Samedi passé, un concert de casseroles avait été appelé par Guy Marius Sagna et Cie à partir de 20h. A l’arrivée, ce fut un flop total. Nulle part dans tout le territoire national, contrairement à ce qu’on voyait, le concert n’a retenti. Ni les taxis ni les motos jakarta encore moins les Sénégalais dans leurs domiciles n’ont répondu au mot d’ordre. A Ziguinchor, fief de Ousmane Sonko, les populations se sont adonnées durant plusieurs minutes au concert de casseroles au rythme du diambadong.
Fiasco, échec, insuccès, loupé, aucun mot n’est de trop pour qualifier le concert de casseroles auquel avaient appelé le député-activiste-pastéfien Guy Marius Sagna et Cie de la plateforme «Le Chemin de la Libération» pour exiger la libération des «détenus politiques». Le slogan : «ensemble, faisons du bruit pour la justice et la démocratie» n’a pas été suivi. Samedi à 20h, heure de démarrage du concert, c’était le silence total dans Dakar et dans la plupart des villes de l’intérieur du pays. Les taximen et autres jakartamen, qui faisaient du bruit dans les rues, ont été ‘’aphones’’. Même devant le domicile de Ousmane Sonko où, d’habitude, l’ambiance était à son comble, c’était un silence de cathédrale. Quelques rares personnes ont essayé de faire du bruit avant de disparaître comme elles étaient venues.
A Ziguinchor, par contre, des jeunes ont répondu présent à l'appel pour la libération de son maire. Même si ce n’était pas l’ambiance des grands jours, certains sont sortis massivement armés de leurs couvercles de casseroles et autres matériaux maniables fabriqués à base d’aluminium pour manifester leur soutien à leur maire emprisonné.
D’autres entonnaient des chansons accompagnées de danses de diambadong.
Curieusement, à Bignona, c’était le flop. Les jeunes contrairement aux autres manifestations n’ont pas en masse répondu au concert de casseroles. C’est un tout petit nombre qui s’y est mis. Explication d’un responsable de Pastef joint par téléphone : ‘’la plupart des jeunes engagés sont soit en prison, soit en convalescence à l’hôpital et ou traînent des séquelles et blessures qu’ils soignent difficilement’’.
Baye Modou SARR










