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Maltraitance de ses propres enfants: un monstre dénoncé par son frère et trainé à la barre



Maltraitance de ses propres enfants: un monstre dénoncé par son frère et trainé à la barre
 
 
Pour avoir brutalisé pendant 5 ans sa fille et son fils, le comptable Alfred Ousseynou Cissokho a été jugé hier devant la barre du tribunal de Dakar pour des faits de coups et blessures volontaires et de menaces de mort. Le procureur ayant requis l'application de la loi à son encontre, il a regretté et quémandé une seconde chance.
 
 
 
 
Derrière cette maigre silhouette dont on devine les os, se cache un «monstre», un «sans cœur», un «sadique» ou même un «criminel» à la limite, au regard des violences et dommages qu'il a causés à ses deux enfants mineurs à savoir Y. F. Cissokho et P. M. Cissokho. Cet homme, frêle comme une tige, comptable de profession et âgé de 52 ans, n'est autre que Alfred Ousseynou Cissokho. Ce père de famille, pour dit-il inculquer une éducation bonne et irréprochable à ses deux enfants, a utilisé la méthode la plus extrême. C'est-à-dire la violence. Malheureusement pour lui, ses relations avec ces gamins n'ont fait que se détériorer. Si sa fille Y. F. Cissokho ne fait pas l'école buissonnière, ce sont des fugues en n’en plus finir de sa part. Le garçon P. M. Cissokho, lui, ne cessait de déambuler dans leur quartier aux Parcelles Assainies. Leur père Alfred Ousseynou Cissokho exerçait constamment des sévices corporels sur eux. Avec un fil électrique, il les corrigeait sévèrement. Allant plus loin dans ses maltraitances sur ses enfants, le père de famille allait même jusqu'à brûler les lèvres et les joues de sa fille, Y. F. Cissokho avec un couteau qu'il a au préalable rougi au feu.
Ses pauvres enfants, roués de coups et violentés 5 années durant, ont vu leur calvaire s'arrêter grâce à la venue de leur oncle, Joseph Cissokho, à leur domicile aux Parcelles Assainies. Ce dernier, ulcéré d'entendre les pleurs de détresse de son neveu et de sa nièce, a saisi la brigade des mœurs.
 
 
Alfred Ousseynou Cissokho reconnaît les faits et présente ses excuses
 
 
 
Alfred Ousseynou Cissokho arrêté et inculpé pour des faits de coups et blessures volontaires commis sur ses enfants et de menaces de mort proférées à l'encontre de son frère, Joseph, a été jugé hier devant la barre des flagrants délits de Dakar. Sur sa version des faits, le père de famille a essayé de se justifier pour minorer sa responsabilité pénale en peignant sa fille comme «une rebelle». Hélas pour lui, les faits qui sont déférés à la barre sont têtus à son encontre, puisque les photos des brimades qu'il exerçait sur sa progéniture l'accablent. «C'est ma fille et naturellement, s'ils font des choses anormales, je les punis, mais pas de manière abusive. J'ai porté des coups sur eux et j'avoue que je me suis emporté. Figurez-vous, en pleine année scolaire, on m'appelle pour me dire que ma fille a été expulsée. Après les sœurs, m'ont dit qu'elle ne sera plus reprise à l'école. Et à chaque fois, c'est comme ça et j'ai honte de dire dans le quartier que ma fille s'absente de la maison», dit-il. Avant d'ajouter : «je reconnais les faits. C'est un couteau que j'ai chauffé sur le gaz avant de le poser sur les lèvres de ma fille. Je me suis emporté, je m'excuse».
Le substitut du parquet de lui montrer alors les clichés montrant les marques de sévices sur les joues, le dos, les mains et les lèvres de sa fille. Et à propos de son fils, il dira : «je n'ai jamais agi de la sorte envers mon fils». Et quand le président lui a demandé le but qu'il recherchait en maltraitant ses enfants, Alfred Ousseynou Cissokho se justifie. «Je ne savais pas qu'il y avait cette police des mœurs pour m'aider. Ce n'est pas fait de manière criminelle. Je l'ai fait pour les ramener à la raison. J'ai bien compris que je dois les attirer vers moi et privilégier la discussion. Je veux juste une seconde chance. Elle n'a que 16 ans ma fille et elle me dit qu'elle ne veut plus vivre dans le cocon familial. Je suis l'auteur de tous ces sévices. En voulant bien faire, je risque de sacrifier les autres», a-t-il reconnu.
Pire, les investigations ont montré qu'il privait ces pauvres gamins de manger. Ce qu'il a reconnu sans broncher. S'agissant de son frère Joseph Cissokho qui a déclenché les poursuites contre lui, Alfred a nié les menaces de mort qu'il aurait proférées à son encontre.
 
 
Sa fille de 16 ans raconte son calvaire
 
 
À côté de lui, se tenaient ses enfants, P.M. Cissokho et Y.F. Cissokho. Tout chétifs, ils ont d’une voix tremblante accompagnée de chaudes larmes décrit à la barre la scène de violences qu'ils subissaient au quotidien. «J'ai fugué 15 jours et lorsque je suis revenue, il m'a demandé là où j'étais. Mais, il s'est mis à me battre et m'a dit que si je ne pleurais pas, il n'allait pas cesser. Il a réchauffé un couteau qu'il a posé sur ma joue et mes lèvres. Je ne sais pas ce qui me fait fuguer. Et je le lui dis à chaque fois mais il ne me croit pas», a relaté Y.F. Cissokho, gamine de 16 ans. Se plaignant, elle poursuit : «un jour, lorsqu'il me battait, il m'a déshabillée toute nue devant mon petit-frère».
 
Le garçon montre ses blessures au tribunal
 
 
 
P.M. Cissokho, lui, a eu des sévices moins graves. «Il me battait tout simplement», a raconté ce petit qui a montré ses blessures au tribunal, en soulevant son boubou. Par ailleurs, le frère du prévenu, Joseph Cissokho, l'a chargé dans sa narration des faits.
 
Interpelé, Joseph, le frère du prévenu s’explique. «Cela fait 5 ans que maman lui demande d'arrêter les maltraitances qu'il fait subir à ses enfants. Et il n'écoute pas. Lorsque je suis venu aux Parcelles Assainies, il y a de cela 2 ans pour des travaux à la maison familiale, j'ai su le calvaire que vivaient ses enfants. Quand j'ai eu maman au téléphone, elle m'a demandé d'aller saisir la police avant que l'irréparable ne se produise. Il est arrivé qu'on entende les enfants pleurer, tellement il les bat sauvagement avec des fils électriques et à chaque fois. Et quand sa fille est venue chez moi, il a brandi une grosse machette. Là, il a menacé de me tuer si je ne laissais pas sa fille que je séquestrais, selon lui. Sa femme qui le poursuivait lui demandait de lâcher la machette», a expliqué cette partie civile. Le maître des poursuites a alors requis l'application de la loi contre Alfred Ousseynou Cissokho. Pour la défense de ses intérêts, Me Babacar Mbaye a sollicité une application bienveillante de la loi. «Il a laissé 6 enfants à la maison. Qui va s'occuper d'eux ? On ne conteste pas qu'il a exercé des sévices sur ses 2 enfants. Il reconnaît avoir eu ce comportement envers eux. Il pensait toujours bien faire. Il a compris la leçon, donnez-lui une seconde chance», a fait observer la robe noire. Les plaidoiries closes, le juge a fixé le délibéré pour le 15 juin prochain.
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
LES ECHOS


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