Réponse du berger à la bergère. Ousmane Sonko n’a pas retenu ses coups contre le Président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement. Comme pour répondre aux menaces du Premier ministre Al Aminou Lo et les attaques des pro-Diomaye, Ousmane Sonko s’est voulu clair : aucune menace ne fera plier l’Assemblée nationale. Le président de l’Assemblée nationale rappelle que les députés sont seuls maîtres de leur vote et que le pouvoir exécutif ne saurait dicter sa volonté au législatif.
Sur un ton est ferme, Ousmane Sonko a ouvert hier la séance plénière relative à l’examen de la Lfr pour faire savoir à qui voulait l’entendre qu’en tant que deuxième institution du pays, l’Assemblée nationale jouera son rôle en toute responsabilité, rappelant les prérogatives constitutionnelles de l’institution parlementaire. Dans un contexte marqué par des tensions autour de la Lfr, il a dénoncé les pressions exercées contre les députés et affiché sa détermination à préserver leur liberté de décision. «Cette Assemblée votera en toute sérénité, en toute lucidité. Et personne, rien ni personne n’y pourra rien», a-t-il martelé, dans une déclaration qui sonne comme une mise en garde adressée à ceux qui tenteraient d’influencer le choix des parlementaires.
Le président de l’institution a également dénoncé les menaces et les invectives dont l’Assemblée nationale aurait été la cible ces derniers jours. Pour lui, le débat budgétaire ne saurait se tenir sous la pression, encore moins sous la dictée d’un autre pouvoir.
«…le pouvoir exécutif ne peut se substituer aux députés»
Au-delà de la défense de l’institution, le discours porte une dimension politique évidente. «Si dans ce pays, il se trouve des gens qui pensent que la terre tourne autour d’un seul pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, ils se trompent», a-t-il lancé.
Ousmane Sonko assure que, quelle que soit l’importance des enjeux politiques ou budgétaires, le pouvoir exécutif ne peut se substituer aux députés dans l’exercice de leur mandat. «S’ils jugent pertinent, au nom de l’intérêt suprême du Sénégal, de l’adopter, ils l’adopteront. S’ils jugent pertinent de la rejeter, ils la rejetteront», a-t-il déclaré.
Nd. Kh. D. F













