Il ne rate jamais d'occasion, pour souligner les limites des membres du gouvernement. Dans un post, Thierno Bocoum écrit que "la formule employée par Ousmane Sonko ‘’homme de déstabilisation du monde’’ à propos de Donald Trump appelle d’abord une correction élémentaire. Sur le plan linguistique, il enchaîne : "cette expression est impropre. En français, la structure ‘’homme de’’ s’applique à des qualités ou à des fonctions (homme de paix, homme d’État) et non à un processus. Le terme déstabilisation renvoie à une action ou à un effet, Il convient donc de parler, avec rigueur, de « facteur ou d’acteur de déstabilisation », comme on le fait en relations internationales". Pire, dit-il, "au-delà de cette approximation, le problème est plus sérieux. La diplomatie d’un pays ne se mène pas dans la personnalisation des positions. Elle relève d’une ligne officielle, portée par le chef de l’État. D’après Thierno Bocoum, "Donald Trump n’est pas un homme de paix, mais il ne revient pas à un Premier ministre de le dire. Un État obéit à des règles, à une discipline et à une cohérence dans sa parole diplomatique. Le populisme s’en affranchit pour se construire une posture de courage, sans en assumer les responsabilités ni en avoir les moyens d’action. Il apparaît de plus en plus clairement que les logiques politiques portées par Ousmane Sonko dans la perspective de 2029 entrent en tension avec les exigences de gouvernance du quinquennat actuel. Bassirou Diomaye Faye est de plus en plus interpellé sur sa part de responsabilité dans le recul observé, en lien avec une gouvernance trop passive face aux enjeux actuels", a-t-il laissé entendre.












