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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP : 168 professeurs exigent la réouverture pour une reprise des cours




 
Des professeurs d’université demandent l’ouverture des universités. En effet, selon eux, ce qui devait être provisoire commence à tirer en longueur. Les alternatives proposées par l’Etat ne sont pas pour eux la solution.
 
168 professeurs ont écrit une note pour exiger la réouverture immédiate des universités. Dans leur lettre, ils reviennent sur les conséquences de la fermeture. «Les conséquences académiques et scientifiques de cette fermeture sont catastrophiques : réduction drastique du quantum horaire, baisse de niveau des étudiant.e.s, diplômé.e.s insuffisamment qualifié.e.s, chevauchement aggravé entre les différentes années universitaires etc.»
Pour eux, la formation en ligne n’est pas une solution. Ils expliquent en effet que toutes les conditions ne sont pas réunies pour que cela puisse être fait convenablement. «Pour tenter d’atténuer les conséquences pédagogiques et scientifiques de cette fermeture, l’autorité et sa majorité mécanique au Conseil académique ont décidé de remplacer l’enseignement en présentiel par un simulacre d’enseignement à distance. Réduit -surtout dans les premiers cycles des grandes facultés - à une simple insertion de supports de cours sur des plateformes virtuelles, l’enseignement à distance, décrété de façon unilatérale et totalement improvisée par l’autorité, est au fond et en la forme très éloigné de ce qu’est réellement ce type d’enseignement», écrivent-ils.
Avant de poursuivre : «le véritable enseignement à distance est qualitativement un cran au-dessus de celui qui est en train de se mettre en place à l’Ucad et qui, faut-il le souligner, est loin d’avoir la qualité d’un très mauvais Mooc. En outre, au-delà de ce problème de fond, la décision de remplacer de façon improvisée un enseignement en présentiel qui présentait certes des limites conjoncturelles dues essentiellement à la massification, au déficit d’infrastructures et de personnel enseignant, par un faux-semblant d’enseignement à distance, n’est pas sans poser de sérieux problèmes logistiques. Non seulement près de la moitié des enseignants de l’Ucad ne disposent pas de bureaux, mais le pays est également insuffisamment électrifié et connecté à Internet. Cette situation a ainsi entravé l’essentiel du travail du Personnel d’enseignement et de recherche (Per) et elle a mis de fait des dizaines de milliers d’étudiants de l’Ucad dans des situations d’impossibilité d’accès au simulacre d’enseignement à distance».
Pour les signataires, la fermeture qui a duré plusieurs mois fait douter des réelles motivations de l’autorité. En effet, pour eux, ce qui était juste provisoire a pris une autre tournure. «Si malgré les images insoutenables d’exil forcé des étudiant.e.s qui avaient été brutalement déguerpi.e.s, mis.e.s à la rue et exposé.e.s à d’énormes difficultés de transport et de nourriture, la communauté s’était résolue - la mort dans l’âme - à accepter la décision de fermeture de l’Ucad présentée à l’époque comme ‘’provisoire’’ par les autorités académiques, c’est qu’elle avait cru en toute bonne foi que les dégâts occasionnés par les émeutes étaient assez importants pour nécessiter une telle mesure et que de toute façon les enseignements en présentiel reprendraient au plus tard en octobre 2023. Mais aujourd’hui, la fermeture prolongée, injustifiée et injustifiable de l’Ucad, ajoutée au précédent de juillet 2022 qui avait vu les autorités académiques prendre brutalement et sans concertation une mesure de même nature, alors qu’aucune tension n’était notée en son sein, amènent à se poser légitimement la question des véritables motivations qui font régulièrement prendre à l’autorité et à sa majorité mécanique au Conseil académique, la décision contraire à toute logique académique et scientifique de vider l’institution de ses apprenants. Faut-il le rappeler, l’université sénégalaise est une institution dont le fonctionnement est fondé sur les principes d’autonomie, de gestion démocratique et de collégialité. Ces règles de fonctionnement, consacrées par les articles 10 et 11 de la loi 94-79 sur les franchises et libertés universitaires et par la Déclaration de 1997 sur la condition du Personnel d’enseignement et de recherche (Per) de l’Unesco, sont régulièrement bafouées par les décisions à forte teneur politicienne de l’autorité de l’Ucad dont cette tendance à maintenir les apprenants hors de leur lieu naturel d’apprentissage».
Et pour toutes ces raisons, les universitaires ont fait plusieurs recommandations. Ils demandent en premier l’ouverture des universités. «Les établissements autonomes à entrer en défiance contre l’unilatéralisme de l’autorité et de sa majorité mécanique au Conseil académique, recouvrent la plénitude de leurs prérogatives pédagogiques et scientifiques et à décider souverainement de la reprise immédiate des cours en présentiel au sein du campus pédagogique de l’Ucad ; Les collègues à reprendre leurs emplois du temps et à se présenter aux heures et jours indiqués dans les salles et amphithéâtres où leurs enseignements sont programmés ; les  étudiants à regagner l’Ucad et à y recevoir en présentiel les enseignements qui leur sont destinés ; la communauté à faire constater toute entrave au travail des Per et à porter éventuellement plainte contre l’autorité et l’Etat du Sénégal».
 
Khadidjatou D. GAYE
 
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