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ENTRE LES LONGUES HEURES D'ATTENTE POUR LES VISITES, LA LIVRAISON DE REPAS AU QUOTIDIEN, LA DIFFICULTÉ DE TROUVER LA DÉPENSE... : Le calvaire des parents et proches de détenus de Rebeuss



ENTRE LES LONGUES HEURES D'ATTENTE POUR LES VISITES, LA LIVRAISON DE REPAS AU QUOTIDIEN, LA DIFFICULTÉ DE TROUVER LA DÉPENSE... : Le calvaire des parents et proches de détenus de Rebeuss

 
 
 
À la Maison d'arrêt et de correction de Rebeuss, ils sont nombreux à venir rendre visite ou apporter les repas à des membres de leurs familles, détenus pour divers chefs d'inculpation. "Les Echos" est allé à la rencontre de ces parents qui peinent à trouver la dépense quotidienne et sont aussi confrontés aux difficultés liées à la livraison des repas à l'intérieur et aussi à la longue attente dehors avant de voir leurs proches lors des visites. Ils racontent le calvaire qu'ils vivent au quotidien. Reportage.
 
 
 
Dans ce populeux quartier de Rebeuss, se trouve aussi la Maison d'arrêt et de correction éponyme. Une prison où des centaines de personnes sont incarcérées pour diverses infractions. Raison pour laquelle bon nombre de parents y viennent pour rendre visite à leurs proches détenus ou leur apporter les repas et d'autres affaires. Hormis la porte principale de cette prison qui mène vers la corniche, il y en a une autre qui se trouve derrière et par laquelle les visiteurs passent quotidiennement. Vu le décor qui s'offre à nos yeux, on croirait que c'est un marché et non une prison, à cause du commerce tout autour et du monde fou qu'il y a. Sur les étals des marchands, presque toutes sortes d'aliments y sont exposés. Des bananes, des pommes, du lait, en poudre comme concentré, du sucre, du café, des biscuits etc. Et la seule chose qui nous indique qu'il s'agit d'un lieu de détention, c'est le tableau d'affichage sur la porte et les agents de l'administration pénitentiaire qui gravitent aux alentours.
 
Amadou Sow : «j’amène à manger à mon frère une fois par semaine aprce que…»
 
À l'entrée, ce ne sont pas seulement les vendeurs que l'on trouve sur place. Il y a aussi les parents des détenus qui ne cessent d'arriver par groupes pour des visites ou pour apporter à manger. Ce rituel observé chaque jour par ces derniers est parsemé de difficultés. Courir derrière la dépense quotidienne, les longues heures d'attente pour les visites, tel est le calvaire qu'ils vivent au quotidien. Trouvé dehors à côté du portail d'entrée, Amadou Sow, la trentaine révolue, comme tous les dimanches, quitte Rufisque pour apporter le repas à son frère. De taille élancée, ce jeune homme frêle, habillé en jean assorti d'un tee-shirt blanc, le teint noir, nous explique que c'est la longue distance entre sa ville et la prison qui lui pose problème. "Pour rendre les choses plus simples, on lui dépose une forte somme d'argent qu'il utilise pour acheter de quoi manger et faire d'autres dépenses. Les rares fois où on lui emmène à manger, c'est les dimanches. C'est ce jour que nous lui apportons aussi ses habits. C'est à cause du déficit de bras qu'on ne peut pas lui apporter à manger chaque jour. En plus de ça, le trafic est très difficile à cause des embouteillages. Il y a aussi les contraintes liées à la longue distance et au temps imparti pour le dépôt du repas entre les mains de l'administration pénitentiaire. Quand tu arrives en retard, tu risques de rentrer avec ton bol", lance-t-il un peu contrarié. Cet homme qui gesticule et qui fréquente la prison depuis 1 an se remémore : " je me souviens qu'il y avait une dame qui apportait le repas à son mari emprisonné. Mais ce jour-là, elle n'a pas pu le faire à cause de la longue distance puisqu'elle a quitté Tivaouane. Arrivée en retard, elle est répartie avec son bol".
 
 
«C'est pénible au début, mais on finit par s’y habituer»
 
 
À quelques pas d'Amadou Sow, se trouve Aminata Mané. D’allure imposante, elle a aussi livré les rudes épreuves auxquelles elle doit faire face à chaque visite. "Je me suis réveillée vers 6h du matin pour me préparer. J'ai quitté mon quartier de Ouakam depuis 8h pour arriver à la prison à 9h. J'ai fait plus de 2h dans la salle d'attente avant que je ne puisse aller à la rencontre de mon parent au parloir. C'est une situation très difficile. Je ne peux pas m'empêcher de pleurer lors de nos discussions. C'est pénible au début, mais on finit par s'y habituer", a-t-elle expliqué en larmes.
 
Longue file pour accéder à l’intérieur
 
 
Juste à côté de nos interlocuteurs, une demoiselle de teint clair aux formes généreuses, a plus de chance. Se trouvant dans la file de ceux qui déposent leurs permis de visite auprès des agents de l'administration pénitentiaire, Sokhna Ndiaye, venue pour voir son grand-frère, dit n'avoir pas fourni trop d'efforts pour arriver puisqu'elle est du quartier de Rebeuss. Avec ses lèvres pulpeuses, cette fille qui arrange sa longue perruque de cheveux naturels un peu dénouée déplore quand-même les longues heures d'attente dehors. "Là, je n'en peux plus de rester debout dans la file. Je suis là depuis plus d'une heure rien que pour accéder dans la salle d'attente. C'est trop compliqué. Ils devraient revoir leur manière de faire pour nous faciliter l'accès aux lieux", a-t-elle lancé. Sur les raisons de l'incarcération de son frère, la mine abattue, elle explique qu'il est en détention depuis décembre 2022 pour des faits de trafic de drogue. Après la file où sont récupérés les permis de visite dehors, à quelques pas, il y a la salle d'attente où les visiteurs sont accueillis.
 
 
Les complaintes de D. Sow dont le mari est emrpisonné
 
 
L'intérieur de la salle est noir de monde. Si certaines personnes sont assises ou couchées à même le sol, d'autres ont eu la chance d'avoir de la place sur les quelques bancs qui se trouvent sur les lieux, mais la majorité reste debout. Tous attendaient à tour de rôle d'être appelés pour rejoindre le parloir afin d'échanger avec leurs proches. La ventilation installée tout autour n'a pas empêché de ressentir cette forte chaleur mélangée à l'odeur quelque peu puante qui se dégage de la salle. Faisant partie de celles qui ont pris place par terre, Diary Sow confie qu'elle a passé des heures à attendre son tour, alors qu'elle a quitté la cité Comico de Yeumbeul pour une visite à Rebeuss. Cette dame à la forte corpulence, habillée en rouge, s'est plainte du temps qu'elle est restée dans la salle d'attente, avant de pouvoir rencontrer son époux qui est en détention provisoire. "Ce n'est pas facile quand on a un parent emprisonné. Les visites sont interminables. Pour le cas de mon mari, son père vient lui rendre visite. Mais avec sa vieillesse, c'est compliqué puisqu'on peut rester là pendant 1h voire 2h avant qu'on nous appelle", a confié D. Sow qui jette des regards tout autour comme si elle cherchait quelque chose. Cette mère de famille, d’une voix cassée, poursuit ses explications. "Parfois, pour lui apporter à manger, c'est très difficile. Ce sont les garçons de la maison qui me suppléent dans cette tâche. Si je dois faire la livraison du repas à la maison d'arrêt, je cuisine la veille au soir. Si c'est du riz accompagné avec de la sauce, je prépare la sauce la veille et le lendemain, avant l'heure de m'y rendre, je fais le "niankatang’’. Il peut aussi parfois arriver que je fasse le marché le même jour et prépare le repas tôt avant d'aller à la prison".
 
Enregisrement des plats : un autre parcours du combattant
 
 
 Juste à côté de la porte d’accès à la salle d'attente avant de regagner les parloirs, se trouve un grand espace où les agents de l'administration pénitentiaire reçoivent les plats : déjeuner, dîner, petits déjeuner et d'autres colis. À peine entrée, une foule immense s'est formée. Il s'agit d'autres parents venus déposer les repas pour le déjeuner. Ils attendaient tous que les agents chargés de la collecte enregistrent les bols. En face d'eux, 5 agents détiennent des registres où ils enregistrent le nombre de plats que la prison reçoit. Yeux rivés sur ces grands registres, Ils s'affairent à remplir minutieusement les informations concernant les détenus qui doivent recevoir les plats. C'est entre les mains de ces agents de l'administration pénitentiaire que les parents laissent aussi l'argent qui leur est destiné.
Pour que le repas soit enregistré par les agents, le bol doit s'accompagner d'un petit bout de carton où est mentionné le nom et le numéro de la chambre du détenu. Cette condition est remplie par la mère de famille, Dieynaba Ba. Se trouvant dans ce compartiment de la prison avec ses deux enfants mineurs, cette femme, dont le mari est incarcéré, est venue déposer le repas. L’air perdu, elle précise qu'elle elle n'a personne à qui laisser sa progéniture lorsqu'elle vient pour rendre visite à son époux ou lui apporter à manger, alors qu'elle quitte Keur Massar. Non seulement, elle arrive à peine à attraper le diable par la queue, mais elle doit aussi se lever à l'aube pour faire certains travaux avant de venir à la maison d'arrêt pour les jours de visites. "Je me lève à 6h du matin pour m'affairer à préparer le repas. Parfois on court derrière la dépense quotidienne alors que je dois lui apporter le repas chaque jour", a affirmé cette maman qui peine difficilement à parler.
 
 
Mamadou Sow, la ‘’solution’’
 
 
Mamadou Sow est tenancier d'une petite boutique à côté de la maison d'arrêt. Ce quadragénaire vend divers articles, dont les coupures de petits cartons sur lesquels le nom du prisonnier et le numéro de sa chambre sont mentionnés et qu'on attache sur le bol du repas. Il le vend à 100 F Cfa. Mais le travail de Mamadou Sow ne se limite pas seulement à cela, car il fait aussi de la livraison de nourriture pour les parents qui peinent à effectuer le déplacement jusqu'à la prison. Ceci, en contrepartie d'une rémunération. "Certains me sollicitent pour la livraison quotidienne de plats dans la prison. Comme ma sœur est une restauratrice, je suggère aux parents dont les proches détenus voudraient se faire livrer à l'intérieur d'acheter les repas auprès d'elle. Je n'accepte pas de livrer dans la prison des repas qui viennent de l'extérieur. Cela constitue un risque parce qu'on peut y cacher de la drogue", a-t-il indiqué sourire aux lèvres, tout en disant : "sunuma compalé tuuti rek ma yobu lek bi ci biir" (si on me paie, je fais parvenir le repas à l’intérieur).
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
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