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GOUVERNANCE ANTIDÉMOCRATIQUE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Guy Marius Sagna se rebelle et s’abat sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du groupe parlementaire Pastef



GOUVERNANCE ANTIDÉMOCRATIQUE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Guy Marius Sagna se rebelle et s’abat sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du groupe parlementaire Pastef

 
 
 
Dans une note incisive publiée sur sa page Facebook, le député Guy Marius Sagna dénonce un fonctionnement qu’il estime opaque et peu démocratique de l’Assemblée nationale et du groupe parlementaire Pastef. Au cœur de sa charge, un bureau accusé de décider sans consulter la majorité des députés, au nom d’une confiance devenue, selon lui, le paravent de pratiques contestées.
 
 
Dans une note publiée sur sa page Facebook, le député de Pastef du département de Ziguinchor estime que « la démocratie parlementaire ne saurait se résumer à des outils de communication, aussi modernes soient-ils». Selon lui, «le renforcement de la démocratie représentative devrait d’abord s’opérer au sein même de l’Assemblée nationale, notamment à travers des rapports plus équilibrés entre les membres du Bureau et la majorité des députés qui n’en font pas partie», dit-il.
Guy Marius Sagna relève ainsi ce qu’il qualifie de déficit démocratique dans les relations internes à l’institution. Il soutient : «depuis l’installation du Bureau actuel en décembre 2024, les députés non-membres n’ont jamais été consultés avant les réunions stratégiques». Dans ces conditions, avance-t-il, les positions défendues par les membres du Bureau relèveraient davantage de choix individuels que d’une expression collective de la majorité parlementaire. Le député rapporte par ailleurs qu’«un échange avec l’un de ses collègues a mis en lumière ce qu’il considère comme une tactique parlementaire désormais bien installée». Selon cet argumentaire, les membres du Bureau, les présidents de commissions et les chefs de délégation au sein des instances parlementaires régionales et internationales n’auraient pas à solliciter l’avis préalable des députés, dès lors qu’ils ont été élus par eux. Cette logique reposerait sur un principe de confiance et de solidarité, comparable à celui qui prévaut dans d’autres structures élues.
Une justification que Guy Marius Sagna juge insuffisante, au regard des critiques récurrentes formulées aussi bien par des députés que par des citoyens. Il rappelle que «de nombreux élus dénoncent depuis plusieurs mois le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du groupe parlementaire Pastef, appelant à une autre manière de faire de la politique parlementaire». Et dans sa note, le député évoque notamment la faiblesse des propositions de lois portées par la 15e législature, ainsi que l’absence de commissions d’enquête parlementaire, pourtant essentielles au contrôle de l’action publique. Il mentionne également le règlement des dettes des députés de la XIVe législature sans compte-rendu détaillé, une situation qu’il présente comme symptomatique d’une gestion fondée sur la confiance plutôt que sur la transparence.
 
Guy fustige le cumul de fonctions, les appuis financiers, l’affaire des véhicules…
 
D’autres griefs sont également cités, parmi lesquels «la gestion jugée opaque des appuis financiers alloués aux groupes parlementaires, l’utilisation limitée des ressources du groupe parlementaire Pastef dans l’élaboration de propositions de loi, ou encore certaines décisions prises sans concertation préalable, telles que l’attribution de véhicules aux députés ou les désignations à des postes stratégiques», note le parlementaire. Le cumul de fonctions par certains députés est également pointé comme un sujet de préoccupation.
Pour Guy Marius Sagna, ces différents éléments expliquent en grande partie le malaise exprimé par une frange de plus en plus large de l’opinion publique. Il estime que « les citoyens, tout comme les députés critiques, se heurtent systématiquement à la même réponse, celle de la confiance accordée aux responsables élus ». Une posture qu’il juge problématique lorsqu’elle sert à écarter toute remise en question du mode de gouvernance.
L’élu considère que «cette manière de fonctionner contribue à creuser l’écart entre les attentes populaires et les résultats produits par l’Assemblée nationale». Il souligne que, dans la pratique, «les membres du Bureau se rendent aux réunions décisionnelles sans consultation préalable, avant d’informer les autres députés des décisions prises».
 
 
Baye Modou SARR
 
 
 
 
LES ECHOS


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