Le pari de la massification est lancé. Pastef-Les Patriotes a officiellement démarré, samedi à Dakar, sa campagne nationale de vente des nouvelles cartes de membre. Présidée par Ousmane Sonko, la cérémonie s'est transformée en véritable démonstration de puissance militante. Entre annonces politiques, innovations numériques et mobilisation populaire, le parti revendique déjà plus de 103.438 cartes vendues en moins de vingt-quatre heures, un chiffre présenté comme le signe de l'enracinement de la formation politique à travers le pays et dans la diaspora.
Dans une ambiance de ferveur militante, des centaines de responsables, élus, cadres et sympathisants ont pris part au lancement officiel de la campagne de vente des nouvelles cartes de membre de Pastef. «La nouvelle carte de membre, entièrement repensée, symbolise la discipline, l'organisation et un engagement collectif renouvelé». La Commission nationale de placement des cartes (Cnpc) a annoncé le déploiement progressif de commissions locales dans tous les départements du Sénégal ainsi que dans la diaspora afin d'assurer une distribution méthodique sur l'ensemble du territoire. « Quelques heures seulement après l'ouverture des ventes, la plateforme numérique de Pastef a enregistré une affluence record, provoquant des ralentissements et des interruptions temporaires du service» soulignent les organisateurs qui ajoutent que «de nombreux internautes ont reçu un message signalant qu'un incident technique empêchait momentanément le traitement de leur demande d'adhésion ou de paiement. L'équipe technique du parti est rapidement intervenue pour rétablir progressivement le fonctionnement de la plateforme».
Au terme de cette première journée, «le compteur affichait 103.438 cartes de membre vendues en moins de vingt-quatre heures».
Fatou Diop
Ousmane Sonko
«Le référendum, si bien sûr il aura lieu, c’est pour gagner du temps»
A cette occasion, Ousmane Sonko n'a laissé planer aucun doute sur son analyse de la situation politique. Le président de l'Assemblée nationale affirme ne pas croire à l'organisation du référendum annoncé par le Président Diomaye Faye après l'adoption de la révision constitutionnelle par les députés. «Le référendum, si bien sûr il aura lieu, c’est pour gagner du temps. Mais nous savons tous qu'ils n'ont pas l'intention de l'organiser», a-t-il lancé.
Le soupçon d'un report des élections locales
Puis il a posé une série de questions qui traduisent son incompréhension. «Pourquoi convoquer le peuple pour un référendum ? Le pays est dans une situation extraordinaire. Nous avons des élections locales à venir. Convoquer les maires pour essayer de trouver les moyens de reporter une élection locale ? Pourquoi prendre un engagement pour aller vers un référendum ? Pour demander quoi aux Sénégalais ?», s'est-il interrogé.
F.D.













