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LE MAÇON IVROGNE DÉRANGE LA QUIÉTUDE DE LA CITÉ SAPAFE DE TIVAOUNE PEULH: Le chef d'agence de sécurité, Alexandre Gomis et deux de ses éléments le ligotent, le matraquent jusqu’à lui casser sa jambe et sa main



LE MAÇON IVROGNE DÉRANGE LA QUIÉTUDE DE LA CITÉ SAPAFE DE TIVAOUNE PEULH: Le chef d'agence de sécurité, Alexandre Gomis et deux de ses éléments le ligotent, le matraquent jusqu’à lui casser sa jambe et sa main
 
 
Le chef d'agence de sécurité de la cité Sapafe de Tivaouane Peulh et ses deux employés ont eu de la chance. Trainés en justice pour avoir maltraité et cassé le bras et la jambe droite de l'ivrogne Malick Coulibaly, ils n’ont écopé que de 3 mois assortis du sursis. Ils ont comparu hier devant le juge des flagrants délits de Dakar pour coups et blessures volontaires et détention d'arme de la 5e catégorie sans autorisation administrative.
 
 
Alors que les éléments de son agence sont chargés de veiller à la sécurité des biens et des personnes qui résident à la cité Sapafe de Tivaouane Peulh, entre autres, Alexandre Gomis et son équipe ont fait preuve d’un zèle débordant. Car, ils ont rudement violenté un soulard qui trainait dans les parages et qui dérangeait la quiétude des habitants de ladite cité. Pis, ils l'ont ligoté, passé à tabac, puis matraqué avant de lui fracasser sa jambe et sa main droite. Et pourtant, cette structure est dans l'informel, car ne disposant ni d'agrément, ni d'autorisation de port d'arme. Outre ces manquements, il est apparu lors des débats qu'elle est dans l'illégalité. Ce qui a été mis à nu devant le tribunal grâce à la procédure que l'une de leurs victimes, en l'occurrence Moussa Coulibaly a enclenché contre eux.
 
Sévèrement molesté, Moussa Coulibaly se retrouve avec une incapacité de travail indéfinie
 
 
Il a résulté des débats d'audience que le chef d'agence de sécurité Alexandre Gomis recevait constamment les plaintes et complaintes des résidents de ladite cité. Ces derniers lui ont confié qu'un soulard du nom de Papis traînait non seulement là-bas, mais dérangeait leur quiétude. Ainsi, il a été surpris en train de jeter des projectiles dans la maison d'une résidente de la cité. Là, les agents de sécurité Pape Abdoulaye Ndiaye et Édouard Diouf l'ont conduit à leur poste de garde. Hélas, une fois là-bas, Moussa Coulibaly alias Papis a vécu l'horreur de sa vie. Car, les vigiles l'ont attaché avec une corde avant de le conduire dans une construction inachevée où ils l'ont sévèrement molesté puis matraqué jusqu’à lui casser sa jambe et sa main droite. Ayant atterri à l'hôpital, Moussa Coulibaly s'est retrouvé avec un certificat médical qui révèle une incapacité de travail indéfinie. C'est dans ces circonstances qu'il les a traduits hier devant la barre des flagrants délits de Dakar pour coups et blessures volontaires et détention d'arme de la 5e catégorie sans autorisation administrative.
 
 
Le responsable moral de l’agence de sécurité présente ses excuses à la barre
 
 
A la barre hier, le responsable moral de cette agence, Alexandre Gomis, à l'entame de ses déclarations, a reconnu ses erreurs avant de s'amender.  «Je vous demande d'abord pardon puisque j'ai reconnu avoir commis une erreur. Et nous reconnaissons cette erreur. Quand je me suis présenté sur les lieux et que mes agents m'ont expliqué les choses, je ne pouvais pas ne pas réagir. Je suis la personne morale et après chaque mois, je fais un bilan pour voir les erreurs commises par les agents. Notre rôle, c'est de veiller à la sécurité des biens et des personnes. Et chaque fois, on me signalait sa présence dans la cité. C’est ainsi qu’un jour, mes agents m'ont dit qu'il était là-bas en train de boire de l'alcool. Avant qu'il y retourne pour jeter des pierres dans la maison d'une résidente», dit-il.
 
Les vigiles avouent
 
 
Le vigile Edouard Diouf d'ajouter : «le jour où j'ai commencé mon travail, une femme est venue vers moi pour m'informer qu'un individu l'insultait et jetait des pierres dans sa maison. Et lorsque je me suis déplacé pour voir ce qui se passait, je l'ai trouvé en train de se souler. Quand je lui ai intimé l'ordre de quitter les lieux, il m'a attaqué  et m'a écorché la tête avec un tesson au cours de la bagarre». Avant d'indiquer : «après avoir appelé mon patron pour qu'il vienne s'enquérir de la situation, il m'a suggéré d'aller chercher une corde avec laquelle on l'a par la suite attaché. C'est Abdoulaye qui l'a maîtrisé avant de l'introduire dans le bâtiment pour le tabasser et le matraquer». Son collègue Pape Abdoulaye Ndiaye a lui aussi reconnu les faits sans ambages. «C'est moi qui l'ai attaché avec une corde et battu. Quant à Édouard, il était en train de filmer», a-t-il avoué.
 
 
Malgré ses blessures, la victime pardonne
 
Avec une jambe et une main cassées, la victime Moussa Coulibaly, à qui le juge a demandé de ne plus rôder dans les parages, s’est expliqué. «Comme je suis maçon, moi et d'autres de mes compagnons nous passons là-bas pour aller au travail. Mais, je n'ai rien fait. Je leur pardonne tous et je ne leur réclame rien malgré mes fractures», a-t-il soutenu. La procureure, qui a estimé que les faits sont constants à l'endroit d’Alexandre Gomis et ses deux employés, a requis 2 mois ferme pour chacun d'eux. Leur avocat, Me Henry Gomis, a demandé au tribunal de leur accorder une peine assortie du sursis. «Une faute avouée est à moitié pardonnée. Ils vous disent que cette affaire les a éduqués. Il a été pris en charge par les gens de la cité», a confié la robe noire. Au final, ils ont tous écopé d'une peine de 3 mois assortis du sursis. En sus, le tribunal a donné acte à la partie civile de son désistement.
 
Fatou D. DIONE
 
 
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