Alors que la polémique autour de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue d’agiter le football continental, la Fifa aurait officiellement clarifié sa position. L’instance mondiale refuse toute sanction contre le Sénégal et se désengage du contentieux, laissant la Confédération africaine de football seule juge d’un dossier aussi explosif que symbolique.
La finale de la Can 2025, remportée par le Sénégal (1-0), a basculé dans la controverse dans les dernières minutes du match. Un penalty jugé litigieux a provoqué une vive contestation sénégalaise, suivie du retrait momentané des Lions de la Teranga vers les vestiaires.
Gianni Infantino, président de la Fifa, a condamné fermement ces comportements, rappelant que l’abandon de terrain et les violences sont contraires aux valeurs du football, tout en précisant que les sanctions éventuelles resteraient strictement continentales.
Dans une correspondance officielle adressée aux parties concernées, selon des sources concordantes, la Fifa a indiqué ne disposer d’aucune base juridique lui permettant de sanctionner la Fédération sénégalaise de football. Une prise de position nette qui met fin aux rumeurs d’éventuelles mesures internationales contre le Sénégal.
Ce désengagement signifie clairement que : aucune sanction Fifa ne sera appliquée ; la participation du Sénégal à la prochaine Coupe du monde n’est nullement menacée ; le dossier relève exclusivement de la compétence de la Caf.
La réunion décisive de la Caf
La Commission de discipline de la Caf s’est réunie ce mardi 27 janvier 2026 pour examiner les incidents de cette finale sous haute tension. Initialement prévue plus tôt, la séance avait été reportée à la demande de la Fédération sénégalaise, désireuse de préparer plus solidement sa défense.
La commission s’appuie sur trois documents clés : le rapport de l’arbitre central ; celui du délégué du match ; les rapports des responsables de la sécurité.
Côté Sénégal : des sanctions limitées envisagées
Les éléments à charge concernant le Sénégal portent principalement sur les réactions collectives à des décisions arbitrales contestées. Les sanctions envisagées restent mesurées : amendes financières ; éventuel huis clos partiel ; poursuite disciplinaire ciblée contre le sélectionneur.
Aucune information ne laisse entrevoir une sanction sportive lourde ou une remise en cause du parcours des Lions de la Teranga.
Côté Maroc : une instruction plus lourde
Le dossier concernant la Fédération marocaine apparaît plus dense. Les rapports transmis à la Caf évoquent : des manquements graves dans la gestion de la sécurité ; l’usage de lasers et jets d’objets depuis les tribunes ; des incidents impliquant stadiers, ramasseurs de balles et joueurs ; des comportements jugés provocateurs ou intimidants ; le rôle et l’attitude du sélectionneur Walid Regragui.
Ces éléments exposent la Frmf à des sanctions potentiellement plus sévères, allant d’amendes importantes à des suspensions de stade ou de responsables.













