Ce qui devait être un séjour de promotion collaborative entre créateurs de contenu sur les réseaux sociaux s'est transformé en un véritable psychodrame judiciaire. L'influenceur ivoirien JP N'Da se retrouve actuellement en détention au Sénégal à la suite d'une plainte déposée par sa consœur, l'influenceuse Salimata. Entre accusations de violences, révélations publiques et versions totalement contradictoires, l'affaire enflamme la toile.
Tout aurait basculé lors d'un déplacement de groupe réunissant une dizaine de personnes dans le cadre d'un partenariat hôtelier. Selon les premiers éléments du récit livrés par Salimata, des tensions seraient apparues dès le lendemain de leur arrivée. Face au non-respect de certaines consignes liées aux engagements vis-à-vis de l'établissement partenaire, l'influenceuse aurait rappelé à l'ordre les membres de l'expédition. La situation s'est ensuite détériorée à la suite du départ précipité d'un chauffeur du groupe, laissant les clés de sa chambre à la réception sans avertir l'organisatrice.
Deux versions irréconciliables et une vive détresse
C'est lors d'une altercation verbale entre les deux protagonistes que les faits reprochés auraient eu lieu. D'un côté, Salimata affirme avoir subi des violences physiques, notamment des coups et des gifles portés par JP N'Da. Elle a rapidement sollicité l'intervention des forces de l'ordre pour faire constater les faits et porter plainte, menant à l'interpellation du mis en cause.
De son côté, le créateur de contenu ivoirien conteste catégoriquement les accusations de brutalité depuis sa garde à vue. Il soutient que Salimata l'aurait délibérément filmé à son insu pendant la dispute avant d'alerter la police en livrant une fausse version des événements pour lui nuire. Éprouvé par son arrestation en terre étrangère, l'influenceur aurait exprimé une profonde détresse face à sa détention, affirmant qu'il mettrait fin à ses jours s'il devait passer plus de trois jours derrière les barreaux.
La justice face à la tempête numérique
Alors que JP N'Da demeure entre les mains des autorités, le dossier ravive le débat sur la frontière fragile entre vie privée, partenariats commerciaux et dérapages médiatisés chez les créateurs de contenu. Les enquêteurs s'attellent désormais à examiner les séquences vidéo enregistrées et à entendre les témoins présents pour démêler le vrai du faux dans cette affaire où la justice devra trancher bien au-delà du tribunal des réseaux sociaux.
Samba THIAM













