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RASSEMBLEMENT INTERDIT DE YEWWI/WALLU :L’Obélisque n’a pas vu de manifestants, Sonko et Barth «assignés à résidence»



RASSEMBLEMENT INTERDIT DE YEWWI/WALLU :L’Obélisque n’a pas vu de manifestants, Sonko et Barth «assignés à résidence»
 
 
Pour parer à la manifestation interdite de Yaw, l’Etat, à travers le ministère de l’intérieur, a déployé un important dispositif sécuritaire à la place de l’Obélisque qui n’a enregistré l’ombre d’un manifestant. Même si des émeutes ont éclaté dans plusieurs ruelles menant vers le lieu de rassemblement, toutes les tentatives réitérées des manifestants ont été repoussées. Les principaux leaders, en l’occurrence Ousmane Sonko et Barthélemy Dias ont été assignés à résidence et n’ont pu quitter leurs domiciles de toute la journée. Comme quoi, force est restée à la loi.
 
 
 
Entre la volonté affichée des leaders de la coalition Yewwi Askan Wi et de Wallu Sénégal de braver l’interdit pour rallier la place de la Nation ex-Obélisque et la détermination du pouvoir à faire respecter la loi, la confrontation était inévitable entre manifestants et forces de l’ordre. Cependant, les échauffourées se sont déroulées aux abords de la place de l’Obélisque qui était transformée en une forteresse imprenable avec un impressionnant dispositif sécuritaire - composé d’éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) et de la Gendarmerie - déployés par le ministère de l’Intérieur au lieu du rassemblement et dans les grandes artères de la capitale. Pas l’ombre d’un manifestant à la place de la Nation, contrairement au rassemblement autorisé du 8 juin dernier. Même si les manifestants ont voulu vaille que vaille atteindre leur point de rendez-vous, ils ont été repoussés à coup de grenades lacrymogènes par des policiers lourdement armés. Les manifestants étaient dispersés dans toutes les ruelles menant vers la place de l’Obélisque. Et, dans leur progression, ils ont brûlé des pneus et barré la route tout en tentant de s’opposer aux forces de l’ordre avec des jets de pierres. Cependant, ils seront repoussés par les fortes détonations des grenades lacrymogènes à l’odeur piquante. Une fois les manifestants dispersés, le camion anti-émeute déplaçait les pneus en feu sur la route. Ainsi, ce barrage policier n’a jamais cédé tout au long des échauffourées. Au contraire, les manifestants ont été repoussés à hauteur de Masalikul Jinaan et des Hlm. Du coup, il n’y avait à cette place mythique de l’Obélisque que les forces de l’ordre qui ont transformé l’endroit barricadé en un parking pour leurs véhicules antiémeutes, pick-up, canons à eau et autres camions.
 
Sonko et Barth contraints de rester à la maison
 
Outre la place de l’Obélisque, les maisons et les sièges de leurs partis ont été barricadés par des gendarmes. C’est le cas du domicile du leader de Pastef qui a été encerclé dès les premières heures de la matinée. Des dizaines de gendarmes ont tenu en respect les militants qui voulaient se rassembler chez leur leader pour ensuite rejoindre la place de l’Obélisque. Aucun militant n’a été autorisé à se rapprocher de la maison d’Ousmane Sonko. Plusieurs membres de sa sécurité rapprochée ont été arrêtés par les éléments du Gign au moment où ils regagnaient la maison du patron de Pastef. Ousmane Sonko, lui-même, n'a pu quitter son domicile. Dès les premières heures de la matinée, il avait tous les problèmes du monde pour que son fils aille à l’école. A l’heure de la prière aussi, les éléments du Gign lui ont refusé d’accomplir la prière du vendredi au motif qu’ils ont reçu des ordres. Vêtu d’un grand boubou blanc, Sonko n’a pu franchir la barrière érigée à l’angle de la ruelle menant à son domicile. : «En plus d’entraver la liberté d’aller et de venir, maintenant vous entravez la liberté de culte. La Constitution dit que j’ai le droit d’aller prier. L’ordre n’est pas légal et quand un ordre est illégal, en tant qu’officier, vous avez le droit de refuser de l’exécuter. Mais, je ne vous en veux pas, vous êtes des victimes de Macky Sall comme nous», se désole de constater le leader de Pastef qui a été contraint de rebrousser chemin. De temps en temps, des échauffourées ont opposé agents du Gign et manifestants à la cité Keur Gorgui. Face à ce dispositif sécuritaire, Sonko ne verra pas la place de l’Obélisque, assigné à résidence par les éléments du Gign.
 
Barth met en garde les nervis
 
A l’image d’Ousmane Sonko, le maire de la ville de Dakar, Barthélemy Diaz a été lui aussi assigné à résidence et n’a pu sortir de la maison familiale à la Sicap Baobab, également encerclée par un important détachement du Gign. Une journée rythmée dans ce quartier aux ruelles étroites par des heurts entre forces de l’ordre et militants. Pas moins de dix personnes ont été arrêtées. Un spectacle qui a fait sortir le père de famille, Jean Paul Dias à la devanture de la maison ; juste pour constater amer cette scène de siège de sa maison. Quelques minutes plus tard, c’est Barthélemy Dias qui s’affiche au balcon du second étage, le visage fermé. Il va rester quelques secondes avant de s’engouffrer dans la chambre avec le salut militaire. Peu avant le crépuscule, les éléments du Gign ont chassé tous les journalistes à une centaine de mètres de chez les Dias. Un cordon sécuritaire formé et les deux véhicules blindés anti-émeute positionnés devant le domicile. Alors que tout le monde croyait que ce corps d’élite allait donner l’assaut, Barthélemy Dias est apparu au seuil de la maison pour décocher ses vérités : «si la gendarmerie veut m’arrêter, elle n’a qu’à venir, la porte est grande ouverte ; mais je n’accepterai pas qu’un nervi mette les pieds à mon domicile. Nous sommes dans notre droit et continuerons à résister. La police et la gendarmerie ne sont pas nos ennemis, par contre, aucun nervi ne mettra les pieds dans cette maison», tranche Dias-fils. En tout cas, aucun leader de ces deux coalitions encore moins les militants n’ont réussi à franchir le Rubicon des forces de l’ordre. Loin de la forte mobilisation du 8 juin dernier, cette fois-ci, force est restée à la loi… 
 
Moussa CISS
 
 
 
 
LES ECHOS


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