C'est une confidence qui a surpris plus d'un. En marge de la rencontre nationale avec les exécutifs territoriaux, ce jeudi, au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a levé le voile sur une croyance tenace qui aurait, pendant des années, éloigné les chefs de l'État de Médina Yoro Foulah.
Le chef de l'État a révélé avoir été personnellement mis en garde, à la veille de sa tournée économique dans le département de Kolda, contre un déplacement dans cette localité. Selon cette superstition, tout candidat au pouvoir ou président en exercice qui s'y rendrait perdrait son pouvoir. « On m'a appelé durant la nuit pour me dire : "Monsieur le Président, si vous pouvez éviter d'aller à Médina Yoro Foulah… un candidat au pouvoir, ou quelqu'un qui a déjà le pouvoir, risque de tout perdre s'il s'y rend’’ », annonce le président Diomaye Faye.
Loin de céder à cette croyance, Bassirou Diomaye Faye affirme avoir fait le choix inverse, estimant qu'aucune partie du territoire national ne devait être tenue à l'écart des plus hautes autorités de l'État. Une décision qu'il présente comme un acte fort en faveur de l'égalité entre les territoires et de la territorialisation des politiques publiques.
Le 24 avril dernier, il s'était ainsi rendu à Médina Yoro Foulah pour poser la première pierre du futur centre de santé de la commune, rompant avec une tradition officieuse qui alimentait depuis longtemps les récits politiques autour de cette localité du sud du Sénégal.
Fatou DIOP













