Très effacé devant les médias, Baye Ndiaye se lance comme promoteur de lutte avec sa structure Al Burakh Events. Après un premier succès en 2021 avec le duel Lac de Guiers 2-Boy Niang 2, il revient avec un combat de titan qui opposera Eumeu Sène a Tapha Tine. Baye Ndiaye, plus connu comme accompagnant de Balla Gaye 2, veut suivre les pas de son frère Aziz Ndiaye, ancien promoteur.
L'arène nationale va encore plus vibrer avec l’arrivée de Baye Ndiaye. Celui qui a organisé le combat Boy Niang-Lac de Guiers en 2021, revient avec un titanesque Tapha Tine-Eumeu Sène avec sa structure Al Burakh Events. Le frère d’Aziz Ndiaye en veut mettre plein la vue aux férus de la lutte sénégalaise. Justement, il nous a parlé, dans cet entretien téléphonique qu’il nous a accordé, de son ambition de suivre le même chemin de son ainé au parcours élogieux d'anciens promoteurs de lutte.
« Je prends la relève de Aziz Ndiaye dans l’arène »
C’est en 2020 que Aziz Ndiaye avait mis fin à sa carrière de promoteur de lutte. Mais auparavant, le jeune promoteur avait fini par faire ses preuves dans l'arène en organisant les plus grands combats avec Modou Lo, Balla Gaye, Eumeu Sène…etc. Une idole pour Baye Ndiaye qui marche droit sur le chemin tracé par son grand-frère.
« Effectivement Aziz a quitté l’arène depuis des années. Après je suis resté longtemps sans prendre le relais. C’est en 2021 que j’ai organisé mon premier gala de lutte. Je suis resté encore deux ans sans descendre dans l'arène. C’est en 2023 que j’effectue un retour », nous raconte Baye Ndiaye qui parle aussi de son ambition : « je peux effectivement dire que je prends la relève de Aziz Ndiaye dans l'arène. J’utilise la structure Al Burakh Events et il reste mon mentor ».
Remplacer Aziz dans l'arène, selon Baye Ndiaye, « ne sera pas du tout facile, ça tout le monde le sait », mais « on fera de notre mieux, suivre ses pas et se tracer un chemin dans l'arène », a-t-il avoué.
« Balla Gaye est et restera mon ami, rien à voir avec le fait que je sois promoteur »
Baye Ndiaye fera aussi face au défi de ne plus être accompagnant de Balla Gaye 2. En effet, Baye Ndiaye est resté l’homme de confiance du Lion de Guédiawaye depuis le début de sa carrière de lutteur. Il était avec son frère Aziz Ndiaye en charge de la carrière de l’ancien roi des arènes, mais surtout de son arsenal mystique.
Promoteur et accompagnant de Balla Gaye 2, deux fonctions incompatibles, n’est-ce pas Baye Ndiaye ?
« Il ne faut pas oublier que ce combat sera le second que je vais organiser. J’ai été le promoteur qui a organisé le combat Lac de Guiers-Boy Niang 2. De plus, j'ai grandi aux côtés de mon grand-frère Aziz Ndiaye. On a organisé ensemble plusieurs combats », réplique-t-il en tant que promoteur avant d'enchaîner sur son rôle d’accompagnant : « Balla Gaye est et restera mon ami. Ça n’a rien à voir avec l’organisation d’autres combats ou le fait que je sois promoteur de lutte ».
C’est clair !
« Le projet c’est d’organiser un grand gala de lutte en novembre avec un grand combat Eumeu Sène-Tapha Tine »
Le jeune promoteur s’est aussi prononcé sur son programme pour la prochaine saison. Il est revenu sur le protocole du combat très attendu Tapha Tine-Eumeu Sène.
« Je n’ai pas eu beaucoup de difficultés pour ficeler le combat Eumeu Sène-Tapha Tine. Les démarches se sont faites en une semaine. Les deux lutteurs ont été professionnels et voulaient le combat. Ils ont été tous les deux souples et faciles à convaincre. Quand on est tombé d’accord, on s’est retrouvé devant un avocat pour procéder aux signatures. Le combat se tiendra au mois de novembre 2023 », a déclaré le patron de Al Burakh Events.
Baye Ndiaye a aussi pensé aux jeunes lutteurs et compte organiser un gala pour leur permettre de s’exprimer. « On a aussi ficelé d’autres duels effectivement. On a déjà fini avec les alléchantes affiches Marley et Mbaye Gouy Gui Coly Faye 2 et Thiatou Daouda Fall. En fait le projet c’est d’organiser un grand gala de lutte en novembre. On veut avoir 4 à 6 combats pour cette journée en plus du grand combat qui opposera Eumeu Sène à Tapha Tine », a-t-il conclu.