Dans un contexte où les ménages souhaitent une baisse des prix des denrées de première nécessité, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a rencontré les acteurs du secteur. Et l’une des recommandations fortes issues de cette rencontre a été la mise en place d’une Commission regroupant les dix majeurs importateurs de riz, de sucre et d’huile, pour voir comment trouver les meilleurs moyens de réduire les prix des denrées de consommation courante.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop et le Secrétaire d’État en charge du développement des Pme-Pmi, Ibrahima Thiam, ont rencontré hier les opérateurs économiques et commerçants du Sénégal, pour une réunion de prise de contact qui a permis de recueillir les préoccupations des acteurs et de présenter et la vision et les nouvelles orientations de ce département ministériel. Le ministre et son collègue ont surtout insisté sur la politique envisagée et les leviers sur lesquels l’État compte s’appuyer pour la modernisation du commerce et le développement de l’industrie. À l'image des pays fortement industrialisés, la voie du salut passe nécessairement, de l’avis de Serigne Guèye Diop, par une «endogénéisation» de l’économie. Il s’agit, en d’autres termes, d’accompagner et de protéger les commerçants et industriels sénégalais en vue d’assurer une croissance économique soutenue et durable.
Pour y parvenir, le ministre de l’Industrie et du Commerce dira que l’implication des acteurs du secteur reste indispensable dans un contexte où les ménages sénégalais souhaitent une baisse des prix des denrées de première nécessité comme le riz, l’huile et le sucre, etc. C’est dans cette dynamique que l’une des recommandations fortes issue de cette rencontre a été la mise en place d’une commission regroupant les dix majeurs importateurs de riz, de sucre et d’huile pour voir comment trouver les meilleurs moyens de réduire les prix des denrées de consommation courante. Les acteurs ont aussi préconisé la création d’une structure de financement forte et la promotion du concept « Bay Dundé » à travers les huit pôles de développement économique et les agropoles qui sont des leviers en plus de l’accès à la terre.
Durant cette rencontre, il a été noté entre les acteurs une convergence de vues pour développer l’industrie et le commerce. Ainsi, de leur côté, les commerçants et industriels représentés par le président de l’Unacois Jappo, Idy Thiam, le représentant de l’Association des commerçants et industriels du Sénégal (Acis), Mohamed Fattah Ndiaye et le président de l’Unacois Yessal, Cheikhou Cissé, ont tous salué la démarche inclusive adoptée par le nouveau régime. Ils se disent rassurés par les propos du ministre, qui de prime abord semble très au fait des contraintes et goulots d'étranglement qui plombent le secteur. Des contraintes liées au coût des taxes douanières jugé élevé, à la difficulté d’accès au foncier et au manque de financement approprié pour asseoir des unités commerciales et industrielles pérennes.
M. CISS











