Amir Abo Mbacké est sorti blanc comme neige de l’affaire d’escroquerie présumée qui lui avait valu une inculpation suivie d’un placement sous mandat de dépôt en novembre 2024. En effet, hier, l’homme d’affaires a reçu comme une bouffée d’oxygène la décision de non-lieu rendue par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier. Amir Abo Mbacké a été accusé par Mame Diarra Tall de l’avoir grugé à hauteur de 100 millions et dans la même période, Pierre Goudiaby Atepa pointe un doigt accusateur sur lui, également pour une escroquerie présumée. Si le Parquet financier ne s’oppose pas, l’affaire sera envoyée aux oubliettes.
Une ordonnance de non-lieu, c’est ce qui est ressorti du dossier d’escroquerie présumée, impliquant Amir Abo Mbacké. Hier, en effet, le juge d’instruction du Pool judiciaire financier qui avait en charge le dossier a rendu sa décision, estimant n’avoir trouvé aucune charge suffisante pour envoyer l’affaire en jugement. Du coup, le patron de la société Stam Global Business est devenu tout blanc dans cette affaire qui avait fait grand bruit à l’époque. Si le Parquet financier ne s’oppose pas en interjetant appel de l’ordonnance, cela constituerait une page judiciaire tournée pour l’homme d’affaires. Pour ce qui le concerne, le magistrat instructeur estime qu’il n’y a pas lieu à poursuivre.
Pour rappel, en 2024, Amir Abo Mbacké a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool financier, à la suite d’une plainte de la dame Mame Diarra Tall. Commerçante de son état, la dame avait expliqué qu’elle détenait un bon du Trésor qu’elle peinait à encaisser à cause des tracasseries administratives. Selon la commerçante, Amir Abo s’est fait passer pour un ami à Ousmane Sonko, alors Premier ministre, et lui a fait croire donc qu’il a des facilités pour lui faire recouvrer les sous dans un bref délai. Il lui demande en compensation 100 millions de nos francs. Ferrée, elle ne s’est pas fait prier et a mis la main à la pochette ; de toute façon, ce qu’elle va encaisser vaut beaucoup plus que les 100 millions. Seulement, elle se rendra compte plus tard que l’homme d’affaires n’avait aucun lien avec le leader de Pastef.
S’estimant grugé, elle a vite fait d’ester en justice. Dans la procédure, Amir Abo, entendu, a nié s’être fait passer comme un ami à Ousmane Sonko, de l’autre côté, il a désintéressé la dame, lui retournant tout le montant. Par ailleurs, Pierre Goudiaby Atepa s’est signalé dans la procédure, soutenant que l’homme d’affaires lui a fait croire qu’il est un conseiller spécial du prince héritier saoudien Mouhamad Ben Salman et lui a demandé de faire un tableau pour ce dernier. Mais, il n’y a pas eu de remise. Suite aux dénégations de l’homme d’affaires et ayant désintéressé la commerçante, Abo Mbacké bénéficiera plus tard d’une liberté provisoire de la part de la Chambre d’accusation financière ; une décision qui sera confirmée par la Cour suprême à la suite d’un recours en cassation du Parquet général financier. Aujourd’hui, le bout tunnel s’offre à Amir Abo Mbacké.
Alassane DRAME












