
Des larmes de joie et de reconnaissance, Boy Niang 2 en a versé hier, particulièrement pour son père, l’ancien lutteur De Gaulle. Suite à sa prestigieuse victoire devant Balla Gaye 2, Boy Niang a décortiqué le combat avant de se confier sur son engagement et son assurance avant le combat.
Boy Niang pleure en remerciant son père De Gaulle
«Je rends grâce à Dieu parce qu’Il m’a permis de décrocher cette belle victoire pour ce grand jour. (En pleurs) Mon père a tout entendu à cause de ma petite personne. Il s’est battu toute sa vie pour moi. Je sais tout ce qu’il a fait pour moi et je ne cesserai jamais de le remercier. Ma mère aussi n’est pas en reste, mais mention spéciale à mon père. Il a toujours cru en moi. Pendant 3 mois, je n’ai pas vu ma mère, ni ma femme, encore moins mon enfant. Je ne voyais que mon père à l'entraînement. Parfois, il m’arrive de penser que la lutte n’en vaut pas le coup. C’était très dur de rester 3 mois loin de ma famille.»
Balla Gaye, un grand champion, selon Boy Niang
«Balla, je l’encourage, je le félicite aussi. Balla a beaucoup fait dans la lutte sénégalaise. C’est un champion accompli. Il est et restera notre idole, parce nous voulons faire ce qu’il a fait ou plus encore. C’est un grand-frère pour moi. Je m’excuse pour tout ce qui lui a été dit avant ce combat. On partage toutes nos peines et nos joies. Je vais aller rendre visite à Balla. Il a un esprit de grandeur. Il sait qu’après avoir fait ses preuves, nous sommes tenus de maintenir le flambeau de la lutte. Je lui souhaite le meilleur.»
Thiapathioli décortique le combat
«Je savais que comme un lion, il allait attaquer. Il a essayé de m’atteindre, je lui ai donné un coup. Il s’est attaqué à mes jambes. Je l’ai pris, malheureusement il m’a échappé, surement parce qu’il avait de la sueur au corps. Je me suis retenu et j’ai pris mon temps. Je ne me suis pas précipité. Mais il a oublié que je lui avais dit qu’il est un grand lutteur, mais il n’est pas meilleur que moi (rire). J’ai pris le temps par la suite de le contrôler puis je l’ai plaqué et il avait ses deux mains au sol. Mais je me suis dit que le combat devait surtout se terminer au sol et c’est ce qui est arrivé.»
L’engagement et l’assurance de Boy Niang avant le combat
«Je sais juste que je suis un lutteur. Je suis toujours convaincu qu’il n’y a pas un seul lutteur que je ne peux pas terrasser dans cette arène. Dans le monde de la lutte, parfois, les gens peuvent se tromper dans leurs analyses. Certains disaient que je ne suis pas capable de terrasser un poids lourd. Mais il faut revoir mes combats avec eux. Je suis souvent au début et à la fin des actions. A chaque fois, on se prenait les ngimbs au moins pendant le combat. Je peux aussi dire que les poids lourds aussi ne pèsent pas devant moi. Je pense que le plus important, c’est d’encourager les efforts fournis par les jeunes. Toutes ces critiques restent encourageantes pour nous jeunes champions. A chacun sa période, on a vu ce que Balla a fait de même que Yahya Diop. Chaque champion a son super champion.»