Il pleut, il mouille, c’est la fête des grenouilles. Mais pas que. Nos braves paysans aussi remercient le Ciel et regardent avec fierté les cultures en état d’épiaison ou de floraison. La régularité des pluies depuis le début de la mi-août, pas trop abondantes et bien réparties, fait espérer une croissance des cultures sans trop de stress hydrique à relever. Mais l’hivernage n’est pas que cultural, malheureusement. Quand les averses sont diluviennes, durent longtemps avec des quantités importantes, les infrastructures n’arrivent plus à évacuer le trop-plein d’eau. Alors bonjour les dégâts, avec des risques d’inondations difficilement maitrisables. D’autant que les Sunugaaliens ont systématiquement occupé les points bas et les lits des marigots qui avaient été asséchés par les cycles de sécheresse. Il faut donc reconnaitre que les efforts des autorités pour lutter contre les inondations butent sur cette question lancinante de l’occupation de l’espace. L’exemple le plus dramatique restant la ville sainte de Touba, dont l’essor urbain et le croît démographique n’ont pas été accompagnés par un aménagement adéquat des infrastructures d’assainissement. D’où ces problèmes récurrents qui nécessitent des investissements lourds dont les impacts sont peu visibles.
Waa Ji












