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PORNOGRAPHIE INFANTILE ET DÉTOURNEMENT DE MINEURE : Les révélations terrifiantes de la mère de la fille de 16 ans, les 4 pères de famille risquent des peines fermes




 
 
 
 
 
Ils étaient 4 pères de famille à comparaître hier, jeudi 8 janvier 2026, devant le tribunal correctionnel de Dakar pour pornographie infantile et détournement de mineure de 16 ans, sans fraude, ni violences. Ces prévenus, qui sont sous contrôle judiciaire, risquent 2 ans de prison ferme, une amende de 1 million de F Cfa et le mandat de dépôt, suivant les réquisitions du procureur.
 
 
 
 
La salle d'audience du tribunal correctionnel de Dakar s'est transformée, jeudi dernier, en une scène de film obscène, au regard des aveux que Mb. Sall a livrés et dont les protagonistes sont quatre pères de famille qui sont poursuivis pour pornographie infantile et détournement de mineure, sans fraude, ni violences. C'est dans un état de détresse et avec des explications crues que cette enseignante au lycée Limamoulaye de Guédiawaye a raconté au public les assauts sexuels que subissaient sa fille mineure, O. K. Bousso. D'après elle, tout a commencé en 2017, période à laquelle sa fillette de 16 ans venait juste d'obtenir son Bfem. La maman de la fille raconte à la barre avoir acheté un téléphone portable à sa fille quand elle a obtenu son Bfem.
Peut-être par curiosité, O. K. Bousso a alors adhéré à un site de rencontres dénommée "jeu contacts" avec un faux âge de 21 ans. C'est là dit-elle qu'elle a été contactée par Cheikh I. Dieng, A. Kaïré, Paul L. Dasylva et Cheikh T. Seck. Tous, des pères de famille mariés. Ces derniers, vers 2h voire 3h du matin, par appel vidéo, demandaient à sa fille de se déshabiller toute nue. "Ils ont photographié ses seins, son sexe. Ils l’exhortaient à se retourner. Ils l’ont même flattée en lui disant qu'elle avait de belles fesses. Ils lui demandaient d'écarter les jambes et de se doigter. Elle arrêtait lorsque leur libido était satisfaite. J'ai vu les vidéos et photos obscènes que ma fille tournait dans ma chambre à coucher. Son visage ainsi que tout son corps était apparents. J'ai découvert ses conversations avec les prévenus, des photos et vidéos d'elle nue dans son portable. J'ai vu le nombre de rapports qu'ils ont eu avec ma fille. Quand j’ai porté plainte, la Cybercriminalité m'a renvoyée vers les médecins pour qu’elle soit consultée. C'est là que les blouses blanches de l'hôpital militaire de Ouakam m'ont confié qu'elle a eu des rapports sexuels anales ce qui lui a causé déchirures qui se sont mal cicatrisées", a expliqué à la barre la dame qui n’en revenait pas de ce que ces derniers ont fait et fait faire à sa fille.
Mbossé Sall de révéler que sa fille traînait comme séquelles, à cause de cette histoire, des "troubles psychiques".
 
 
Les déclarations terrifiantes des prévenus
 
 
Premier à être entendu, Cheikh I. Dieng, 53 ans, a indiqué que lorsqu'il a rencontré la mineure sur cette plateforme digitale, ils ont élargi leur connaissance sur Facebook. Tout de même, il a reconnu avoir reçu des images obscènes de la fille. "Je l'ai trouvée à son lycée pour la première fois que je l'ai rencontrée. C'est elle qui, à deux reprises, m'a envoyé de son propre chef ses photos et vidéos pornographiques", a-t-il déclaré. S'agissant des rapports sexuels, le prévenu les a contestés à la barre. Et pourtant, ce n'est pas ce que l'enquête a révélé. En effet, Cheikh Ibrahima Dieng, au cours de son audition devant le juge d'instruction et les éléments de la cybercriminalité, avait reconnu avoir eu des rapports sexuels à quatre reprises avec la mineure O.K. Bousso qu'il a connue en 2016. Quand il aété confronté à ses déclarations, il a nié en révélant au tribunal avoir été contraint à signer le procès-verbal d'enquête. Par suite de cette réponse, le procureur lui assène : "vous êtes des criminels. On devait tous vous poursuivre pour viol. Heureusement pour vous que cette loi est intervenue après les faits".
A. Kaïré, lui, a confié que c’est la fille qui lui a rendu visite chez lui à Sicap Mbao. "C'est elle qui m'envoyait des photos d'elle nue. J'ai juste flirté avec elle une seule fois et c'est à cette occasion que j'ai introduit mon doigt dans son sexe. C'était au 2e jour où nous sommes vus", a-t-il indiqué en assurant que la victime était majeure.
Pour ce qui est de Paul L. Dasylva, il a persisté sur le fait d'avoir connu la fille sur Facebook en janvier 2017 à la suite d’une invitation qu'elle lui a envoyée. "On s'est vu pour la première fois en février 2017 vers le terminus Liberté 5. Et c'est elle-même qui m'a suggéré d'aller dans un endroit plus calme puisqu'il y avait du monde là-bas. Je l'ai conduite chez un ami où on a eu des relations sexuelles pour la première fois. J'ignorais qu'elle était mineure puisqu'elle m'avait confié être née en janvier 1999. Elle ne m'a jamais envoyé d'images obscènes. On a couché ensemble 3 ou 4 fois. Tous les rapports sexuels entre elle et moi ont eu lieu chez mon ami. Je n'ai jamais vu ces photos nues. J'ai ici avec moi toutes les captures de nos messages qu'on s'est envoyés". Cheikh T. Seck pour sa part, a affirmé avoir fait la connaissance de la victime en fin 2017 sur le même site de rencontres où ils échangeaient des messages à connotation sexuelle. "Quand on s'est vu en 2018, rien ne s'est passé. On s'était juste limité à discuter. Elle m'a envoyé des photos obscènes que j'ai regardées puis effacées", a-t-il déclaré. Mais, l'enquête a démontré que devant le juge d'instruction, il avait dit l'avoir invitée à trois reprises à la plage de Anse Bernard.
 
La partie civile réclame 50 millions
 
 
L'avocat de la partie civile, en l'absence de la victime, a indiqué avoir été "traversé par le dégoût" lorsqu'il a lu ce dossier, puisqu'il s'agit de "gens qui ont constitué une sorte d'association de malfaiteurs et qui ont abusé sexuellement d'une jeune fille à l'époque très frêle". Le conseil qui a réclamé 50 millions de dommages et intérêts pour sa cliente, a révélé que les prévenus ont eu un "comportement sexuel déviant à l'endroit de la mineure". La robe noire a demandé au tribunal d'ordonner la suppression des images obscènes de la victime qui sont en possession des prévenus.
 
Le procureur frappe fort
 
 
Le procureur, de son côté, a relevé que ces pères de famille sont tous coupables de ces infractions qui leur sont reprochés. Précisant que ces derniers ont échappé belle à la criminalisation de la pédophilie, le parquet a requis contre chacun la peine de prison ferme de 2 ans assortie d'une amende de 1 million de F Cfa. Il a aussi ordonné au tribunal de décerner le mandat de dépôt contre tous ces prévenus qui sont sous contrôle judiciaire.
La défense, constituée de 4 avocats, a plaidé le renvoi des fins de la poursuite des prévenus sans peine, ni dépens. "C'est sa fille qui est allée à la rencontre de ces hommes en utilisant des subterfuges pour pouvoir accéder à ce site. Il n'y a pas de difficultés mentales puisqu'il n'y a jamais su d'expertise médicale. On a fait de cette affaire un scandale public alors qu'il n'y avait rien du tout. Elle est allée à la pêche des hommes en se déguisant en femme, en déclarant un âge qui n'était pas le sien", a confié Me Martin Diatta, avocat de Louis Dasylva. Le conseil de Dieng, Me Ibrahima Mbengue, d'ajouter : "la jurisprudence de la Cour suprême dit que la fille, à 16 ans, peut se donner. Même la pédophilie s'arrête à 16 ans. Il n'y a pas violence. Elle s'est donnée elle-même. C'est le problème de l'âge qui se pose ici et non celui des faits et des actes". Délibéré au 22 janvier 2026.
 
 
Fatou D. DIONE
 
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