Au lendemain du discours d’Ousmane Sonko devant la diaspora sénégalaise au Maroc, Papa Djibril Fall, député et leader des Serviteurs, ne cache pas son indignation. Sur ses plateformes numériques, il fustige «l’infamie» infligée au Sénégal et interpelle l’Union des magistrats du pays, dénonçant une posture qu’il juge contraire aux valeurs de l’État et au respect dû aux ressortissants sénégalais.
La sortie avant-hier du Premier ministre a révulsé le député Papa Djibril Fall. Au maroc, devant la communaité sénégalaise, Ousmane Sonko avait notamment dit : «je ne tiens même pas compte des manigances au sommet de l’État. Les fidèles du système tomberont comme un château de cartes». Avant d’ajouter : «L’État profond est toujours présent. Les mêmes personnes, qui ont traversé les régimes, continuent de manigancer. Nous faisons toujours face à eux», accuse-t-il.
Une sortie qui a immédiatement provoqué une réaction outrée du député Papa Djibril Fall, ravivant le débat sur la posture institutionnelle du pouvoir et les lignes de fracture politiques persistantes au Sénégal.
Pour Papa Djibril Fall, certaines déclarations de Sonko dépassent les limites de la fonction. «Un Premier ministre qui dénigre, allègrement, son pays et/ou ses fils hors du territoire national est inacceptable. Quelle calamité», a-t-il dénoncé, avec force, sur ses comptes numériques.
Le député ne s’arrête pas là. Il interpelle directement l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), estimant que la gravité de la situation exige une réaction institutionnelle immédiate : «j’attends encore le communiqué de l’Union des magistrats. Cette infamie infligée au Sénégal doit cesser». Pour Papa Djibril Fall, il ne s’agit pas simplement d’un différend politique, mais d’un affront porté à l’image de la nation et à la dignité de ses ressortissants.
Derrière cette mise en garde se dessine une critique plus profonde : l’incompatibilité, selon lui, entre la rhétorique militante de certains dirigeants et la responsabilité institutionnelle qu’impose la fonction de Premier ministre. Papa Djibril Fall rappelle que la diplomatie et le respect des institutions ne sont pas négociables.
Pour Papa Djibril Fall, la défense de l’État et de ses institutions prime sur toute ambition politique, et l’absence de réaction face à ce qu’il qualifie d’infamie ne ferait qu’encourager d’autres excès. Le pays, avertit-il, mérite que ses dirigeants assument pleinement leurs responsabilités, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières nationales.
Sidy Djimby NDAO












