
Le Parti démocratique sénégalais ne lâche plus l’ancien Premier ministre Aminata Touré. La Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) accuse l’ancien chef du gouvernement «de vouloir se dédouaner sans bourse délier de ses turpitudes dans sa gestion scandaleuse des deniers publics d’un passé très récent, donc non encore prescrite». Le Pds assure que «Mimi Touré, ex N°2 de l’Apr, veut se faire passer pour une victime d’un régime qu’elle a servi avec zèle, comme bras armé qui exécutait froidement les plus viles besognes ». Sur la situation politique nationale, la Fncl qui rappelle que les nombreuses agressions aux acquis démocratiques par le régime doivent pousser à donner un coup de frein aux dérives autocratiques du Président Macky Sall.
Réunie à la permanence nationale Oumar Lamine Badji, la Fédération nationale des cadres libéraux rappelle que le Pds a été le premier parti à avoir vécu les affres du régime de Macky. «La Fncl rappelle que notre parti a été le premier à faire les frais avec autant de violence de la machine répressive du régime ; avec notre candidat Karim Wade condamné par l’anachronique et inhumaine juridiction d’exception de la Crei ; emprisonné pendant 3 années et demi ; exilé depuis 2016 ; privé de son droit de participer à l’élection présidentielle de 2019 et menacé de ne pas figurer parmi les candidats pour celle prévue en 2024», note le Pds.
Poursuivant, la Fncl assure que malgré toutes ces péripéties, le parti est encore debout, cohérent, «toujours fidèle à ses valeurs fondatrices et à sa posture avant-gardiste de tous les combats menés dans l’opposition, et depuis la Conacpo, le collectif des 16, l’Alliance démocratique sénégalaise (Ads), l’Alliance Sopi, le Fal, le Frn, pour ne citer que ces quelques organisations».
En conséquence, poursuivent-ils, ce n’est pas aujourd’hui que le Pds va déroger à l’appel d’un ‘’Groupe de contact’’ pour la mise en place d’une plateforme commune et d’un front unitaire.
En effet, estiment les camarades de Karim Wade, confrontée aux mêmes périls et risques face à un régime de plus en plus répressif, cette alliance stratégique qui participe aussi de la défense de nos valeurs sociétales fondées sur la vérité, le respect des engagements, de la parole donnée, de l’honneur, ne peut qu’emporter l’adhésion des parties prenantes qui s’y conforment. «Il devient dès lors plus loisible pour l’opinion publique nationale et nos alliés de comprendre que le Pds ne puisse consentir à partager la même table avec ses propres bourreaux, non seulement pour leurs violences qu’aucune loi ne saurait justifier ; mais aussi pour leur tortuosité, leur immoralité, parce que capables pour des intérêts crypto personnels de renier leurs compagnons d’hier, et sans aucune espèce de vergogne de se dédire pour des broutilles», disent-ils encore, faisant ainsi allusion à sa décision de ne partager un quelconque cadre avec l’ancien Premier ministre Aminata Touré.
Pour le Pds, «en plus de vouloir se dédouaner, sans bourse délier, de ses turpitudes dans sa gestion scandaleuse des deniers publics d’un passé très récent, donc non encore prescrite, Mimi Touré, ex N°2 de l’Apr, veut se faire passer pour une victime d’un régime qu’elle a servi avec zèle, comme bras armé qui exécutait froidement les plus viles besognes». Selon les libéraux, c’est pour échapper à la vindicte de son ex patron suite aux accusations de pillage et de prédation de l’argent du contribuable notées dans ses onze années passées à la tête des Institutions, qu’elle cherche à se cacher derrière une opposition qu’elle a récemment voulu mener à l’échafaud.
Ainsi, estiment-ils, «ce n’est pas donc de notre faute, s’il y a à peine quelques mois, celle qui aspirait à diriger l’Assemblée nationale sur la base d’un ‘’accord’’ qu’elle dit avoir noué avec le Président Sall, se retrouve assommée par une désillusion liée à des ambitions personnelles non satisfaites, puisse changer de camp et se lancer à la recherche d’alliés de circonstances, tel le Prince de Soubise défait, recherchant son armée une lanterne à la main ! Nous ne pourrons lui servir de piédestal pour combler son insignifiance politique».
Sidy Djimby NDAO