Dans son discours d’usage le professeur Papa Fary Seye est revenu sur les trois valeurs de l’olympisme l’excellence, le respect et l’amitié. S'agissant de l'excellence, il précise que ce n'est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais une exigence accessible à tous ceux qui acceptent de faire de l'effort, du travail et de la persévérance, les compagnons de leur réussite.
Enseignant, égyptologue, écrivain auteur de cinq ouvrages, Papa Fary Seye professeur d'histoire et de géographie au lycée d'enseignement général de Diourbel a prononcé le discours d’usage de la 60e édition du Concours Général sur le thème « Le Sénégal à l'heure des Joj 2026 : refonder le sens du bien commun à l'école des valeurs olympiques ». Selon le professeur Seye, les valeurs que portent les Jeux Olympiques de la Jeunesse - l'excellence, le respect et l'amitié - sont aussi celles que l'école s'efforce de transmettre chaque jour à nos enfants et que nos traditions lèguent à toutes les générations. « Parmi elles, l'excellence occupe une place centrale. Dans l'esprit olympique, l'excellence ne consiste pas à être supérieur aux autres, mais à devenir la meilleure version de soi-même. Cette leçon résonne particulièrement dans le cadre du Concours Général. Derrière les distinctions honorifiques et les résultats remarquables se cachent des heures d'étude, des sacrifices, de la discipline et de la persévérance... », fait remarquer le professeur d’Histoire et de géographie qui rappelle que l’excellence ne se borne pas seulement aux salles de classe mais doit irriguer, dit-il, l’ensemble de la vie sociale.
L’excellence n'est pas un don gratuit
« L'excellence enseigne à chaque citoyen que le progrès collectif commence toujours par l'exigence que l'on s'impose à soi-même. Elle nous invite à cultiver l'ambition sans arrogance, la réussite sans égoïsme, et le mérite sans exclusion, car une nation progresse lorsque chacun de ses membres s'efforce de donner le meilleur de lui-même au service d'un destin commun », dit-il. Ce qui lui fait dire que les lauréats du concours général apparaissent comme les ambassadeurs naturels de ces valeurs olympiques. « Votre parcours rappelle à toute la jeunesse que l'excellence n'est pas un privilège réservé à quelques-uns. Elle est une exigence accessible à tous ceux qui acceptent de faire de l'effort, du travail et de la persévérance les compagnons de leur réussite. L'excellence n'est pas un don gratuit, c'est le prix d'un choix dont le profit n'est pas pour soi-même, mais pour la communauté », explique M. Seye.
Au-delà de l’excellence, le respect et l’amitié
Au-delà de l'excellence, le professeur Papa Fary Seye estime aussi que le respect constitue l'une des valeurs cardinales de l'idéal olympique. « Il est le fondement de toute vie en société, car aucune communauté ne peut durablement prospérer lorsque disparaissent la considération mutuelle, l'acceptation des règles communes et la reconnaissance de la dignité de chacun », indique-t-il. Avant de revenir sur une troisième valeur de l’olympique : l’amitié. « Dans un monde traversé par les conflits, les incompréhensions et les fractures de toutes sortes, l'amitié apparaît comme une ressource précieuse pour refonder le sens du bien commun. L'amitié olympique nous rappelle que l'autre n'est pas un concurrent à éliminer, ni une menace à craindre, mais un partenaire avec lequel il est possible de construire un avenir commun. Elle nous invite à développer une culture de la rencontre et de la fraternité fondée sur la conviction que ce qui nous unit est plus fort que ce qui peut nous diviser », ajoute l’égyptologue. Dans son allocution, le chef de l’Etat n’a pas manqué de rendre hommage au professeur Seye. « Il appartient à cette lignée d'enseignants qui donnent à leur métier bien plus que ce que leur métier exige. Son propos nous rappelle que l'école ne prépare pas seulement à des examens, elle prépare une civilisation, elle façonne un citoyen, elle décide en silence de l'avenir », relève le président Faye.
M. CISS












