres du collectif, de nombreux Sénégalais de la diaspora. Pour eux, «ce projet représentait un retour au pays dans la dignité, l’espoir de se réinstaller après des années de vie à l’étranger». Mais aujourd’hui, ces espoirs sont réduits à néant. «Ils ont investi à distance, en confiance, avec la certitude que la Cdc garantissait la fiabilité du projet. Ils se retrouvent floués, piégés, humiliés», regrettent ces émigrés.
 
«Nous ne demandons pas la charité, mais justice»
 
La détermination des acquéreurs est désormais totale. «Nous avons été patients. Trop patients. Notre confiance a été trahie», clament-ils. Mais ils refusent de céder à la résignation. C’est pourquoi le collectif demande «la livraison immédiate des villas dont les paiements sont achevés ; un calendrier clair pour l’achèvement des villas inachevées ; le remboursement sans délai des clients qui souhaitent se retirer ; une médiation sérieuse sous la supervision d’une autorité indépendante». En somme, le collectif présente : «ce que nous réclamons n’est pas un privilège. C’est un droit, le droit à un logement acquis honnêtement. Le droit au respect. Le droit à la vérité», note le texte.
 
 
 
Une affaire qui interpelle l’État
 
La Caisse des dépôts et consignation est un organisme public. Ainsi, dénoncent-ils : «elle ne peut pas se cacher derrière ses partenaires privés. Le scandale de la Cité Cdc Bambilor dépasse désormais le cadre contractuel. Il pose une question de gouvernance, de redevabilité et de respect des engagements publics». «Nous ne lâcherons rien. Notre détermination est intacte. Et nous irons jusqu’au bout. Pour nos familles. Pour notre dignité», conclut le collectif.
 
Baye Modou SARR
 
 
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