Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a procédé hier à l’évaluation de la mise en place du Plan national d'organisation des secours (Orsec), qui a été déclenché à nouveau, sur instruction du Président Macky Sall, le 5 août 2022, suite aux fortes pluies enregistrées au Sénégal et plus particulièrement dans la capitale sénégalaise où beaucoup de zones ont enregistré des inondations.
Six mois après les dégâts causés et à quatre mois de la prochaine saison hivernale, le ministre de l’Intérieur a fait le point à l’occasion de l’évaluation du Plan Orsec. «Au moins 443 sites, au 31 décembre 2022, ont été libérés des eaux par la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, correspondant à l'évacuation de 18.510.102 m3 d'eau. 2564 habitations sorties des eaux, 951 axes routiers rendus praticables, 440 établissements recevant du public, ainsi que divers lieux de culte et 04 cimetières totalement exondés», c’est ce qu’a indiqué Antoine Diome qui ajoute que pour la prise en charge de l'ensemble de ces sites, 445 moyens de pompage ont été engagés et un linéaire de 47.665 m de tuyaux souples et 20.295m tuyaux anacondas déployés sur le terrain», fait savoir Antoine Diome.
Le ministre est revenu de façon plus exhaustive sur les actions faites sur le terrain par les différents services et autres directions concernées. «Les activités de l’Onas, principal opérateur du secteur de l’assainissement au Sénégal, ont consisté au curage des réseaux, le drainage des eaux pluviales, des bassins et bâches des 160 stations de pompage à la réalisation de travaux d’urgence de réhabilitation et de réparation des réseaux d’eaux pluviales présentant des anomalies et également aux travaux de drainage des eaux pluviales dans certaines zones de Dakar et de l’intérieur du pays. Quant à la Direction de la gestion et de prévention des inondations (Dgpi), elle a appuyé les collectivités territoriales et les organisations de quartiers engagées dans les opérations de libération des sites inondés par la mise à disposition de camions citernes et de motopompes ainsi que la réalisation de dalots. Il faut ajouter les remblaiements des voies publiques, d’écoles, de sites religieux ou de lieux de culte…», cite-t-il.
Dans la foulée, Antoine Diome a exhorté les services concernés à mieux faire face aux inondations de 2023.
Baye Modou SARR