Le Front pour la défense de la démocratie (Fdr) s’est lui aussi prononcé sur l’actualité nationale marquée par le débat sur la dette non déclarée du régime en place. Démontant l’argumentaire du ministère des Finances, Oumar Sarr et Cie exigent la publication des contrats en question et promet aux nouvelles autorités d’aller jusqu’au bout pour tirer cette affaire au clair.
La Conférence des leaders du Front pour la défense de la démocratie et de la République s’est réunie le 25 mars 2026, « estimant devoir s’adresser avec solennité au peuple sénégalais, au vu des crises multiples dans lesquelles le pays est englué et que le régime, comme à son habitude, tente de masquer par une communication de façade ».
Après s’être incliné devant la mémoire des cinq soldats tombés en héros dans le champ de bataille en Casamance, le Fdr fait noter que contrairement aux discours triomphalistes du régime Pastef, le conflit dans cette partie du pays tend à s’aggraver. C’est pourquoi il demande à l’Etat de mettre l’Armée nationale dans « les conditions les meilleures pour lui permettre de réaliser pleinement sa mission de sécurisation du sanctuaire national ».
Abordant l’actualité nationale qu’il dit marquée par les initiatives financières de courte vue du pouvoir en place », le Fdr constate que le gouvernement s’enferme dans des « cachotteries puériles renforçant le péril qui guette l’économie nationale ».
A en croire les opposants, après avoir accusé le journal Financial Times de ‘’désinformation’’, le gouvernement vient, par la voix autorisée du ministre des Finances et du Budget, de confirmer point par point l’ensemble des informations publiées par ce journal. « Toute honte bue, le gouvernement est passé du démenti cinglant à une autojustification aussi maladroite qu’embarrassée. La rhétorique confuse du ministre en charge des Finances, même multipliant les généralités académiques, ne constitue pas une réponse aux interpellations précises soulevées », note ledit Front.
D’après Oumar Sarr et Cie, le ministre des finances n’a pas precisé que les TRS, bien qu’étant des dettes, ne sont pas déclarées comme telles et sont traduites donc parfaitement par la notion de « dette cachée » ou de « dette fantôme ». Poursuivant, ces derniers signalent aussi que « Le ministre ne dit rien quant au rôle du cabinet Global Soveregn Advisory, selon le Fdr installé à Paris et Dubaï. Il ne conteste pas que First Abu Dabi Bank puisse exiger un remboursement (appel de marge) en cas de baisse des notations chez Mody’s ou S&P ou en cas de restructuration de la dette. Il ne nie pas non plus qu’AFC a exigé que le Sénégal soit actionnaire à hauteur de 55 millions d’euros et co-participe, ce faisant, au financement d’une centrale électrique », assure le Fdr qui rappelle que Cheikh Diba a indiqué un taux d'intérêt (sans dire s’il était fixe ou variable !) de 7% mais se tait sur les calculs d'économistes sénégalais qui parlent d'un impact total de 12%.
Ces manquements, disent-ils, mettent en relief « le silence assourdissant du Premier ministre qui ne veut pas assumer des décisions dont il est pourtant, et de notoriété publique, le principal instigateur ».
Le Fdr dit exiger : la publication immédiate des contrats signés avec Africa Finance Corporation, First Abu Dhabi Bank et la Société générale et l’indication précise des charges financières et de l’identité des bénéficiaires de commissions.
Nd. Kh. D. F











