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PR CHEIKH OUMAR DIAGNE SUR LA SOUVERAINENTE ECONOMIQUE : « L’État peut mobiliser plus de 3000 milliards de F Cfa si … »




 
 
 
A l’occasion de la présentation du rapport produit par le Frapp sur les 80 ans de la présence des institutions de Bretton Woods, le professeur d’université Cheikh Oumar Diagne a profité de l’occasion pour se prononcer sur le rapport de la Cour des comptes. Il a invité les tenants du pouvoir à prendre leurs responsabilités dans leurs relations avec ces institutions.
 
Le professeur d’université Cheikh Oumar Diagne a été l’invité d’honneur qui devait faire un exposé sur « l'impact de 80 ans d'intervention de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international au Sénégal et en Afrique », du rapport présenté par le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp). L’enseignant à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar n’est pas allé par quatre chemins pour inviter les nouvelles autorités à revoir la collaboration du Sénégal avec les institutions de Bretton Woods que sont le Fmi et la Banque mondiale. « Les autorités doivent prendre leurs responsabilités avec les institutions financières internationales et renégocier les conditions d’exploitation des ressources nationales. Nous demandons à l’État de résister aux diktats du Fmi et de la Banque mondiale, de surveiller de près les hauts fonctionnaires qui gèrent nos finances et de récupérer l’argent détourné. Ce sont des mesures essentielles pour restaurer notre souveraineté économique », fulmine M. Diagne. Selon lui, « la véritable indépendance économique du Sénégal passe par une refonte complète de la gestion monétaire, une lutte acharnée contre la corruption et une mobilisation efficace des ressources nationales ».
Lors de son exposé, le professeur d’université n’a pas ménagé l’élite qu’il a pointé d’un doigt accusateur. A l’en croire, cette élite est responsable au premier chef de cette crise économique que traverse le Sénégal. « Il y a des détournements qui ont été opérés, sans oublier les commissions occultes tirées des marchés de l’armement et les exonérations fiscales accordées à de grandes entreprises étrangères. Ces entreprises ne paient pas leurs impôts, transfèrent leurs profits à l’étranger et bénéficient de la complicité d’hommes politiques. Cette hémorragie financière doit cesser si nous voulons un développement véritable. Si l’État récupérait les fonds volés et mettait fin aux pratiques de corruption dans les administrations financières, il pourrait mobiliser plus de 3000 milliards de F Cfa. Cela permettrait de financer les besoins du pays sans recourir aux prêts », analyse l’économiste.
L’expert financier s’est aussi prononcé sur la question de la dette. Contrairement aux inquiétudes notées depuis la publication du rapport de la Cour des comptes, l’universitaire se veut rassurant. « Tout le monde s’alarme sur la dette publique rapportée au Pib (Produit intérieur brut), mais c’est un indicateur biaisé. Ce serait plus pertinent de rapporter la dette aux recettes fiscales de l’État, car c’est à partir de ces recettes que la dette est remboursée. Or, le Pib représente l’ensemble des richesses produites sur un territoire, y compris par des acteurs privés qui ne contribuent pas directement au remboursement de la dette… », assure M. Diagne qui veut dire qu’il n’y a pas péril en la demeure.
Mais, d’ores et déjà, il est convaincu que la dette du Sénégal dépasse les 99% comme annoncé par le rapport de la Cour des comptes. « La dette réelle du Sénégal dépasse les chiffres officiels. La dette publique affichée ne prend pas en compte les engagements garantis par l’État, comme ceux des collectivités territoriales et des entreprises publiques. En réalité, la dette du Sénégal est bien supérieure aux 99% du Pib annoncés et va au-delà de 100%. Le Fmi (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale imposent un modèle économique coloniale qui empêche les pays africains d’atteindre une véritable autonomie financière. Ces institutions n’ont jamais aidé un pays à se développer. Elles agissent pour les intérêts du grand capital et utilisent des stratégies dépassées qui plongent nos économies dans une faillite permanente », démontre l’enseignant-chercheur.
Donnant son avis sur le franc Cfa, Cheikh Oumar Diagne estime que la dépendance coloniale doit prendre fin. Dans son exposé il a qualifié cette monnaie de système monétaire colonial et défend la thèse de la création d’une monnaie portée par les Etats. « Tant que nous resterons dans cette monnaie contrôlée par des puissances étrangères, nous ne pourrons pas régler les problèmes économiques du Sénégal. La création monétaire doit revenir à l’État et non aux banques privées, qui profitent d’un système injuste et préjudiciable pour la population… », conclut l’enseignant chercheur.
Baye Modou SARR
 
 
 
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