Depuis quelque temps, l’école sénégalaise traverse une crise indescriptible. Pourtant, des discussions sont entamées entre les acteurs notamment les syndicats d’enseignants en l’occurrence le G7 et l’Etat, mais il n’y a toujours pas d’accord. Le point d’achoppement semble être le cas des décisionnaires, leur reversement dans la fonction publique et, par ricochet, le Fonds national de retraite (Fnr) et la question de la retraite à 65 ans. Aujourd’hui, une rencontre devrait avoir lieu entre les parties. Même si elle ne participe pas aux discussions, l’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois) demande l’implication de Diomaye Faye et suggère des solutions pour une sortie de crise.
Une rencontre est prévue, aujourd’hui, entre le G7, regroupant des syndicats d’enseignants et l’Etat du Sénégal, afin de trouver des solutions pour une sortie de crise. La dernière réunion n’a pas eu une issue heureuse du fait que les deux parties se sont heurtées sur la question des décisionnaires, précisément leur reversement dans la fonction publique et par ricochet le Fonds national de retraite (Fnr) et la retraite à 65 ans. L’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois) ne participera pas à la rencontre. Tout de même, se sentant concernée, elle a voulu suggérer des solutions à la résolution du problème. Pour l’Ois, il est quasi impossible de gérer de façon efficiente la question des décisionnaires sans tenir compte de la prorogation de la retraite à 65 ans ; ces deux aspects sont indissociables. Pour l’Ois, «ces deux doléances sont concomitantes».
En sus, toujours selon l’Ois, il est impossible de concéder des pensions de retraite décentes et substantielles aux décisionnaires nouvellement fonctionnaires si on ne met pas le curseur sur le gap à combler entre leurs cotisations à l’Ipres et celles versées au Fnr. «Tant que ce gap n’est pas résorbé, il est illusoire de prétendre aux mêmes pensions que les fonctionnaires», soulignent-ils dans leur document. Les affidés à l’Ois estiment que c’est une nécessité que de résorber ce «gap lié au passage d’une caisse à une autre à l’aide de la prorogation de l’âge de la retraite à 65 ans obligatoire pour les ex-décisionnaires». «L’Ois invite le président de la République à s’impliquer pour une stabilité durable à l’école. Il importe de sortir des bricolages traditionnels, des pansements et autres formes de gestion des crises cycliques qui affectent notre école depuis plusieurs décennies. Il faut revaloriser la profession d’enseignant», concluent-ils enfin.
Alassane DRAME












