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DÉMISSION DU GROUPE YEWWI, RELATION AVEC SES EX ALLIÉS, GROUPE PARLEMENTAIRE POUR TAXAWU… :Abba Mbaye livre sa part de vérité



DÉMISSION DU GROUPE YEWWI, RELATION AVEC SES EX ALLIÉS, GROUPE PARLEMENTAIRE POUR TAXAWU… :Abba Mbaye livre sa part de vérité

 
 
Il est le référent des députés de Taxawu Sénégal et avec la rupture définitive avec Yewwi Askan Wi, son rôle de coordinateur s’accentue davantage. Babacar Abba Mbaye est revenu dans cet entretien sur son ressentiment par rapport à tout ce qui s’est passé ces derniers mois. D’abord entre Khalifa Sall et les leaders de Yewwi Askan Wi, mais aussi entre lui ainsi que ses camarades de Taxawu et le reste des députés de Yewwi. Selon le jeune député saint-louisien, toute cette histoire est une leçon de vie. Pour lui, quels que soient le contexte ou la configuration, une personne doit respecter ses convictions. 
 
 
Les Échos :  Que peut-on retenir de Babacar Abba Mbaye ?
 
Abba Mbaye : Babacar Abba Mbaye est un député de la XIVe législature, membre de Taxawu Sénégal, avec comme leader Khalifa Sall. Il faut préciser que Taxawu n’est pas un parti politique, mais une plateforme composée de gens qui partagent les mêmes convictions. Une plateforme qui a ses points forts et points faibles et qu’on essaie de parfaire. J’ai milité au Parti socialiste dès mon jeune âge quand j’étais en France, mais c’est en 2010 que mon engagement politique a pris un certain tournant. J’ai tout plaqué à l’étranger pour venir m’engager entièrement auprès de Khalifa Sall.
 
Comment vous vivez la transition : député de Yewwi Askan Wi à député de Taxawu Sénégal tout court ?
 
Difficilement. Il faut le reconnaître, parce que nous tous étions au cœur de la campagne avec Yewwi Askan Wi. Nous avons réussi à soulever les Sénégalais, une vague d’espoir autour d’une volonté de changement et les Sénégalais ont répondu présents. C’était assez émouvant de voir à quel point les Sénégalais ont adhéré à Yewwi. Elles ont accueilli la délégation partout, à toutes les heures, sous la pluie, le soleil. Je me rappelle des gens de Louga qui sont sortis le matin pour bloquer le cortège parce qu’il était impensable pour eux que nous allions directement à Saint-Louis sans y mener une activité. Nous avons vécu des moments extraordinaires. Nous avons été cette première législature avec 80 députés pour l’opposition. Nous avons eu des moments épiques que nous avons menés ensemble. Donc nous avions à cœur de continuer ensemble ; malheureusement, cela ne s’est pas passé comme nous l’avions voulu. C’est indépendant de notre volonté. Aujourd’hui, on reste des députés de Taxawu Sénégal avec un fond de frustration.
 
Qu’est ce qui n’a pas marché, selon vous ?
 
Je tiens d’abord à préciser que le débat sur la formation de plusieurs groupes parlementaires au niveau de Yewwi s’est posé tout au début, quand Wallu a décidé de faire son propre groupe. Nous, cela ne nous aurait pas gênés d’avoir notre groupe pour Taxawu Sénégal, parce qu’on a une identité politique. Taxawu est dirigé par un homme qui a exercé le pouvoir. Khalifa a été ministre, maire de la capitale, donc il a une posture politique différente de celle d’un responsable qui n’a jamais fait le pouvoir. La vérité, c’est qu’une tendance comme Taxawu Sénégal ou Wallu ne peut pas accueillir en son sein un mouvement politique qui dit France Dégage. Aujourd’hui, il y a dans le champ politique une force comme le Pastef, qui est très dynamique, ouverte, progressiste et qui accueille en son sein des mouvements radicaux comme Frapp France Dégage ou un nationaliste à la Tahirou Sarr. Je pense que Pastef aurait dû avoir son groupe parlementaire, exprimer ses convictions, Taxawu Sénégal avec son groupe, comme Wallu l’a fait.
 
 
Pourtant vous êtes dépeints comme les traîtres dans cette histoire…
 
Le fait que Taxawu n’ait pas de groupe alors que cela a été mis sur la table au début est assez illustratif, à mon avis. Il a été question qu’on ait deux voire trois groupes parlementaires autour de Yewwi même. Certains ont suggéré que Taxawu et le Pur forment leur groupe parlementaire, mais les leaders avaient voulu rester ensemble. C’est la preuve que, jamais, nous n’avons été dans l’optique de faire bande à part. Sinon, il y a moins d’un an, nous aurions pu mettre en place notre propre groupe parlementaire et rien de ce qui arrive n’aurait raison d’être. Vous vous rendez compte que l’on nous taxe de traites, nous accusant d’avoir dealé avant. J’aimerais savoir à quel moment nous avons discuté, dealé, parce que si tel était le cas, on aurait pu saisir l’occasion dès le début de l’aventure pour nous protéger. Nous avons fait des choix avec Yewwi que les gens refusent aujourd’hui d’interroger en nous enfermant dans des considérations qui sont inacceptable pour nous. Vous comprenez donc à quel point ce que Taxawu Sénégal est en train de vivre est une injustice.
 
 
Vous pourriez cependant avoir votre propre groupe parlementaire avec la modification de l’article 20 du règlement intérieur…
 
Rappelons d’abord que c’est à cause de conflits autour de personnes qu’on a verrouillé le règlement intérieur de l’Assemblée, interdisant à tout député démissionnaire d’un groupe d’intégrer un autre. D’autres modifications s’en sont suivies avec le nombre de députés requis pour créer un groupe parlementaire. Si, demain, cette Assemblée est dissoute, je pense que le premier chantier de la prochaine législature doit être la modification du règlement intérieur pour qu’on puisse avoir une Assemblée où, s’il y a de gens qui sont assez extrémistes qui pensent que l’opposition c’est insulter les ministres, avoir un discours radical, ils soient libres de le faire sans gêner quiconque.
 
 
Avez-vous pensé à introduire une proposition de loi pour la modification du règlement intérieur ?
 
On cherchait à le faire mais, comme vous le savez, nous ne sommes pas majoritaires. Même quand on était avec Yewwi les propositions de lois étaient systématiquement rejetées. Donc si nous voulons le faire, nous devrions discuter avec tout le monde et vous savez ce qui va en découler. Encore une fois, c’est la preuve absolue que nous n’avons jamais été dans le deal. Parce que si tel était le cas, nous aurions demandé la modification du règlement intérieur de l’Assemblée pour préparer ce coup.
 
 
 
Quels rapports entretenez-vous actuellement avec vos ex-alliés députés de Yewwi ?
 
Des rapports amicaux, je dirais même de fraternité. J’ai beaucoup de respect pour les gens de Pastef, même si nos logiciels politiques sont différents. Nous, nous militons dans des partis politiques où c’est le responsable qui fait tout. Ce qui n’est pas le cas pour eux. Je vais vous faire une révélation : certains députés de Pastef prennent la moitié de leurs revenus pour les reverser à leur parti. Certains cotisent aussi bien pour le mouvement auquel ils appartiennent que pour le parti Patef en tant que tel. Mieux, certains ont pris des permanences du parti dans leurs localités. Il y a aussi ceux qui doivent s’occuper des prisonniers. Ils sont admirables ; je suis ébloui par la sincérité et l’honnêteté de leur engagement. Maintenant, la politique est ce qu’elle est, elle nous impose des choix qu’on est obligé de défendre chacun de son côté, mais cela ne doit pas nous empêcher de cohabiter. C’est pourquoi je n’ai jamais compris la posture de Yewwi vis-à-vis de Khalifa, je l’ai trouvée abjecte, stupide, ingrate ; mais certains ont considéré que c’était ça la politique, qu’il fallait l’humilier, l’insulter, le mettre en mal avec l’opinion. Ousmane Sonko n’a que l’Etat comme adversaire, Khalifa lui devait faire face à l’Etat et aux gens de son parti, parfois des hommes pour qui il a énormément fait. Cela ne l’a pas empêché de subir dignement toutes les atrocités avant de sortir et de continuer dignement sa vie politique, sans haine.
 
 
Il y en a qui pensent que vos rapports heurtés avec Birame Soulèye Diop sont la cause de cette situation…
 
Si c’est le cas, cela ne devrait pas (rire). Quand il était en prison, avec Bara Gaye, on a fait le tour de Dakar pour le libérer. Mais à ma grande surprise, il sort de prison, arrive à la séance et m’accuse de lui faire un enfant dans le dos parce qu’il m’a trouvé dans le bureau du président de l’Assemblée nationale qui m’avait fait appeler à cause de l’intervention de Oumar Cissé demandant une élection inclusive. C’est lui qui a donné le premier coup, mais il ne s’attendait pas à ce que je le lui rende pas. Il m’a provoqué, j’ai répondu, avec beaucoup de retenue d’ailleurs. La vérité, c’est que Birame Soulèye voulait, en premier, me sortir du bureau, moi seul.
 
Comment Taxawu compte aborder la prochaine session avec sa position actuelle ?
 
A cause de la situation inédite de 18 non-inscrits, le règlement intérieur fait que quatre députés de Taxawu ont accepté de n’être membre d’aucune commission. Nous ne votons pas en commission technique, nous n’avons pas de position. Et en plénière, nous allons sur le postulat de base que c’est un budget semestriel. Le vrai budget sera la loi de finances rectificative qui va arriver avec le nouveau président. Je ne pense pas qu’il soit donc impératif de faire prendre une position collective à tous les députés de Taxawu pour ce budget là.
 
 
Ndèye Khady DIOUF
 

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