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SA MÈRE AIDA SAGNA RISQUE 15 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE POUR ACTE DE TERRORISME...: Pape Ousmane Badiane accuse son beau-père Lamine Ndiaye d'avoir entraîné sa génitrice dans cet embarras et promet de lui régler son compte



SA MÈRE AIDA SAGNA RISQUE 15 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE POUR ACTE DE TERRORISME...: Pape Ousmane Badiane accuse son beau-père Lamine Ndiaye d'avoir entraîné sa génitrice dans cet embarras et promet de lui régler son compte
 
 
 
15 ans de réclusion criminelle, c'est ce que risque Aïda Sagna, la mère de 2 enfants qui a comparu hier devant la Chambre criminelle spéciale de Dakar pour acte de terrorisme, association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme, apologie du terrorisme et recrutement de personnes en vue de participer à un acte terroriste. Elle sera édifiée sur son sort le 29 avril prochain.
 
 
 
 
Pour des faits d'acte de terrorisme, d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme, apologie du terrorisme et recrutement de personnes en vue de participer à un acte terroriste, Aïda Sagna, surveillante à l'école privée «Sokhna Khadija», a été renvoyée hier devant la Chambre criminelle spéciale de Dakar. Faisant la genèse de l’affaire, la procureure rappelle qu'en 2012, suite à la chute et à l'assassinat du président Mouammar Kadhafi, la Libye est entrée en guerre civile. Conséquence : "Daesh" avait installé des bases là-bas et plusieurs individus se réclamant musulmans radicaux ont rejoint ledit pays pour faire la chahada. Beaucoup de Sénégalais avaient rejoint la «guerre sainte». Parmi elles,  Aïda Sagna. Rapatriée pour on ne sait quelle raison au Sénégal, elle a été cueillie par des éléments des renseignements du pays qui le soupçonnaient d'avoir été en zone de combat en Libye.
Interpellée, Aïda Sagna qui niait tout acte terroriste, avait expliqué avoir rejoint ce pays pour des raisons médicales (se soigner d'un fibrome). À l'en croire, sa bienfaitrice Mariama Baldé, qu'elle avait fortuitement rencontrée dans un véhicule, l'a hébergée et mise en rapport avec des Libyens qui ont pris en charge ses frais médicaux.
Des explications qui n’ont pas convaincu les enquêteurs. Pressée de questions, elle a fini par craquer et révéler avoir été en Lybie pour faire le djihad comme le lui avait conseillé son nouveau mari, Lamine Ndiaye. Allant plus loin, Aïda Sagna a révélé que c'est le nommé Ibrahima Ba (cité et condamné lors du procès Imam Ndao et Cie) qui avait payé son voyage. Elle confiait que le fils de son mari était en Libye et qu'elle s'est rendue là-bas avec Awa Sarr dont le mari s'y trouvait déjà. Elle ajoutait aussi que le nommé Daouda résidant à Lac Rose était aussi dans le convoi. Toujours lors de sa déposition devant les enquêteurs, elle avait confirmé avoir séjourné en Libye avec une dizaine d'autres Sénégalais, notamment Aïcha Diouf, Ndèye Sokhna Mbaye, Sidy Sarr, Ndèye Marième Ndiaye, Fatoumata Ba, Aïcha Ba, Penda Ndao etc. et qui étaient là-bas pour faire la Chahada comme elle. Sur son accoutrement, elle soutenait que le port du voile était obligatoire pour les femmes qui voulaient aller au paradis.
 
 
 
Sa vie a basculé quand elle a rencontré son nouveau mari Lamine Ndiaye
 
 
 
Les témoins entendus dans la procédure, à savoir son oncle, son fils et le directeur de l'école dans laquelle elle officiait, ont dit que la vie d’Aïda Sagna a basculé et elle s'est radicalisée lorsqu'elle a rencontré son nouveau mari, Lamine Ndiaye. Ils ont révélé qu'auparavant, elle ne portait que le voile et se pliait aux préceptes de l'islam. Ils ont affirmé que c'est son époux qui avait mis des idées djihadistes dans sa tête. Et mieux encore, il l'avait séparée de sa famille. Il s'y ajoute que son fils avait lors de son audition préliminaire soutenu que sa mère lui avait menti lui disant qu'elle était en Tunisie pour se soigner alors qu'elle se trouvait en réalité en Libye.
Après 3 ans de détention préventive, Aïda Sagna a fait face hier à la Chambre criminelle spéciale de Dakar. Mais, cette mère de 2 enfants (un garçon de 23 ans et une fille de 22 ans) est revenue sur toutes ses déclarations. Ainsi, lorsque le juge Maguette Diop l’a interrogée sur les raisons de son séjour en Libye, elle s'est accrochée comme à une bouée de sauvetage à sa prétendue opération de fibrome qu'elle devait subir là-bas.
  • Aïda Sagna : «C'est Mariama Baldé qui m'a mise en rapport avec le Libyen Youssoupha. Et c'est celui-ci qui a pris en charge mes frais médicaux. J'ai voyagé seule à bord d'un véhicule, laissant mon mari ici au Sénégal», dit-elle.
  • Le juge Maguette Diop : «où sont les documents qui montrent que vous étiez là-bas pour des soins médicaux et que vous avez subi une opération ?»
  • Aïda Sagna : «ils sont entre les mains des policiers». Et pourtant, l'enquête a révélé qu'elle a été expulsée et condamnée là-bas.
  • Le juge Maguette Diop : «Pourquoi on t'a arrêtée ?».
  • Aïda Sagna : «c'est parce que j'étais sur les lieux des bombardements à Sabratha en Libye».
  • Le juge Maguette Diop  «Mais, il s'agit des terroristes. Que fait votre mari, Lamine Ndiaye ? C'est lui qui vous a conseillé d'aller faire le djihad ?».
  • Aïda Sagna: «il détenait une boutique au Lac Rose. Il m'a demandé d'aller faire le djihad. J'ai une fois assisté au combat et c'est celui des bombardements de Sabratha. Je n'ai jamais vu de kalachnikov, ni de ceinture explosive. Je ne connais rien de tout cela. Je n'ai fait que 2 ou 3 mois en Libye si je me souviens bien».
 
S'agissant de la liste des Sénégalais qu'elle a cités devant les enquêteurs et avec qui elle a séjourné là-bas pour le djihad, elle a réfuté cela. Appelée à dire si elle connaissait les mots «djihad et Chahada», elle a répondu par la négative. Mais, elle avait au cours de l'instruction dit que c'était une obligation pour les musulmans de faire la Chahada. Et que c'était une obligation de contraindre par la force les non-croyants.
 
 
 
 
Le fils de l’accusé : «mon beau-père Lamine Ndiaye est le responsable de tous les problèmes que rencontre ma mère»
 
 
 
Son fils pape Ousmane Badiane, entendu à titre de témoin, a imputé à son beau-père Lamine Ndiaye tous les maux dont souffre sa pauvre mère. «Je la croyais quand elle m'a confié qu'elle allait voyager pour se faire soigner. J’ai rencontré mon beau-père Lamine Ndiaye une fois rencontré chez ma mère. Et j'avais un mauvais pressentiment en ce qui le concerne», dit-il d'emblée. «Il est le responsable de tous les problèmes que rencontre ma mère. Et si je l'avais en face de moi, j'allais lui régler son compte», menace-t-il. Avant que le magistrat ne lui signifie qu'on ne réglait pas les problèmes comme ça.
 
 
 
 
La représentante du procureure requiert 15 ans de réclusion criminelle

 
 
 
 
Faisant ses réquisitions, la représentante du procureure est convaincue que Aïda Sagna est coupable des crimes d'acte de terrorisme par association de malfaiteurs et d'association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste. Ainsi, elle a requis contre elle 15 ans de réclusion criminelle. «Son affiliation à une entreprise terroriste ne saurait être contestée. À cette époque-là, rien ne marchait en Libye, puisque qu'il y avait la guerre. Comment croire qu'elle était là-bas pour se soigner ? Rien dans la procédure n'indique qu'elle était là-bas pour poser des actes terroristes, mais pour apporter son aide aux forces djihadistes. Et ce n'est pas fortuit sa présence dans la ville de Sabratha. Car, celle-ci était un bastion de l'Etat islamique. Elle a participé à l'établissement d'une entente, elle a apporté son soutien aux entités djihadistes», a relevé la parquetière.
 
 
 
 
Me Assane Dioma Ndiaye : «Aïda Ndiaye est victime de la société et d'un homme»
 
 
Les avocats de l'accusée Mes Théophile Cayossi et Assane Dioma Ndiaye ont plaidé son acquittement pur et simple. «Lorsque je l'ai rencontrée pour la première fois, je ne pensais pas qu'il y aurait toutes ces charges retenues contre elle. Elle a été rapatriée de la Libye sans escorte. Vous n'avez aucun acte matériel dans ce dossier qui puisse vous pousser à demander 15 ans ! Elle est victime de la société et d'un homme. C'est la solidarité islamique qui l'a poussée à aller en Libye. Puisqu'elle avait entendu que tout était gratuit là-bas parce que Kadhafi avait soutenu que tout allait être payé par les ressources du pétrole. Et la preuve, elle a été soignée là-bas», a indiqué Me Ndiaye. Délibéré le 29 avril prochain.
 
Fatou D. DIONE
 
 
LES ECHOS


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