Le groupe de presse D-Media conteste les déclarations du député de Pastef, Cheikh Bara Ndiaye, qui l’accuse de recevoir des fonds de la présidence de la République pour assurer le paiement des salaires de ses employés. Dans un communiqué, le groupe annonce une plainte contre le marabout-politique.
Le groupe de presse D-Media a décidé de saisir la justice à la suite des déclarations publiques de Cheikh Bara Ndiaye. Le parlementaire et membre de Pastef a accusé dans une vidéo largement diffusée dans les réseaux sociaux le groupe de recevoir des fonds en provenance de la présidence de la République afin de financer notamment les salaires de ses employés. Face à ces accusations, la direction de D-Media a décidé de porter l’affaire devant les juridictions compétentes. «Le groupe de presse entend ainsi demander à l’auteur de ces déclarations de produire les éléments matériels susceptibles d’étayer ses affirmations», lit-on dans le communiqué.
D-Media demande des preuves
Dans sa réaction, la direction de Sen TV, chaîne du groupe D-Media, estime que «de telles accusations ne peuvent être portées publiquement sans preuves». Elle rappelle que son indépendance éditoriale et son intégrité professionnelle ne sauraient être mises en cause sur la base d’allégations qu’elle considère comme infondées. Les avocats du groupe ont ainsi été instruits «d’engager les procédures judiciaires appropriées afin que toute la lumière soit faite sur les propos tenus par Cheikh Bara Ndiaye».
À travers cette plainte, D-Media entend porter le débat sur le terrain judiciaire. Le groupe dit vouloir permettre à la justice d’examiner les accusations et de déterminer, le cas échéant, si elles reposent sur des éléments vérifiables. D-Media réaffirme, pour sa part, sa volonté de défendre son image, ses intérêts et l’indépendance de sa ligne éditoriale par les voies prévues par la loi.
Fatou DIOP













