L'ancienne Directrice générale de l'Agence de développement et d'encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Marie Thérèse Diédhiou, a été sauvée de justesse par un vice de forme concernant les poursuites qui ont été initiées contre elle. Le tribunal correctionnel de Dakar, en statuant hier, mercredi 22 avril 2026 sur les exceptions soulevées par la défense concernant la nullité de la procédure judiciaire, a tout simplement tranché en faveur de celle-ci et de ses conseils. Ainsi, dans son délibéré, le juge a reçu l'exception portant sur la nullité avant d'annuler toute la procédure, tout en précisant que ladite procédure est frappée de vice. Rappelant ainsi que les droits de la défense ont été "violés", Me Ciré Cledor Ly et ses confrères avaient, entre autres exceptions, déclaré par ailleurs que la citation servie à leur cliente n'a pas visé les dispositions de l'article 258 du code pénal qui réprime la diffamation.
Il faut rappeler que c'est à la suite d'une sortie à l'issue du procès de Azoura Fall au tribunal de Dakar que Marie Thérèse Diédhiou avait tenu ces propos jugés diffamatoires par les plaignants à l'endroit des Wolofs. "l’insulte fait partie de la culture sénégalaise. Ce sont les Wolofs qui insultent. Les Joolas n’insultent pas", avait-elle indiqué. Mais, lorsqu'elle a été entendue, elle avait soutenu devant les enquêteurs que ses propos avaient été déformés. Elle a déclaré que dans son discours il n'a jamais été question d'insultes à la communauté wolof. Elle était poursuivie pour diffamation, insultes par le biais d'un système informatique et discours contraire aux bonnes mœurs, faits que le chroniqueur Abdoulaye Cissé dit Sa Wolof et ses camarades de parti, Ababacar Sadikh Diop et Ousmane Dieng, lui imputait.
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