La situation sanitaire du leader de Pastef semble être inquiétante. Le Bureau politique de Pastef, en conférence de presse samedi réclame la restitution de son passeport pour aller se faire soigner à l’étranger.
Quarante-huit heures après son hospitalisation dans une clinique à Dakar, l’état de santé d’Ousmane Sonko semble inquiétant. Ses visites limitées, proches et partisans Patriotes africains pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) tirent la sonnette d’alarme. C’est ainsi qu’en conférence de presse samedi dernier, le Bureau politique de Pastef a tenu à sonner l’alerte sur la situation sanitaire de leur leader. «Même les responsables du parti peinent à le voir, parce qu'il est sous traitement et sous surveillance médicale, compte tenu de la gravité de la situation. Il y a des gaz qui pendant un certain temps ne peuvent être détectés, mais continuent à avoir des effets néfastes dans l'organisme. Tout ce qui arrivera au président Ousmane Sonko sera de la faute du président de la République, Macky Sall et de son ministre de l'Intérieur, Antoine Diome. Le Bureau politique de Pastef demande l'évacuation à l'étranger du président Ousmane Sonko pour voir le degré de nocivité du gaz qu'il a inhalé. Ciré Clédor est en France parce que n'ayant pas d'entrave par rapport à son passeport. Ousmane Sonko a subi le même sort et devait être évacué. C'est pourquoi nous demandons qu'on lui restitue son passeport pour qu'il puisse être évacué», souligne le SG de Pastef, Bassirou Diomaye Faye.
Selon lui, l’Etat aurait un projet contre leur leader qui dérange. «Macky Sall veut éliminer politiquement Ousmane Sonko, à la suite d'un sondage qu'il a lui-même commandité et qui lui a révélé que face à Sonko, il n'ira même pas au second tour. C’est pourquoi il veut utiliser sa dernière arme qui est l'élimination physique d’Ousmane Sonko. Un procès pour diffamation mettant en compte un ministre de la République effectivement épinglé et qui devait être derrière les barreaux a viré à une tentative d'assassinat sur fond d'empoisonnement. C’est pourquoi nous demandons à la population à faire face», note Bassirou Diomaye Faye.
Baye Modou SARR