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POUR OFFENSE AU CHEF DE L’ÉTAT : Moustapha Diakhaté refuse de répondre au procureur à la barre, assume ses propos et manifeste sa honte



POUR OFFENSE AU CHEF DE L’ÉTAT : Moustapha Diakhaté refuse de répondre au procureur à la barre, assume ses propos et manifeste sa honte

 
 
La peine de 3 mois de prison ferme assortie d'une amende de 200.000 F Cfa, c'est ce que risque Moustapha Diakhaté qui a été jugé hier, mercredi 18 juin 2025, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. L'ancien parlementaire est poursuivi pour offense au chef de l’État et à une personne exerçant une partie des prérogatives présidentielles.
 
 
 
 
Moustapha Diakhaté a finalement fait face au juge du tribunal des flagrants délits de Dakar hier, mercredi 18 juin 2025. Il a comparu pour des faits d'offense au chef de l’État et à une personne exerçant une partie des prérogatives présidentielles. L'ancien parlementaire, au cours d’une émission télévisée, avait critiqué le protocole présidentiel, en utilisant le terme "gougnafiers" contre certaines autorités. Devant le tribunal, lorsque le juge lui a demandé si cela était normal de qualifier le protocole du président en utilisant ce terme, ce prévenu s'est ainsi justifié : "lorsqu'on est avec le président de la République, on doit lui donner tous les égards. Je n'ai fait que chanter l'hymne de la République pour qu'on ne la clochardise pas. J'avais de bonnes intentions en disant cela". D'après Moustapha Diakhaté, le mot "gougnafier" n'a aucune connotation péjorative. "Un gougnafier, c'est quelqu'un qui ne sait rien faire. La manière dont ils se sont positionnés sur la photo n'est pas acceptée par la République. Le choix de mes mots pour expliquer mon indignation relève de moi. Et nulle part dans le dictionnaire, le mot gougnafier ne signifie une insulte. Ça veut dire un ignorant, une personne qui ne connaît pas les bonnes manières, un bon à rien etc. Et même les pêcheurs sont appelés ainsi que ceux qui cultivent les rizières", s’est-il défendu.
 
 
«Je pensais qu'on allait me poursuivre pour des faits plus sérieux»
 
 
Fidèle à sa position initiale, l'ancien député (2012-2017), a encore refusé de répondre catégoriquement aux questions qui lui ont été posées par le représentant du procureur : "depuis l'enquête, j'ai pris la ferme résolution de ne pas répondre aux questions du procureur et des enquêteurs. Quand l'enquêteur avait commencé à m'interroger, j'avais honte parce que je pensais qu'on allait me poursuivre pour des faits plus sérieux. Ce même procureur n'a pas eu le temps de poursuivre Ousmane Sonko lorsqu'il a appelé Bassirou Diomaye Faye Serigne Ngoundou. C'est l'insulte la plus grave qu'il ait entendu depuis qu'il est élu président de la République. Ousmane Sonko a utilisé ce sobriquet dont tout le monde connaît sa signification. Serigne Ngoundou veut dire : un faux marabout, celui qui ne dit pas la vérité. M. Le procureur, je ne répondrai pas à vos questions. Je ne réponds ni à la première, ni à la deuxième, ni à la dernière de vos questions M. Le Procureur".
N'empêche, le représentant du parquet estime que Moustapha Diakhaté a tenu des propos irrespectueux vers ces personnes qui incarnent une fonction de l'Etat. Ainsi, il a requis une peine de prison de 6 mois dont 3 ferme assortie d'une amende de 200.000 F Cfa. "Qui parmi nous dans cette salle peut faire face à ses parents et les traiter de gougnafiers ?. Moi, je n'oserai jamais le faire. Si on n'ose pas traiter de gougnafier son père biologique pourquoi traiter le père de la Nation de gougnafier ? S'ils (avocats de la défense) pensent que le terme gougnafier n'est pas offensant, quand ils prendront la parole, ils n'ont qu'à venir traiter de gougnafier les membres de ce tribunal", a fait observer le ministère public.
 
 
La défense retire la demande de liberté provisoire qu'elle avait formulée

 
 
 
Pour la défense de Moustapha Diakhaté, Me Oumar Youm a rappelé que "le procès de la politesse n'a rien à voir avec le procès de la liberté". Il faut revenir à l'essentiel et au principe de la République, précise-t-il toujours. «Dans nos temps modernes, diriger, c'est accepter les critiques. Nous, on accepte d'être des "kulunas", nous, les gens de l'opposition, mais pourquoi eux, ils n'acceptent pas qu'ils sont des gougnafiers. Vous, (juge), vous n'êtes pas le juge de la critique politique ! Chacun de nous peut donner une signification au mot gougnafier. Tout le monde sait que ce qui s’est passé le jour de la cérémonie n'est pas normal. Aucune République sérieuse ne fonctionne comme ça".
Pour sa part, Me Antoine Mbengue a expliqué que les droits de Moustapha Diakhaté ont été manifestement bafoués. D'où son attitude de ne pas vouloir répondre aux questions des enquêteurs et du procureur. "Le parquet avait la possibilité de requérir l'enregistrement et le transmettre dans sa globalité. Vous voulez le juger sur la base d'une transcription", lance-t-il. Me Amadou Sall, de son côté, a déclaré que Moustapha Diakhaté est en détention illégale. Se joignant aux propos de son client, la robe noire dit : "c'est vrai, on clochardise la République. En tout cas, moi, El Hadji Amadou Sall, cette image me choque. Quand on les voit rigoler comme en balade, c'est gênant. Et ça devrait vous gêner. C'est un comportement de gougnafier".
À la fin, les conseils de la défense ont retiré la demande de liberté provisoire qu'ils avaient formulée pour lui avant que le juge ne fixe le délibéré pour le  2 juillet prochain 2025.
 
Fatou D. DIONE
 
LES ECHOS


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