Représentant le gouvernement à l’Assemblée nationale pour les besoins de la ratification de la convention d’extradition avec la Gambie, hier, le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a profité de l'occasion pour éclairer la lanterne des députés sur beaucoup de points.
De sa communication, il ressort que Dakar, entend reprendre sa place dans le gotha des pays dynamiques et influents. Le projet de loi n°21/2025, autorisant la ratification de la convention d’extradition entre le Sénégal et la Gambie, selon lui, marque une étape cruciale dans la coopération sécuritaire transfrontalière. Pour Cheikh Niang, cette étape n'est que le début d'un vaste «toilettage» des textes bilatéraux avec les pays voisins, notamment la Guinée, afin d’harmoniser les relations juridiques et diplomatiques dans la sous-région.
Répondant à une question sur la crise qui secoue l'espace communautaire, le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso, Cheikh Niang dit déplorer les lacunes structurelles de l'organisation. «Il est bien vrai qu’il y a eu des problèmes d’ordre national [...], mais il y a une certaine gestion de la Cedeao qui a échoué», a-t-il affirmé devant les députés.
Pour le chef de la diplomatie sénégalaise, le constat est clair : l'institution doit se réinventer pour regagner sa crédibilité et maintenir l'unité du bloc ouest-africain. «C’est une chance pour le Sénégal de diriger la Cedeao, de dégager de nouvelles lignes de conduite», a conclu Cheikh Niang.
F. DIOP













