Est-il besoin de gloser à suffisance sur les soutiens locaux à la candidature de Niangal au poste de secrétaire général des Nations-Unies ? Bien qu’ils s’enchainent sur le thème du nationalisme et du patriotisme, le seul qui compterait (pour des nèfles ?) serait bien celui de Serigne Ngoundou. Or, ce dernier, s’étant débiné lors du dernier sommet de l’UA, a envoyé au charbon Koromack, avant que son conseiller spécial ne dise hors de question un soutien présidentiel à la candidature de Niangal. Cerise sur le gâteau du déni, le chef de la diplomatie sunugaalienne relève que Bujumbura n’a pas associé Ndakaaru à son initiative. Tout cela restant une sauce interafricaine, la position primordiale des membres du Conseil de sécurité questionne. Adouberont-ils un candidat africain et musulman, dans ce contexte de redistribution des cartes à l’échelle planétaire et de tensions géopolitiques fortes au Proche-Orient ? Difficile de le croire, même si la neutralité du Sunugaalien, plus panafricaniste que prosélyte, ainsi que son profil très apprécié peuvent militer en sa faveur. La position officielle de Ndakaaru sur le sujet, attendue au bouclage des candidatures, selon le chef de la diplomatie, va-t-elle être un requiem ou élogieuse ? Attendons de voir.
Waa Ji












