jotaay
jotaay

https://www.facebook.com/flyairsenegal
Le meilleur de l'info au sénégal
NOUVEAU PROJET DE LOI SUR LA REGULATION DES MEDIAS : Un périmètre élargi, des pouvoirs renforcés et des risques majeurs sur la liberté de la presse et la démocratie AFFAIRE TABASKI NGOM ET AUTRES : Auditionné au fond, Moustapha Diop balaie les accusations et met au défi la dame de présenter des preuves SCANDALES DE VIDEOSURVEILLANCE ET DONNEES SUR WHATSAPP : La Cdp épingle les mauvais élèves du numérique DÉCÈS DE L’ÉTUDIANT ABDOULAYE BA : L’autopsie confirme un polytraumatisme sévère et écarte la piste d’une cause naturelle ESCROQUERIE D’UN COMMERÇANT POUR 80 MILLIONS DE F CFA PORTANT SUR DU FER : L’affaire du fer volé à Ecotra refait surface, le transitaire Ibrahima Basse poursuivi en justice par le commerçant Bathie Diouf ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SYNPAPS ET DU SYNPICS DE LA RTS : Les syndicalistes annoncent une marche nationale et un blackout total Ryad : Macky Sall à la Conférence mondiale sur le marché du travail REFONDATION CURRICULAIRE DU SENEGAL : La Cnept met contre garde sur une démarche d’exclusion préjudiciable à la qualité du système éducatif SORTIE SUR LES PRIMES DES LIONS :  La Fédération désavoue El Hadi Diouf, se démarque totalement de ses propos et invite ceux qui gravitent autour de la sélection nationale à faire preuve de retenue dans leurs prises de parole publiques Maktoub !

Kafountine : Le maire David Diatta plaide pour la légalisation de la culture du cannabis



Kafountine : Le maire David Diatta plaide pour la légalisation de la culture du cannabis
Kafountine, dans le département de Bignona, est une sous-région en miniature. La localité abrite une importante communauté de Ghanéens, de Sierra-Léonais, de Gambiens, d’Européens, de Nigérians et de Guinéens. « Quatre-vingt-onze pour cent de la superficie est partagée entre les bolongs et les bras du fleuve. Il n’y  a quasiment jamais de contrôle, c’est des zones difficiles d’accès. Une diversité de la population avec une forte présence  de Sénégalais des autres régions et d'étrangers.
 
 
 
Kafountine est une zone de pêche. L’activité économique y  est très forte. Dans les îles, on y parle de culture de cannabis. C’est presque une tradition. « Je suis insulaire. J’ai moi-même mangé l’argent du cannabis. Cela, le maire de Kafountine affirme l’avoir dit jusqu’au ministère de l’Intérieur. Je l’ai dit devant les autorités. N’importe qui d’entre eux qui étaient dans les mêmes conditions que ces populations allait vivre de la même manière », tente de se justifier le maire David Diatta qui a reçu une délégation de Minority Rights Group. Mieux, il prône la légalisation.
 
 
 
Selon l’édile, le code de la drogue au Sénégal est bien encadré, en donnant les conditions dans lesquelles  on peut utiliser du cannabis. Il ne s’agit, pour le moment, que d’usage médical à travers les médicaments. Le maire souligne que la tendance internationale est à la légalisation, au moment où le Sénégal parle de  criminalisation.
 
 
 
« Je suis heureux d’apprendre que le Maroc et d’autres pays ont légalisé. Le Sénégal devrait suivre. Malgré la clandestinité, des hommes et des femmes produisent, mais se heurtent souvent aux problèmes de l’écoulement. Quand on fait l’économie de la drogue, on se rend compte que la production estimée dans les îles n’est pas vraiment ça. Le Sénégal devrait penser à légaliser, parce que si c’est bien encadré, la culture du cannabis fera plus de bien que de mal ».
 
 
 
Et de préciser : « Tout excès est nuisible. Je n’ose donc pas dire qu’il faut légaliser, mais je suis pour la légalisation. Malheureusement, le Sénégal emprisonne ceux qui sont dans la culture, la vente et la consommation. »
 
 
 
Pour  David Diatta, « la répression est une  manière pour les autorités de ne pas toucher le fond du problème. La démarche, estime M. Diatta, est la substitution de cultures. L’État est en train de développer un programme dans ce sens. Par rapport à la légalisation ou pas, si j’avais les arguments scientifiques et les moyens légaux, je vais prôner  la légalisation du cannabis  et sa culture », dit-il.
 
 
 
 « Mon intime conviction est que les Etats de la sous-région sont en train d’échouer par rapport à la politique de l’emploi des jeunes. Si je fais l’alignement avec la culture du cannabis, l’État a adopté la répression qui n’a jamais véritablement changé le phénomène. Par rapport aux îles, la production du cannabis qui y est fait  est minime par rapport à ce qui se fait ailleurs, en tout cas  par rapport à la production mécanique où les gens emploient d’autres bras. Dans les îles, on pratique une culture de subsistance. Il n’est pas impossible pour une personne d’exploiter un demi-hectare, compte tenu des conditions de travail ».
 
 
 
 D’ailleurs Kafountine n’est pas le seul endroit où on cultive cette herbe nocive. Djibidione, par exemple, est connu pour abriter des champs de cannabis, renseigne-t-on. Les jeunes qui travaillent dans ces plantations l’appellent « Espagne ». D’ailleurs en y allant, ils disent partir en Espagne. Dans ces vastes champs, ils assurent le défrichage et l’arrosage. Ils sont payés entre 400 000 et 500 000 F CFA. Ces activités, renseigne une source, avaient réduit le phénomène de la migration irrégulière dans la zone.
 
 
 
« La proximité avec la Gambie fait que l’écoulement du produit se faisait très facilement. Seulement, les récentes opérations de l’armée dans cette zone ont  détruit tous ces champs et les surfaces ont été récupérées. Le business entretenu autour de ce circuit  qui n’existe plus serait à l’origine  de la recrudescence de la migration irrégulière », note notre interlocuteur.
 
seneweb


ACTUALITE | POLITIQUE | SPORTS | SOCIETE | SERIE | RELIGION | REVUE DE PRESSE | ECONOMIE | CHRONIQUE | CULTURE | BOOMRANG | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV-DIRECT | SANTE | World Cub Russie 2018 | SERIE TV SENEGAL | LES ECHOS | pub | Radios d’Ici et d’Ailleurs | Santé | Contribution | AFRIQUE | TECH NEWS | VIDEO DU JOUR | HISTOIRE | TV


LIVE RADIO



Infantilisme

Lâcher du lest

Tout ouïe

Femme

Histoire

Jour de vérité

Pour des nèfles

Héraut

Bourse

Moratoire



SANTE

L’ACUPUNCTURE, LES VENTOUSES, LA MOXIBUSTION, LE MASSAGE THÉRAPEUTIQUE ET LE BADUANJIN : La médecine traditionnelle chinoise s’invite au plateau médical

Dans la lignée d'Octobre Rose, la campagne annuelle Novembre Bleu vise à sensibiliser sur les maladies masculines

Octobre Rose : Ce qu’il faut savoir sur la campagne

CRÉATION DU STATUT DE MÉDECIN EN SPÉCIALISATION ET AUDIENCE AU PALAIS : Le Collectif des médecins en spécialisation suspend sa grève et donne 3 mois au gouvernement

XEL DU DOY | HEMORROIDES ET TROUBLES DIGESTIFS