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APRES DIX JOURS A ZIGUINCHOR :Sonko lève le dispositif, gonfle les jeunes à bloc et leur donne rendez-vous à Dakar pour l’ultime combat contre Macky Sall



APRES DIX JOURS A ZIGUINCHOR :Sonko lève le dispositif, gonfle les jeunes à bloc et leur donne rendez-vous à Dakar pour l’ultime combat contre Macky Sall

 
 
 
Ousmane Sonko a décidé de regagner Dakar par la route, au lendemain de son procès contre Adji Sarr. En effet, sorti pour remercier ses militants qui se sont constitués en bouclier pendant dix jours, il en a profité pour gonfler la jeunesse à bloc, avant de l’inviter à le rejoindre à Dakar pour mener l’ultime combat contre Macky Sall. Il est aussi revenu sur les raisons qui l’ont poussé à se retrancher dans son fief.
 
 
 
Le président de Pastef n’est visiblement pas ébranlé par le réquisitoire salé du procureur lors de son procès pour viol et menaces de mort contre Adji Sarr devant la chambre criminelle. En effet, au lendemain de ce procès, Ousmane Sonko a rencontré ses militants devant son domicile au quartier Nema où il vit reclus depuis une dizaine de jours. Ovationné à sa sortie, l’hymne national a été chanté par la foule qui a, dans la foulée, observé une minute de silence et de prières à la mémoire des militants de Pastef «assassinés», selon Ousmane Sonko, par le régime de Macky Sall. Il a, par la suite, décerné une mention spéciale aux jeunes et notamment les femmes, qui sont restés mobilisées pendant tout ce temps pour veiller à sa sécurité. Elles sont, dit-il, le symbole de la résistance, à l’image de Aline Sitoé Diatta et les femmes de Nder. Poursuivant, il est revenu sur son repli à Ziguinchor. «Si je suis venu à Ziguinchor, c’est parce que le rapport de force n’était pas à notre faveur. La population a été courageuse à Dakar, mais c’était difficile de faire face. C’est pourquoi j’ai opéré un repli stratégique auprès des miens et je ne regrette pas d’être venu à Ziguinchor», explique le leader de Pastef.
A l’en croire, il n’a pas refusé de déférer à la convocation du juge. «La dernière fois, j’ai fini à l’hôpital. Si j’étais resté à Dakar, ils allaient remettre le même dispositif pour me contraindre à répondre. C’est pourquoi je suis venu à Ziguinchor pour voir s’ils vont user de la force pour me faire comparaître. Ils ne l’ont pas fait. Cela démontre que Macky Sall était dans l’abus. S’il avait raison, il allait mobiliser l’armée et toutes les forces de l’ordre pour me cueillir. Mais, nous n’allions pas nous laisser faire. Il serait difficile pour eux d’y parvenir», ajoute Ousmane Sonko.
 
Soit il recule, soit on le déloge du Palais
 
En outre, le leader de Pastef a joué aux devinettes pour annoncer son départ de Ziguinchor. Mais, devant des militants opposés à cette idée, Ousmane Sonko s’est justifié sur la nécessité de regagner la capitale. «La stratégie nous recommande d’aller à Dakar pour poursuivre le combat. Êtes-vous prêts à m’accompagner à Dakar ?», lance Sonko, et le public de répondre par l’affirmative. «Le dernier acte du combat va se passer à Dakar. Notre stratégie nous a permis de déjouer leur plan, de gagner du temps et de remobiliser les troupes un peu partout au Sénégal. Donc, si on reste à Ziguinchor, le combat ne va pas connaître son épilogue. Un homme doit être courageux ; soyons courageux, allons à Dakar et faisons face à Macky», indique le président de Pastef qui n’a pas manqué de lancer un appel à la jeunesse sénégalaise. «Tout jeune qui s’identifie au projet de Pastef, peu importe la région où vous êtes, si le temps vous le permet, je vous donne rendez-vous à Dakar. Soit Macky recule car ce qu’il veut ne passera pas, soit on fera face pour le déloger du Palais. A l’image de ce procureur qui théorise zéro tolérance pour Sonko, désormais, c’est zéro tolérance pour Macky Sall et son Bby», martèle Ousmane Sonko qui précise que cette mobilisation le réconforte pour arpenter le dernier virage contre Macky Sall. «Sur 2000 ou 5000 personnes, si les 1500 regagnent Dakar, on en termine avec Macky Sall. Il va fuir», dit-il.  
 
Si une milice touche à un seul cheveu d’un enfant, tous ces responsables de Bby vont quitter la Casamance
 
Il s’est également attaqué aux leaders de la coalition Bby qui sont à Ziguinchor. «Ces politiciens qui sont ici et qui rasent les murs, qui ont peur de s’afficher en public ; mais qui ont recruté des milices pour les héberger chez eux, qu’ils sachent raison garder. Si une milice s’aventure à toucher un seul cheveu d’un enfant, tous ces responsables vont quitter la Casamance. Ils ne dormiront plus et ne passeront plus une journée ici», menace le maire de Ziguinchor.
Par ailleurs, il a appelé le reste du Sénégal à imiter la jeunesse de Ziguinchor qui a fait montre de courage et de détermination pour repousser les forces de l’ordre. «Pour ma part, s’il y a un homme que je n’ai pas peur d’affronter, c’est bien Macky Sall avec tout ce qu’il a comme moyens. Si je dois donner ma vie pour un Sénégal prospère, je le ferai», déclare Ousmane Sonko qui invite les jeunes à faire montre de cet engouement sur les challenges qu’il lance pour faire face à Macky Sall et sa dictature rampante. «Si Macky Sall persiste dans sa volonté d’écarter Ousmane Sonko, c’est parce que nous avons cédé le flanc. Nous lui avons donné toute sorte d’ouverture pour démontrer que nous militons pour la paix ; malheureusement, avec Macky Sall, si tu recules d’un pas, il avance de trois pas considérant avoir un poltron en face de lui», indique le leader de Pastef.
 
Plus facile pour Macky et son proc d’aller en prison que de m’y amener
 
«S’il croit qu’il peut m’envoyer en prison à travers cette farce juridique, il se trompe lourdement. Il est plus facile pour lui et son procureur d’aller en prison que de m’y amener», charge Sonko. Après avoir pris la décision de regagner la capitale à travers ce qu’il appelle « la caravane de la paix », Sonko a décidé de faire durant ce trajet son Nemeeku Tour en passant par plusieurs localités dans la Casamance, Sédhiou, Kolda, Vélingara, Tamba, Koumpentoum, Kaffrine, Kaolack, Mbour, etc. Il a aussi appelé la jeunesse à lever les barrières érigées dans la commune et de rendre propres les lieux. Il a terminé par une parade dans les rues de Ziguinchor en compagnie d’une forte mobilisation.
 
M. CISS
 
 
 
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