À l'issue de leur marche pacifique autorisée et encadrée par la police, le Collectif des familles des "martyrs" a dénoncé avec véhémence les lenteurs dans le traitement judiciaire des dossiers des victimes dites de Macky Sall. Ils ont également listé les exigences de leur combat.
Ça a râlé fort, samedi dernier, dans les rangs du Collectif des familles des "martyrs", qui a sonné le tocsin au cours d'une marche pacifique sur le tronçon routier Avenue Bourguiba et rondpoint jet d'eau ; une marche pacifique de protestation ayant enregistré la présence des acteurs de la société civile, notamment, Seydi Gassama, Amnesty international, Abdoulaye Seck, Raddho, et Boubacar Seydi, Ong Horizon sans frontières.
Cette mobilisation pacifique s’inscrit dans une exigence claire et non négociable : la fin de l’impunité et l’établissement de la vérité sur les événements tragiques survenus entre 2021 et 2024. "Nous rappelons avec gravité que nos fils, nos filles, nos frères et sœurs ne sont pas des chiffres.
Ils sont des vies brisées, des rêves interrompus, des familles à jamais marquées par la douleur et l’injustice", a soutenu Djiby Diaw, qui a lu la déclaration au nom du dudit collectif.
Enquêtes indépendantes, transparentes et crédibles, les responsabilités situées
Diaw liste ainsi les fortes doléances du collectif : nous exigeons l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes, transparentes et crédibles afin d’identifier tous les responsables, quels que soient leur rang ou leur fonction ; nous demandons que justice soit rendue sans délai, dans le respect strict de l’État de droit, afin que les victimes et leurs familles retrouvent leur dignité ; nous rejetons toute tentative d’oubli, de manipulation ou de récupération politique de ces tragédies humaines ; nous appelons les autorités à poser des actes forts, symboliques et concrets, pour rompre définitivement d'avec les pratiques ayant conduit à ces violences ; nous dénonçons avec fermeté toute tentative de promotion ou de repositionnement international de responsables politiques impliqués, directement ou indirectement, dans cette période sombre, notamment toute ambition visant des fonctions de haute responsabilité au sein des institutions internationales.
Le coup de gueule du collectif envers la communauté internationale
À ce titre, le collectif considère qu’aucune candidature à un poste aussi éminent que celui de secrétaire général des Nations-Unies ne saurait être moralement acceptable sans que toute la lumière ne soit faite sur les responsabilités liées aux violences et aux pertes en vies humaines. "Nous lançons un appel solennel à la communauté internationale, aux organisations de défense des droits humains et aux institutions multilatérales, afin qu’elles prennent en compte la souffrance des victimes et l’exigence de justice avant toute considération diplomatique ou politique".
Et de conclure : "nous restons mobilisés, unis et déterminés, jusqu’à ce que vérité, justice et réparation soient pleinement obtenues. Cette marche n’est pas une fin, mais une étape. Notre combat est légitime. Notre douleur est réelle. Notre détermination est totale. Non à l’impunité. Justice pour nos martyrs".
Vieux Père NDIAYE













