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LE FILS DE SERIGNE ABDOUL AZIZ SY RISQUE LA PRISON À VIE : El Hadji Malick Sy avait tué son père à coup de couteau en 2021 pour une histoire de filtre à eau de 30.000 F Cfa



LE FILS DE SERIGNE ABDOUL AZIZ SY RISQUE LA PRISON À VIE : El Hadji Malick Sy avait tué son père à coup de couteau en 2021 pour une histoire de filtre à eau de 30.000 F Cfa

 
 
 
Placé sous mandat de dépôt depuis 2021, El Hadji Malick Sy risque la prison à vie pour avoir tué son père Serigne Abdoul Aziz Sy. Ce garçon âgé de 31 ans a été jugé hier, mardi 19 mars, devant la chambre criminelle de Dakar pour parricide.
 
 
 
À la barre de la chambre criminelle de Dakar, hier mardi 19 mars, où El Hadji Malick Sy a comparu, sa mère et sa sœur présentes à l'audience ont plongé la salle dans une atmosphère morose à cause de leur récit glaçant. Tout ceci parce les blessures du passé ont été rouvertes après des années de deuil. Il s'agit de la mort atroce de leur père Serigne Abdoul Aziz Sy. Et celui qui est accusé de lui avoir ôté la vie n'est ni plus, ni moins que son fils El Hadji Malick Sy. Ce garçon de 31 ans, pour des faits qui datent de 2021, a été jugé pour parricide. Ce drame familial, selon l'accusation, est survenu le 11 janvier 2021 dans le domicile de la victime.
Le jour des faits, vers 17h, El Hadji Malick Sy, âgé à l'époque de 28 ans, s'est présenté dans la demeure de son père. Une fois sur les lieux, il lui a exigé de lui remette la somme de 30.000 F Cfa pour acheter un filtre à eau. Devant le refus de ce dernier, il est entré dans une colère noire avant d'aller au salon où il a cassé la télé avec son casque à moto. Dans sa furie, il s'est dirigé vers la chambre conjugale de ses parents. Et c'est en ce moment-là qu'il a eu un violent accrochage avec son père au cours duquel il l'a mortellement poignardé à coups de couteau sur le thorax. Son forfait commis, El Hadji Malick Sy a pris la fuite pour aller se cacher dans son appartement à Amitié 2.
Les éléments de la Sûreté urbaine, informés, se sont dépêchés sur les lieux où ils ont trouvé Abdoul Aziz Sy, baignant dans une mare de sang. Et à côté de sa dépouille, ils ont retrouvé un couteau, une épée et un casque de moto tâchés de sang.
Au cours de l'enquête, sa mère Ndèye Ngoné Guèye a pointé un doigt accusateur sur lui. Elle soutenait que depuis la fin de ses études, son fils a des hallucinations. Elle précisait qu'il était traité au centre psychiatrique de Fann, mais il était plus violent.
El Hadji Malick Sy, interrogé, soutenait pour sa part qu'il ne voulait pas tuer son géniteur, mais juste régler le problème d'eau auquel il était confronté dans son appartement. En plus, disait-il, il est allé chez son père pour lui dire qu'il était marginalisé dans la famille. C'est dans ces circonstances que le défunt a brandi une épée et lui, pour se défendre, a sorti un couteau. Selon lui, il n'avait nullement l'intention de lui ôter la vie. Tout de même, il a précisé qu'il était lucide au moment où il a asséné ces coups de poignard à son père.
Sur sa santé mentale, l'hôpital Fann, interpellé à ce sujet, a confié que l'accusé a été interné deux fois de suite en 2017 dans leur structure sanitaire.
 
 
El Hadji Malick Sy avoue avoir tué son père
 
 
Placé sous mandat de dépôt le 19 janvier 2021, El Hadji Malick Sy a comparu hier devant la chambre criminelle de Dakar 3 ans après ces faits. Interrogé, il avoue : "oui, je l'ai fait. J'ai été victime de harcèlement. Et ça depuis 2015". Le président lui demande le mobile qui l'a poussé à tuer son père, El Hadji Malick Sy lâche : "il n'y a pas de mobile. Je vous ai dit que j'ai fait la psychiatrie. C'est parce que la vie m'a rendu nerveux". Il dit avoir asséné un coup de couteau à son père. Sur sa démence, il ajoute : "je suis régulièrement mon traitement. J'ai rendez-vous le 13 mai prochain à l'hôpital Fann. Au moment des faits, j'étais lucide, mais je n'avais pas pris mes médicaments".
 
 
Sa mère et sa sœur lui cherchent des circonstances atténuantes
 
 
 
Sa mère Ndèye Ngoné Guèye, voulant coûte que coûte le blanchir, est allée jusqu'à réfuter les déclarations qu'elle avait faites devant le magistrat instructeur et qui ne plaidaient pas en faveur de son fils. "C'est qu'il est malade à la base", a-t-elle martelé au juge lorsque ce dernier lui a demandé comment elle expliquait son attitude. Et à l'endroit de l'un des avocats de l'accusé, elle déclare : "on peut retenir qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales". Cette mère de famille a été suivie par sa fille qui a dit au tribunal que son frère n'avait pas pris ses médicaments le jour où il a attenté à la vie de son père.
 
Le médecin explique l’état de l’accusé
 
 
Appelé à la barre pour expliquer le rapport d'expertise qu'il a lui-même établi, le docteur Abdou Sy a soutenu que l'examen effectué sur El Hadji Malick Sy a révélé une pathologie à savoir une altération de son discernement. "Il souffre d'une pathologie mentale chronique qui nécessitait un suivi. Quand il prend ses médicaments, il est lucide mais quand il ne le fait pas, il a une altération de ses facultés mentales. Au moment des faits, ses facultés mentales étaient altérées. Il se plaignait d'entendre des voix et d'être persécuté. C'est pour cela qu’il était porteur d'arme blanche. Se sentant menacé, il a utilisé cette arme", a dit le spécialiste au procureur. L'homme de l'art poursuit en affirmant avoir examiné l'accusé le 15 avril 2021 après les faits.
 
 
Le procureur requiert la réclusion criminelle à perpétuité ou son internement
 
 
Insistant sur le fait qu'il y a eu bel et bien parricide, le maître des poursuites réfute les conclusions de la blouse blanche. "Rien ne nous dit dans le dossier qu'il était en état de démence au moment des faits ou qu'il n'avait pas pris ses médicaments. Son état de démence au moment des faits n'est pas posé avec certitude. Et le médecin a semblé remettre en cause une partie de ce rapport médical qu'il a établi. L'accusé ne semble pas développer de remords. Dans cette affaire, on sent quelqu'un qui parle de manière intelligible. Il se réfugie derrière l'existence d'une pathologie mentale chronique pour se soustraire à sa responsabilité pénale", a-t-il affirmé en requérant que El Hadji Malick Sy soit au principal reconnu coupable de parricide et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. À défaut, il a sollicité qu'il soit interné à l'hôpital Fann ou à Thiaroye. Ce qui serait, selon le parquet, une mesure salutaire pour éviter que ces faits se reproduisent puisque c'est un individu dangereux. Les avocats de la défense, Mes Serigne Amadou Mbengue et Ndèye Fatou Touré, ont plaidé la thèse de la démence en sus d'une application bienveillante de la loi pénale. "Il doit être soigné. Une incarcération fera aggraver sa situation. Il faut la confier à une structure sanitaire", ont laissé entendre les conseils. Délibéré au 16 avril prochain.
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
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