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FIN DE SA PRÉSENCE MILITAIRE EN AFRIQUE : Ce que la France perd en fermant ses bases militaires sur le continent



FIN DE SA PRÉSENCE MILITAIRE EN AFRIQUE : Ce que la France perd en fermant ses bases militaires sur le continent

 
 
 
Alors que le départ des troupes françaises du Sénégal cristallise les débats autour des conséquences pour Dakar – pertes d’emplois, renseignements militaires et coopération sécuritaire –, une autre question reste en suspens : ‘’Que perd réellement la France ?’’ Si les impacts économiques et stratégiques pour le Sénégal sont souvent évoqués, l’envers du décor mérite tout autant d’être analysé. Perte d’influence géopolitique, affaiblissement du renseignement en Afrique de l’Ouest, recul de la présence militaire française sur un continent en pleine recomposition stratégique… Derrière ce retrait se joue aussi un tournant majeur pour Paris, dont les intérêts et le rôle en Afrique sont désormais remis en question. Cet article explore ce que la France laisse derrière elle – et ce que cela révèle de son avenir en Afrique.
 
 
 
L’annonce du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le 31 décembre 2024, concernant la fermeture des bases militaires étrangères dans son pays d’ici 2025, marque un tournant majeur dans les relations entre la France et l’Afrique de l’Ouest. Cette décision, couplée à la restitution de la base militaire d’Abidjan à l’armée ivoirienne, illustre un désengagement progressif de la France sur le continent. Si beaucoup ont analysé ce que ces fermetures signifient pour les pays africains, il est tout aussi essentiel de se pencher sur ce que la France perd en quittant ces territoires.
 
 
Une perte stratégique majeure
 
 
 
Depuis plus de six décennies, la présence militaire française en Afrique a été un levier clé de son influence géopolitique. À l’origine, ces bases servaient à garantir la stabilité des régimes postindépendance et à permettre des interventions rapides en cas de crise. Elles ont été essentielles dans des opérations comme Barkhane (2014-2022) contre les groupes djihadistes au Sahel, ou encore l’opération Licorne en Côte d’Ivoire (2002-2015).
Avec la fermeture progressive de ces bases, la France perd un réseau logistique stratégique. Sans ces points d’ancrage, elle aura plus de difficultés à intervenir rapidement en cas de besoin, notamment pour évacuer ses ressortissants lors de crises sécuritaires. L’évacuation des Européens du Soudan en 2023 grâce à la base de Djibouti en est un exemple frappant. Ce retrait militaire limite donc la capacité de la France à projeter sa puissance en Afrique et à assurer la sécurité de ses intérêts.
 
 
 
Un recul diplomatique
 
 
 
La fermeture des bases militaires traduit une perte d’influence politique et diplomatique pour la France. En mettant fin à sa présence physique, elle renonce à une capacité d’intervention directe qui lui a souvent permis de peser sur les décisions politiques africaines. Pendant longtemps, la France a été considérée comme le «gendarme de l’Afrique», menant plus de 50 interventions militaires sur le continent entre 1964 et 2014.
Ce désengagement militaire s’accompagne d’un affaiblissement de son poids diplomatique dans les instances internationales. À l’Onu, la France a longtemps été le principal rédacteur des résolutions concernant l’Afrique. Cette influence risque d’être amoindrie au profit d’autres puissances, notamment la Chine et la Russie, qui renforcent leur présence militaire et diplomatique sur le continent.
En outre, la politique africaine de la France est désormais de plus en plus contestée sur la scène internationale. L’Italie, par exemple, n’a pas hésité à critiquer publiquement l’attitude de Paris en Afrique, tandis que les États-Unis et l’Allemagne adoptent des approches plus nuancées face aux nouveaux régimes en place.
 
Des conséquences économiques non négligeables
 
 
 
Au-delà de l’aspect stratégique et diplomatique, la réduction de la présence militaire française en Afrique pourrait entraîner des répercussions économiques. En 2023, l’Afrique représentait 1,9% du commerce extérieur de la France, avec des intérêts concentrés dans le secteur minier et énergétique. La présence militaire facilitait l’accès aux ressources naturelles et sécurisait les investissements français, notamment dans les pays instables.
Avec le retrait des troupes françaises, des concurrents comme la Russie (via le groupe Wagner) ou la Chine pourraient accroître leur influence sur des secteurs clés comme l’exploitation de l’uranium au Niger ou du pétrole en Afrique centrale. La France pourrait ainsi perdre son avantage concurrentiel dans des régions stratégiques, où elle bénéficiait historiquement de conditions privilégiées grâce à sa présence militaire.
 
 
 
Le Sénégal face à un nouveau défi
 
 
 
Pour le Sénégal, le départ des bases françaises représente une opportunité de renforcer sa souveraineté militaire, mais aussi un défi en matière de sécurité. Le pays devra investir davantage dans ses capacités de renseignement et de défense pour compenser l’absence du soutien français en cas de menace terroriste ou de crise régionale.
Sur le plan économique, certains s’inquiètent des pertes d’emplois générées par la fermeture des bases, qui employaient du personnel local. Toutefois, cette décision permet au Sénégal de négocier de nouveaux partenariats de défense avec d’autres puissances ou de renforcer sa coopération avec d’autres États africains.
Par ailleurs, ce retrait militaire pourrait redéfinir les relations diplomatiques entre Dakar et Paris. Le Sénégal, historiquement allié de la France, cherche désormais à diversifier ses partenariats internationaux, notamment avec des pays comme la Turquie, la Chine ou les États-Unis.
 
 
Une nouvelle ère pour les relations franco-africaines
 
 
 
La fermeture des bases militaires françaises en Afrique signe la fin d’une ère et marque une perte d’influence significative pour Paris. Sur le plan stratégique, diplomatique et économique, la France doit repenser sa relation avec le continent. Elle ne peut plus se contenter d’un rôle de protecteur militaire, mais doit redéfinir sa coopération avec les États africains sur des bases plus équilibrées.
Pour les pays africains concernés, ce retrait ouvre une nouvelle page, avec l’opportunité d’affirmer leur souveraineté tout en renforçant leurs capacités de défense. Reste à savoir comment les nouvelles dynamiques internationales se mettront en place et quels seront les nouveaux acteurs qui s’imposeront sur le continent.
 
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
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