Le Pays de Marianne a brûlé samedi. Limoges en cendres, Marseille et Lyon attaquées, 1800 interpellations. Paname crie au "chaos". Ndakaaru se tait. Bizarre. Et ce silence est assourdissant pour ceux qui se souviennent de 2021-2024, quand Paname commentait heure par heure la crise sunugaalienne, au nom des droits de l'homme. Faut-il rendre la monnaie ? Non. Le Sunugaal nouveau a fait de la non-ingérence un principe. S’asseoir dessus aujourd'hui serait incohérent. Mais la non-ingérence, ce n'est point l'indifférence. D’autant que le Pays de Marianne abrite au minimum 150.000 Sunugaaliens. Des étudiants, des travailleurs sans-papiers, qui ont défilé samedi pour la vie chère – leur vie chère. Leur sécurité est une affaire sunugaalienne. Ce qui doit obliger nos autorités à sortir de leur mutisme. Paname avait parlé trop fort sur Ndakaaru. Ndakaaru aurait tort de ne pas parler du tout sur Paname. Une phrase pourrait suffire : "Le Sunugaal suit avec préoccupation les événements chez Marianne, appelle à garantir la sécurité de tous les résidents dont ses ressortissants, et réaffirme son attachement à la liberté de manifester pacifiquement". Ce n'est pas de l'ingérence. C'est de la protection consulaire. C'est aussi rappeler que si le pays des Gaulois a des intérêts économiques à préserver au Sénégal, le Sénégal a des vies à préserver en Gaule.
Waa Ji












