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MAMADOU FAYE, PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR DES COMPTES : «Restons magistrats, indépendants et irréprochables, pour faire de la Cour une institution qui pèse réellement»



MAMADOU FAYE, PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR DES COMPTES : «Restons magistrats, indépendants et irréprochables, pour faire de la Cour une institution qui pèse réellement»

 
 
 
À l’occasion de la validation du Plan stratégique de développement 2026-2030, le Premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, a livré un message sans détour à ses confrères magistrats. Dans un contexte de fortes attentes citoyennes en matière de transparence, il a rappelé la ligne rouge à ne pas franchir pour ne pas perdre la crédibilité.
 
Réunie ce jeudi 29 janvier 2026, la Cour des comptes a officiellement validé son nouveau Plan stratégique de développement (Psdcc) pour la période 2026-2030. Un document que son Premier président compare à une véritable boussole. «Nous, c’est le plan stratégique de développement qui est notre boussole pour savoir où nous allons, comment nous y allons et quand est-ce que nous y allons. Sinon, nous risquons de nous perdre», a averti Mamadou Faye. Pensé pour une durée de cinq ans, le Psdcc a été élaboré dans une démarche inclusive, associant magistrats, personnel administratif et partenaires institutionnels, avec pour ambition de renforcer durablement le rôle de la Cour dans la gestion des finances publiques et des ressources de l’État.
 
 
 
Gardienne des finances publiques et de la bonne gouvernance
 
Dans son intervention, Mamadou Faye a tenu à rappeler la mission centrale de la Cour des comptes. «La Cour est un organe de contrôle, une juridiction financière qui participe et contribue à la bonne gestion des finances publiques, voire des ressources humaines», a-t-il souligné. Une responsabilité lourde, à l’heure où la demande de redevabilité et de transparence est de plus en plus pressante. Pour le Premier président, cette mission ne peut être remplie que dans le strict respect des principes de droit, de rigueur et d’éthique professionnelle.
 
«Restons des magistrats», un appel à l’indépendance totale
 
Le moment fort de cette rencontre restera sans doute l’appel solennel lancé aux magistrats de la Cour. «J’ai décliné un certain nombre d’exigences qui s’imposent à nous pour que nous ne nous perdions pas. Restons ce que nous sommes. C’est en cela que nous aurons une crédibilité notoire. Restons magistrats, indépendants et irréprochables, pour faire de la Cour une institution qui ne se contente plus de compter, mais qui pèse réellement», a insisté Mamadou Faye. Il a exhorté ses pairs à préserver leur indépendance vis-à-vis de tous les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire, mais aussi de toute pression extérieure ou lobbyiste. Une condition essentielle, selon lui, pour que la Cour des comptes conserve une voix forte et respectée, tant au niveau national qu’international.
 
 
 
D’une Cour qui compte à une Cour qui pèse
 
Mamadou Faye n’a pas manqué de rappeler la reconnaissance internationale croissante de l’institution. L’intégration récente de la Cour des comptes du Sénégal au comité directeur de l’Intosai, l’instance mondiale faîtière du contrôle des finances publiques, marque un tournant stratégique. «Dans cette instance, il n’y a que 22 membres, et le Sénégal y siègera pendant 12 ans», a-t-il souligné, estimant que le pays n’a désormais «plus rien à prouver au niveau continental». Pour autant, cette visibilité internationale impose une exigence supplémentaire, «transformer cette reconnaissance en influence réelle, en passant d’une Cour des comptes qui compte à une Cour des comptes qui pèse».
Le Psdcc 2026-2030 fixe des enjeux clairs : amélioration de la qualité des travaux de contrôle, renforcement du cadre organisationnel et de la gouvernance interne, modernisation des procédures, et amélioration de la communication avec les parties prenantes. Parmi les défis identifiés figurent «la consolidation du contrôle juridictionnel, la réforme des textes, la gestion de la performance des ressources humaines, la digitalisation des processus et le renforcement du suivi-évaluation des recommandations de la Cour».
Pour le Premier président, la réussite de ce nouveau cycle stratégique reposera avant tout sur l’appropriation collective du plan par les magistrats et le personnel, mais aussi sur l’implication des partenaires publics et privés. «La Cour est une maison de droit, mais elle est aussi une maison d’ambition», a conclu Mamadou Faye, réaffirmant l’engagement de l’institution à demeurer un pilier de la transparence, de la bonne gouvernance et de la crédibilité institutionnelle du Sénégal à l’horizon 2030.
 
Baye Modou SARR
 
 
 
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