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EXTORSION ORGANISÉE AUTOUR DES ATTESTATIONS DE VISITE TECHNIQUE À ZIGUINCHOR : Amadou Tom Mbodji de l’Ona2j dénonce une pratique occulte et met en garde




 
 
À Ziguinchor, une polémique enfle autour de la délivrance des attestations de visite technique. Selon des informations concordantes recueillies auprès d’usagers, des transporteurs et des particuliers auraient été contraints de verser la somme de 10.000 francs Cfa pour obtenir le précieux document au Service des mines. Une pratique jugée « illégale » et « inacceptable » par Amadou Tom Mbodji, président de l’Organisation nationale d’assistance juridique et judiciaire (Ona2j), qui est monté au créneau pour dénoncer ces faits et prévenir les auteurs de telles dérives.
 
Dans une déclaration rendue publique, le président de l’Ona2j affirme avoir été saisi par plusieurs citoyens faisant état de paiements indus exigés dans le cadre de l’obtention d’une attestation de visite technique au niveau de la Division régionale des transports routiers de Ziguinchor. « Il nous a été rapporté que des usagers seraient obligés de débourser 10.000 francs Cfa pour un document dont les conditions de délivrance sont pourtant clairement encadrées par la réglementation en vigueur », déplore-t-il. Pour l’Organisation nationale d’assistance juridique et judiciaire, « ces pratiques s’apparentent à une forme d’extorsion et constituent une atteinte grave aux droits des citoyens. Aucun agent, aucun intermédiaire, aucun démarcheur n’a le droit d’exiger un paiement non prévu par les textes. Faire payer 10.000 francs Cfa pour une attestation de visite technique, en dehors des frais réglementaires, relève d’une perception illégale d’argent », martèle M. Mbodji.
Soucieux de vérifier les faits et d’obtenir des clarifications, le président de l’Ona2j indique avoir rencontré le Directeur de la Division régionale des transports routiers de Ziguinchor, Papa Amet Ndao. Selon lui, le responsable administratif a « formellement rejeté toute implication » dans ces pratiques dénoncées par les usagers. « Le Directeur nous a assuré qu’il n’a jamais instruit ni autorisé un quelconque paiement de 10.000 francs Cfa pour l’attestation de visite technique. Il a qualifié ces agissements de frauduleux et contraires aux règles de fonctionnement de son service », rapporte Amadou Tom Mbodji. Toujours d’après ce dernier, des engagements fermes ont été pris pour que des mesures idoines soient mises en œuvre afin de faire cesser toute pratique assimilable à du racket au sein de la structure.
Dans un souci d’apaisement, l’Ona2j affirme avoir, à ce stade, privilégié la voie du dialogue et de la responsabilité administrative. « Au regard des engagements pris par le Directeur, nous avons décidé, pour le moment, de ne pas saisir la justice. Nous estimons qu’il est important de laisser à l’administration l’opportunité de corriger ces dysfonctionnements et d’identifier les éventuels auteurs de ces actes », explique le président de l’organisation. Mais le ton se durcit lorsqu’il évoque l’éventualité de nouvelles dénonciations. « Nous tenons à être clairs, si nous sommes à nouveau informés de tentatives d’extorsion ou de perception illégale d’argent dans le cadre de la délivrance des attestations de visite technique, nous n’hésiterons pas à saisir le procureur de la République par le dépôt d’une plainte formelle », avertit-il. Pour l’Ona2j, il ne saurait être question de banaliser des pratiques qui fragilisent la confiance des citoyens envers les services publics.
Amadou Tom Mbodji rappelle avec insistance les conditions légales d’obtention de l’attestation de visite technique. « La seule exigence, c’est la présence physique du véhicule pour le contrôle, ainsi que le paiement d’un timbre de 2000 francs Cfa, conformément aux dispositions en vigueur. Aucun autre paiement ne doit être demandé, que ce soit 5000, 10.000 francs ou davantage », précise-t-il. Toute somme réclamée en dehors de ce cadre doit, selon lui, être considérée comme suspecte et dénoncée. Pour le président de l’Ona2j, cette affaire met en lumière un problème plus large, « la vulnérabilité des usagers face à certaines pratiques informelles qui prospèrent sur la méconnaissance des textes et la crainte de représailles. Beaucoup de citoyens paient parce qu’ils craignent de voir leur dossier bloqué ou leur véhicule immobilisé. Cette peur alimente le système. Il faut briser ce cercle vicieux par l’information et le courage civique », insiste-t-il.
L’organisation appelle ainsi les transporteurs, chauffeurs et particuliers à refuser catégoriquement toute forme de racket. Elle les invite également à conserver toute preuve de paiement indu et à signaler immédiatement les faits, que ce soit auprès de la hiérarchie administrative concernée ou des organisations de défense des droits. « La lutte contre la corruption et les pratiques assimilées ne peut être efficace que si les victimes acceptent de parler », souligne M. Mbodji. Au-delà du cas spécifique de Ziguinchor, l’Ona2j entend faire de cette dénonciation un signal fort. « Nous voulons envoyer un message clair : les services publics appartiennent aux citoyens. Ils doivent fonctionner dans la transparence, la légalité et le respect strict des textes. Toute dérive sera combattue avec fermeté », affirme son président. Dans une région où le transport routier joue un rôle essentiel dans la mobilité des personnes et des biens, la question de la régularité des documents administratifs revêt une importance capitale. L’attestation de visite technique conditionne en effet la circulation légale des véhicules et participe à la sécurité routière. Y introduire des pratiques illégales revient, selon l’Ona2j, à fragiliser à la fois l’État de droit et la sécurité collective.
En attendant d’éventuels développements judiciaires, Amadou Tom Mbodji dit rester attentif à l’évolution de la situation. « Nous avons choisi, pour l’instant, la voie du dialogue. Mais notre responsabilité est aussi de protéger les usagers. Si les engagements pris ne sont pas respectés, nous prendrons toutes les mesures nécessaires, y compris judiciaires », conclut-il.
Baye Modou SARR
 
 
 
 
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