Contrairement à ce que beaucoup pensent, Anta Babacar Ngom ne serait pas née avec une cuillère dorée dans la bouche. Eh oui ! Elle a vécu des moments difficiles durant son enfance dans la grande banlieue de Pikine où elle est née et a grandi entre Malika, Mbeubeuss, Keur Massar et Guédiawaye. A l’en croire, ses parents, à un moment donné, ont broyé du noir. Il arrivait qu’ils se contentent d’un repas par jour, révèle la candidate de Arc qui se présente ainsi comme une digne fille de la banlieue. «Nous ne connaissons que le travail, on nous a éduqués dans le travail, car seul le travail peut changer le Sénégal. Nous croyons au travail et c’est en cela qu’on vous engage», indique Anta dans son discours en wolof. A son avis, il est temps que les femmes prennent le pouvoir. «Nous sommes des actrices de développement, nous tenons les maisons, nous éduquons les enfants, nous tenons l’économie. Pourquoi on veut nous faire comprendre que les femmes ou les jeunes ne peuvent présider à la destinée du Sénégal ?», se demande la candidate à la présidentielle.
Des innovations dans la démarche
Pour sa première, Anta Babacar a frappé fort. Pour le lancement de son mouvement qui a coïncidé avec son anniversaire, la candidate de Arc a mis les petits plats dans les grands. Outre la mobilisation réussie, la capitaine d’industrie a offert un spectacle son et lumière au public où les sonorités traditionnelles sérères ont côtoyé la musique moderne, en plus de démonstrations d’écoles de kung-fu. Mais, avec une approche différente dans la démarche, marquée par des innovations notamment lors de son discours. Contrairement à cette posture habituelle figée, les yeux rivés sur un tas de papiers pour lire un discours, Anta Babacar est apparue décontractée au présidium faisant parfois des va-et-vient. Pour autant, elle avait les yeux sur le prompteur qui faisait défiler son discours comme un journal télévisé ; donnant ainsi l’impression d’avoir mémorisé ce qu’elle dit. Sur le plan logistique, la patronne de Arc n’a pas lésiné sur les moyens. En effet, le minicar à bord duquel elle est repartie au terme de la cérémonie a fait forte impression. Un véhicule Mercedes aménagé à l’intérieur d’un salon bien confortable pour la famille de la candidate. Comme quoi, en politique, il faut aussi avoir les moyens de ses ambitions.










