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RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS-CHERCHEURS SÉNÉGALAIS PAR LA GUINÉE : Le professeur Ibrahima Thioub dénonce le « Xar matt » international et appelle le Mesri à sévir



RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS-CHERCHEURS SÉNÉGALAIS PAR LA GUINÉE : Le professeur Ibrahima Thioub dénonce le « Xar matt » international et appelle le Mesri à sévir

 
 
 
Alors que l’affaire du recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais par la Guinée continue de faire débat, une voix autorisée du monde universitaire a pris la parole sur le sujet. Il s’agit du professeur Ibrahima Thioub. Dans un texte publié hier sur les réseaux, l’ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar explique que contrairement aux grandes explications distribuées aux Sénégalais depuis l’éclatement de cette affaire, il ne s’agit ni plus ni moins que du travail au noir (Xar matt).
 
 
Dans une circulaire datant du 31 décembre 2025, le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation demande aux recteurs des universités des explications et, si nécessaire, des sanctions, alors que les autorités sénégalaises s’inquiètent de voir que des enseignants-chercheurs sénégalais sont recrutés par des universités publiques de la Guinée.
Selon le professeur Ibrahima Thioub, ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cette « fuite de cerveaux » qui fait débat chez les universitaires au Sénégal depuis le début de cette année ne s’explique que par un fait : la recherche obsessionnelle du gain de la part d’enseignants sénégalais. Dans un texte publié hier, l’universitaire explique qu’il ne s’agit ni plus ni moins que du travail au noir (Xar matt). «Au Sénégal, on aime compliquer les problèmes avec de grandes théories et de belles phrases. Dans cette affaire de "recrutement" d'enseignants-chercheurs sénégalais par la Guinée, il s'agit simplement et surtout banalement de "Xar Matt" (travail au noir) internationalisé », explique-t-il d’emblée. Et de poursuivre : «les conditions de salaire ou de travail ont très peu à faire dans cette affaire». «Des enseignants titulaires dans le public, bien payés (salaire, prise en charge sanitaire, prime de recherche, voyages d'études et perdiem biannuels, logement ou indemnité compensatrice, pension de retraite substantielle) y conservent leur poste, leurs revenus et avantages et vont travailler au noir dans le privé où ils sont moins bien payés (juste le salaire parfois même payé à l'heure après service fait)», note-t-il encore.
Pour lui, ces pratiques ne sont possibles que parce que le salaire du public est payé quoi qu'il arrive, qu'on fasse cours ou non. Ainsi, dit-il, les adeptes du «Xar matt» cumulent les deux postes. Conséquence : il travaille à minima pour le poste public, enseigne peu et irrégulièrement, oublie la recherche et estime que le service à la communauté n'a rien d'obligatoire. «Ce sont ces pratiques que la Guinée organise aujourd'hui à grande échelle et publiquement… Jusqu'ici cela se faisait au cas par cas. Donc rien de nouveau sous le soleil. Le ministère, soutenu par les enseignants et leurs syndicats, doit prendre une mesure simple : aucun cumul de poste ne sera autorisé ; ceux qui partent en Guinée perdent leur poste au Sénégal. Vous verrez qu'en dehors des vacataires et des retraités personne ne quittera son poste car, les revenus et l'environnement de travail, que procure le poste de titulaire au Sénégal, sont largement supérieurs au salaire que va donner la Guinée», assure-t-il, estimant qu’il en est de même avec le «Xar matt» dans le privé national.
Ainsi invite-t-il le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) à saisir cette "crise" très opportune pour régler définitivement l'usage partagé des ressources humaines entre privé et public au Sénégal. «Quant au gouvernement guinéen, il peut disposer d'enseignants sénégalais en toute régularité, en passant par l'accord récemment signé avec le ministère sénégalais en charge des affaires étrangères», fait-il encore savoir.
En tout état de cause, assure le Pr Thioub, «cette pratique du "Xar matt", qu'elle soit nationale ou internationale, contribue largement à mettre en crise notre système éducatif.»
Thioub de rappeller que lors de la récente grève des étudiants, il avait soutenu, sans être une seule fois contredit, que la bourse n'était pas le vrai problème. «Qu'il fallait s'attaquer à ce phénomène de "Xar matt" pour rendre effectifs et réguliers les enseignements en vue d'une maîtrise du calendrier universitaire, le vrai problème auquel personne ne veut s'attaquer», rappelle l’ancien recteur de l’Ucad.
En définitive assure le Pr Thioub, «tant qu'on ne réglera pas ce problème de la relation public/privé dans l'utilisation des ressources humaines, on fera toutes les réformes qu'on voudra, le système éducatif continuera de végéter dans la médiocrité que cachent les écoles de privilégiés.» «Le plus désolant reste que ce n'est pas difficile à faire, ne coûte rien et rapporte une école de qualité pour tous. Il ne demande qu'un peu de courage pour appliquer et faire appliquer la loi dans toute sa rigueur et sans excès ! Quant au débat sur la mobilité des enseignants, ce n'est ici que diversion. Celle-ci a toujours été bien réglementée et bien pratiquée comme cela se fait dans le reste du monde», conclut-il.
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
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